Louzignac

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Louzignac
Louzignac
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saint-Jean-d'Angély
Intercommunalité Vals de Saintonge Communauté
Maire
Mandat
Daniel Dardillat
2020-2026
Code postal 17160
Code commune 17212
Démographie
Gentilé Louzignacais
Population
municipale
163 hab. (2018 en augmentation de 4,49 % par rapport à 2013)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 12″ nord, 0° 14′ 11″ ouest
Altitude Min. 49 m
Max. 80 m
Superficie 6,13 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Matha
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Louzignac
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Louzignac

Louzignac est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Louzignacais et les Louzignacaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Louzignac est située sur la route royale de Périgueux à La Rochelle par Angoulême, qui est devenue route nationale 139, puis D.939 vers 1976.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Louzignac[2]
Haimps
Sonnac Louzignac[2] Siecq
Brie-sous-Matha Ballans

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Rouzille prend sa source à la fontaine Saint–Marsault, longe la commune, à deux pas de l’église, ne coule que quelques mois dans l’année, puis se jette dans la Soloire, qui rejoint la Charente.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Louzignac est une commune rurale[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68 %), cultures permanentes (16,2 %), zones agricoles hétérogènes (11,3 %), zones urbanisées (4,5 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Louzignac viendrait du nom d'un notable romain Lausenna ou Lausius, avec le suffixe -ac.

Hameau de Pougemin : du latin podium : hauteur, minus : petit.

Cornefou, autrefois Cornefol, évoque un lieu où le vent souffle (corne) fort[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'état des paroisses de 1686 nous précise que la paroisse de Louzignac a pour seigneur en partie monsieur de Pons, comporte 46 feux et produit du vin[9].

Un château, en bordure de Louzignac, appartenait au seigneur de Cornefou, jusqu'en 1725. Il fut démoli en 1850 et il était situé sur le hameau appelé autrefois Cornefol.

Autrefois Cornefol était une seigneurie qui appartint successivement, du XIIe au XVe siècle, aux familles Bouchard, de Saint-Gelais, et de Luxembourg. Le château, vraisemblablement édifié au XVe siècle fut racheté par la famille Sureau de Saint-Jean-d'Angély en 1714. Il menaçait déjà de tomber en ruine et elle ne l'habitait pas.

Au XVIIIe siècle, les derniers vestiges furent détruits, il n’en demeure que les restes de murs épais et le souvenir d’un grand puits. La légende voulait que le seigneur des lieux utilisât un cor pour rameuter au château, en cas de danger, les paysans travaillant dans les champs alentour.

Dans l'aveu et dénombrement rendu par Denis, écuyer, seigneur de Massac, au seigneur de Thors, en 1458, on relève : « une fragnée jouxte le cheneveau qui meheut du seigneur de Cornefol »[réf. nécessaire].

Les porches et les belles maisons en pierre prouvent l’importance et la renommée du vignoble de Louzignac, qui, avec celui de la Pinelle, ont été la raison du choix, sur quatre proposés, du tracé de la ligne CFD Angoulême - Matha, à écartement métrique, desservant Rouillac, Louzignac, Matha, puis allant à Saint-Jean-d'Angély, le .

En effet, la population viticole, sur un faible kilométrage des villages de Brie, Sonnac, Louzignac, la Pinelle, la Coudre, était supérieure à celle de Beauvais-sur-Matha.

La voie ferrée (longue sur la commune de 3,042 km) a été déclassée par décret du et vendue à la commune pour 105 000 francs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Christian Renoux    
2014
(réélu en mai 2020[10])
En cours Daniel Dardillat DVG Employé
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2018, la commune comptait 163 habitants[Note 2], en augmentation de 4,49 % par rapport à 2013 (Charente-Maritime : +2,13 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
266291306341361412413412408
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
406410377370367355326282269
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
257262268222232234231220210
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
196196171158166149155161161
2018 - - - - - - - -
163--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Cultures : vignes (région des fins bois), céréales, tournesol, chênes truffiers, lin, etc.
  • Plantation de peupliers dans la vallée de la Rouzille.
  • Activité : contrôle automobile, coopérative agricole, plomberie, entreprise de travaux publics, paysagiste, gîtes ruraux.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martial, de style roman, a été construite aux XIe et XIIe siècles.

Avant le XIe siècle, elle était en bois.

Au XIe siècle, les murs sont construits en pierre dite des Charentes mais la toiture reste en bois, jusqu'à ce qu’on découvre la taille et l’assemblage des pierres afin de bâtir les voûtes d’ogive. Pour maintenir les murs de 80 cm supportant les trois voûtes, on construit des contreforts[réf. nécessaire].

À l’époque de la guerre de Cent Ans (entre 1337 et 1453), au moment des invasions venant du nord et de l’est, on fortifie en les surélevant, tous les murs et la tour de guet : ce qui en plus offrait un refuge pour les villageois entre les voûtes et la toiture : on y accède par un escalier à vis aux 39 marches usées.

Le cimetière se trouvait près de l'église jusqu’en 1883.

message galerie L'église Saint-Martial

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Près d'une vingtaine de beaux porches centenaires (1811-1849) existent encore, d'autres ont disparu au moment de l’apparition des machines agricoles qu'il fallait faire entrer dans les cours. Louzignac est une des communes qui compte le plus de porches pour la superficie construite.

Plusieurs maisons sont remarquables par divers détails : façade, portes charentaises, passages intérieurs, piliers ronds, courbes d'angle de maison, génoise, style balnéaire, etc.

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. Histoire passion
  10. « Les maires installés en pays de Matha », Sud Ouest édition Dordogne/Lot-et-Garonne, , p. 23.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.