Aller au contenu

Louvre des antiquaires

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Le Louvre des antiquaires[1] est un ancien centre commercial spécialisé, regroupant dans son vaste bâtiment de style Second Empire, datant de , dans le quartier du Palais-Royal du 1er arrondissement de Paris, des commerces d'antiquités jusqu'en , puis la Fondation Cartier pour l'art contemporain.

Localisation

[modifier | modifier le code]

Le plan de l'édifice est quadrilatéral : sa façade nord-ouest jouxte la place du Palais-Royal, celle du nord-est la rue Saint-Honoré, celle du sud-est la rue de Marengo et celle du sud-ouest la rue de Rivoli où elle fait face sur une grande partie de sa longueur au palais du Louvre, situé sur l'autre trottoir de cette artère et abritant le musée du Louvre.

Des issues du Louvre des antiquaires existent vers ces quatre voies, mais l'entrée principale est celle du 2, place du Palais-Royal, qui est l'adresse officielle.

Il est installé dans des locaux réaménagés des ex-Grands Magasins du Louvre fermés en , sur 10 000 m2 répartis sur trois niveaux, au sous-sol, au rez-de-chaussée et au premier (les étages supérieurs du bâtiment étant aménagés en bureaux pour des entreprises).

Inauguré en , le Louvre des antiquaires est à l'époque, en importance, le premier centre d'antiquités couvert français, mais concurrencé cependant, entre autres, dans Paris même, par d'autres lieux ; par exemple : le Carré Rive gauche dans le nord du quartier Saint-Thomas-d'Aquin du 7e arrondissement, le Village suisse dans le quartier de Grenelle du 15e arrondissement ou les abords de l'hôtel des ventes de Drouot dans le quartier du Faubourg-Montmartre du 9e arrondissement. Le centre majeur de ce secteur d'activité en France restant cependant, de loin, le marché aux puces de Saint-Ouen, limitrophe de la capitale, malgré son implantation extra-muros dans un environnement bien moins élégant que celui du Louvre des antiquaires.

Au niveau du rez-de-chaussée, la façade sur la place du Palais-Royal et celle sur la rue de Rivoli sont aménagées en arcades, en harmonie avec les autres bâtiments de cette partie de la rue de Rivoli.

Au temps de la plus grande activité du centre, deux cent cinquante locaux commerciaux accueillant des antiquaires proposent des objets anciens de haut de gamme venues de l'Orient et de l'Occident, depuis la haute Antiquité jusqu'aux années 1980. Des marchands y officient leurs services de vente — achat d'objets d'art, d'antiquités, de pendules, de bijouterie — joaillerie et de tableaux anciens. Le site web officiel est également disponible pour découvrir les objets du Louvre des antiquaires, avec la possibilité de réserver un objet mais également de faire estimer ses propres objets d'art.

Pendant des années, des expositions thématiques temporaires en rapport avec le monde des antiquités ont été également régulièrement organisées dans des locaux du centre dévolus à cet usage.

Les étages supérieurs sont aménagés en bureaux, principalement occupés, en , par Fast Retailing, le Groupement des cartes bancaires, Hugo Boss, l'IEDOM, Proparco et Swiss Life Asset Managers[2].

La Société foncière lyonnaise, propriétaire du bâtiment depuis et bailleur, expulse les locataires antiquaires afin de transformer le site en un centre commercial consacré à la mode. Ainsi, en , il ne reste plus que neuf marchands[3] et, en , qu'un seul (une bijouterie)[4]. Mais l'ouverture du nouveau centre commercial, un temps prévue en , est reportée à [5], puis abandonnée.

En , la Fondation Cartier projette de s'installer aux niveaux jadis occupés par les marchands à partir de  : sur 6 000 m2 sera présentée la collection permanente de cette fondation, jusque là sise 261, boulevard Raspail dans le 14e arrondissement[6],[7],[8]. Cette reconfiguration prend forme dans un contexte où le quartier connaît un renouvellement architectural et muséal conséquent (Canopée des Halles, Bourse de commerce-Collection Pinault, poste centrale du Louvre, La Samaritaineetc.)[9]. L'édifice est fermé au public à partir d' pour être rénové afin d'accueillir la Fondation Cartier (sous-sol, rez-de-chaussée et premier étage formant entresol), ainsi que des bureaux (étages supérieurs)[10]. La Fondation Cartier y ouvre ses portes le , le bâtiment ayant été réaménagé par Jean Nouvel[11].

Expositions

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. On peut aussi écrire : Le Louvre des antiquaires. Selon les pages, le site officiel inclut ou exclut l'article « le » du nom du centre. Il est présent sur la façade du bâtiment et le logo.
  2. « Louvre Saint-Honoré », présentation de l'actif, sur fonciere-lyonnaise.com.
  3. Céline Carez, « Le Louvre des antiquaires agonise ! », Le Parisien, (consulté le ).
  4. (en-US) « The Parisian Ghost Mall Next to the Louvre », sur Messy Nessy Chic, (consulté le ).
  5. Vincent Lepercq, « Commerces à Paris : les spots de demain », Les Échos, (version du sur Internet Archive).
  6. Guy Boyer, « La Fondation Cartier va s'installer au Louvre des Antiquaires en  », Connaissance des arts, .
  7. Éric Le Mitouard, « La Fondation Cartier prend une option sur le Louvre des Antiquaires », Le Parisien, .
  8. Éric Le Mitouard, « Paris : elle fait de la résistance au Louvre des Antiquaires », Le Parisien, .
  9. Béatrice de Rochebouët, « Une architecture entre passé et avenir », Le Figaro et vous, Le Figaro, 26-27 juin 2021, p. 31.
  10. Simon Louvet, « Pourquoi un nouveau bâtiment est installé face au Louvre, à Paris », sur Actu.fr, (consulté le ).
  11. Isabelle Regnier, « La nouvelle Fondation Cartier à Paris, un îlot de prestige et de puissance imaginé par Jean Nouvel », Le Monde, (consulté le ).

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]