Love Canal

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43° 04′ 49″ N 78° 56′ 56″ O / 43.08028, -78.94889

Manifestation à Love Canal en 1978

Love Canal est une banlieue de Niagara Falls dans l'État de New York, qui est devenue célèbre à la fin des années 1970 à la suite de la découverte de décharges toxiques passées sous silence par les industriels concernés. Le site comportait 22 000 tonnes de produits toxiques rejetés par la société Hooker Chemical Company (en), acquise plus tard par Occidental Petroleum[1],[2].

Image satellite du "Love Canal", le rectangle vert pâle au milieu, marqué par un "A".

Le nom de « Love Canal » vient de l'entrepreneur local William Love, qui fit construire un canal au début des années 1890, projet qui ne fut pas mené à son terme, mais laissa un fossé de 1 000 m de long. Le terrain fut racheté en 1941 par la compagnie Hooker Chemical.

Il a été utilisé pendant des dizaines d'années en tant que décharge pour l'enfouissement de déchets industriels banals mais aussi dangereux, dont 22 000 tonnes de produits toxiques. Cette décharge était à proximité de l'usine Hooker Chemical. Après sa fermeture en 1953, des lotissements et une école ont été construits. Les habitants ont constaté l'infiltration de produits chimiques dans le sous-sol[3], à la suite de plaintes d'odeurs et de rejets pollués. Les lixiviats de la décharge étaient en train de remonter à la surface de la nappe phréatique. Cette crise environnementale et sanitaire a conduit à l'évacuation de 950 familles. Le scandale a été révélé par un journal local en 1976, et le site a été évacué en 1978. Depuis Love Canal est devenue une zone interdite. Le site est actuellement entouré de fils barbelés à 2,4 m de hauteur. Les 28 hectares de site ont été réhabilités après 20 ans d'études et travaux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Michael H. Brown, « Love Canal and the Poisoning of America », The Atlantic,‎ (lire en ligne)
  2. Eric Zuesse, « Love Canal: The Truth Seeps Out », Reason Magazine,‎ (lire en ligne)
  3. Pierre Desrochers, « Love Canal, un autre fiasco politique », Le Québécois libre

Liens externes[modifier | modifier le code]