Luc-en-Diois

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Luc-en-Diois
Mairie.
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Canton Le Diois
Intercommunalité Communauté de communes du Diois
Maire
Mandat
Jacques dit Quiqui Sauvan
2014-2020
Code postal 26310
Code commune 26167
Démographie
Population
municipale
416 hab. (2013)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 36′ 56″ Nord 5° 27′ 12″ Est / 44.6155555556, 5.45333333333
Altitude Min. 501 m – Max. 1 245 m
Superficie 23,49 km2
Localisation

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Luc-en-Diois

Luc-en-Diois est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Luc-en-Diois était chef-lieu du canton. À la suite du redécoupage des cantons du département, la commune fait désormais partie du canton du Diois[1].

La commune est située à 84 km au sud-est de Valence, à 53 km à l'est de Crest et à 18 km au sud de Die. Elle est traversée par la route départementale 93 (axe de Valence à Gap) et possède une gare sur la ligne de Livron à Aspres-sur-Buëch.

Les communes les plus proches sont Montlaur-en-Diois, Poyols et Menglon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom moderne de "Luc" remonte à l'antiquité Gallo-Romaine, où cette bourgade s'appelait "Lucus Augusti" (Bois sacré d'Auguste), et était une des deux capitales des Voconces.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom latin de Luc, Lucus, évoque un bois sacré d'époque gauloise. Peut-être est-ce là l'origine de cette capitale romaine installée dans le courant du Ier siècle av. J.-C. au pied des montagnes du Diois. Elle partage avec Vaison-la-Romaine ce statut de chef-lieu de cité des Voconces, important peuple gaulois romanisé[2].

Une érosion importante a profondément enfoui les vestiges de cette ville antique, que l'on devine monumentaux : les restes d'un grand temple, construit sur le même modèle que le temple d'Auguste et de Livie de Vienne, un bras de statue monumentale (plus de 4 m de haut) et de nombreuses inscriptions sont visibles au musée de Die et du Diois.

Pour des raisons inconnues, la capitale des Voconces est transférée vers Die au début du IIe siècle. Peu à peu, la ville va se dépeupler pour n'être plus qu'une mansio, station de bord de voie romaine, au début du IVe siècle. Un fortin est cependant installé à la même époque au sommet du pic de Luc[3], afin de surveiller la voie qui a acquis une importance stratégique depuis que les armées romaines combattent sur le Rhin : la voie de la Drôme, entre Durance et Rhône, est la plus praticable en hiver pour relier Milan à Cologne.

Petite bourgade rurale, Luc ne fera guère parler d'elle jusqu'au XVe siècle.

Claps de Luc, lihtographie de Alexandre Debelle (1805‪-‬1897).

En 1442, une partie du "Pic de Luc", la montagne dominant le village, se détacha du flanc opposé au village et se brisa en blocs énormes, barrant la Drôme en amont de l'agglomération. L'amas rocheux reçut le nom de Claps[4]. Ainsi se formèrent deux lacs, l'un - le Grand Lac (5 km de long environ, 300 hectares de surface) - en amont de la montagne, et l'autre au pied du Pic de Luc, le Petit Lac (6 hectares). L’assèchement du "Grand Lac" par le percement du "saut de la Drôme, commencé avant la Révolution et continué après, provoqua divers procès entre les habitants et les Chartreux propriétaires des terres. En effet, les habitants utilisaient les atterrissements (zones du lac naturellement comblées par la Drôme) comme pâturages et pour s'approvisionner en saules et broussailles[5].



Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Helier Reynaud    
mars 2001 2014 Raymond Parent DVD  
2014 en cours
(au 31 octobre 2014)
Jacques Sauvan[6] SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune de Luc-en-Diois comptait 416 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres chiffres sont des estimations.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
468 483 503 547 697 745 800 906 922
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 026 1 046 1 005 909 932 1 042 1 141 1 124 1 015
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
920 869 785 705 716 712 679 673 577
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
545 518 452 450 478 490 532 533 422
2013 - - - - - - - -
416 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Luc-en-Diois a été victime de l'exode rural.

Économie[modifier | modifier le code]

Viaduc du Claps.
  • agriculture : céréales, noyers, vignes
  • tourisme : promenade au Claps, parapente,...

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Georges Saint-Bonnet, né en 1899 dans une famille protestante de la Drôme, mort en 1963 et enterré à Luc-en-Diois.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 2014-191 du 20 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Drôme
  2. Pline l'Ancien, Histoires naturelles, livre III, V, 6
  3. J. Planchon, Y. Teyssonneyre, « Deux exemples de fortifications romaines dans les Alpes occidentales », Dialogues d'Histoire Ancienne, no 37/1, 2011, p. 61-91.
  4. Terme occitan clap ou clapas, "bloc de rocher". La même origine se retrouve dans le mot provençal "clapier" : Amoncellement de débris rocheux au pied d'une paroi; éboulis, tas de pierres.
  5. Roger Pierre, « Libertés et contraintes des communautés villageoises dans les pays de la Drôme à la veille de la Révolution », Études drômoises, no 64, mars 1985, p. 20.
  6. Luc-en-Diois sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 31 octobre 2014).
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  9. voir site personnel sur le Claps
  10. Via ferrata « le Claps » - Récits de passionnés (Impressions, conseils, topo et photos)