Luc Barney

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Luc Barney
Nom de naissance Albert Edmond Van Hecke
Naissance
Roubaix
Décès (à 75 ans)
Activité principale Chanteur, acteur Drapeau de la France
Genre musical opérette et cinéma
Années actives 1946 - 1989

Luc Barney, de son vrai nom Albert Edmond Van Hecke, né le à Roubaix et mort le à Clichy-la-Garenne, est un chanteur d'opérette et un comédien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le Club des Cinq[modifier | modifier le code]

Barney chante d’abord, durant les années 1946-47, au Club des Cinq, où il rencontre Édith Piaf. Il fit ainsi partie de la bande des « Hommes de Piaf », qui réunissait rue de Berri, les Compagnons de la chanson et Yves Montand[1]. Il eut l’occasion de vivre une idylle avec la chanteuse, mais assez brève car la Môme s’enticha bientôt de Jean-Louis Jaubert.

L’Auberge du Cheval-Blanc[modifier | modifier le code]

Luc Barney joua, dans toutes les opérettes du répertoire d’après-guerre, principalement des rôles secondaires, souvent fantaisistes (il excellait dans les accents) aux côtés des vedettes (Georges Guétary, Luis Mariano, Fernandel, Marcel Merkès…). Pourtant c’est avec le personnage de Léopold, un rôle protagoniste de L’Auberge du Cheval-Blanc, en 1949, au Théâtre du Châtelet, avec Lysiane Rey qu’il se fit connaître. Il devait par la suite jouer et chanter sur toutes les scènes de province son opérette fétiche (plus de mille deux cents fois), qu’il jouait encore peu de temps avant sa disparition (mais l’âge venant, il avait pris le rôle du Marseillais Bistagne). Il enregistrera cette œuvre en 1954, avec Colette Riedinger et Fernand Sardou à la suite du succès de la reprise en décembre l’année précédente au Châtelet. Puis, en 1959, nouvel enregistrement au côté de Lysiane Rey, sa partenaire habituelle, devenue son épouse en 1953 (en secondes noces, après son premier mari Albert Préjean). Beaucoup plus tard, en 1974, un autre disque (33T) chez Barclay avec Éliane Varon, sa seconde épouse, une autre artiste omniprésente dans l’opérette, à cette époque.

Discographie[modifier | modifier le code]

On retrouve son talent, au disque, dans nombre de compilations consacrées aux opérettes mais aussi dans des albums de chansons militaires (Le Chant des partisans ; Quand Madelon...…) et de romances où sa voix charmeuse de baryton léger faisait merveille : J’ai un peu trop bu ; Les Beaux Dimanches de printemps ; L’Amour au passé défini

En 1946, il avait remporté le concours du grand prix du disque de l’ABC.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacqueline Strahm : Montmartre, beaux jours … et belles nuits (éditions Cheminements, 2001)
  • Régine Reyne : L’œil en coulisses, mes années de music-halls à Paris 1943-1953 (éditions L’Harmattan, 2008)
  • Robert Belleret : Piaf, un mythe français (Fayard, 2013)
  • Pierre Duclos & Georges Martin : Piaf (éditions du Seuil, 1993)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Belleret : Piaf, un mythe français