Loulay

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Loulay
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saint-Jean-d'Angély
Canton Saint-Jean-d'Angély
Intercommunalité Communauté de communes des Vals de Saintonge
Maire
Mandat
Maurice Perrier
2014-2020
Code postal 17330
Code commune 17211
Démographie
Gentilé Loulaysien
Population
municipale
804 hab. (2014)
Densité 110 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 02′ 52″ nord, 0° 30′ 40″ ouest
Altitude Min. 41 m – Max. 92 m
Superficie 7,3 km2
Localisation

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Loulay
Liens
Site web www.mairie-loulay

Loulay est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Loulaysiens et Loulaysiennes[1].

Jusqu'en 2015, Loulay avait la particularité d'être le chef-lieu de canton le moins peuplé du département de Charente-Maritime et il était avec Archiac l'un des deux chefs-lieux de canton du département à compter moins de 1 000 habitants. Depuis les élections départementales de 2015, la commune appartient au canton de Saint-Jean-d'Angély.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le bourg rural de Loulay s’est développé sur un coteau de 55 mètres d’altitude où la Trézence prend sa source.

Le bourg est situé au nord de la région géographique de la Basse Saintonge (ou Vals de Saintonge) dont Saint-Jean-d'Angély est le centre urbain principal.

Traversé par des axes de communication très fréquentés (route et voie ferrée), Loulay est avant tout un centre rural pourvu en services à la fois administratifs (chef-lieu de canton, siège administratif d’une communauté de communes) et commerciaux (foires et marchés) que prolonge une activité industrielle notable avec une usine de transformation du bois devenue incontournable pour la commune.

Localisation[modifier | modifier le code]

Position de Loulay en Charente-Maritime.
Loulay
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Position de Loulay en Charente-Maritime.

Loulay se trouve à 12 km au nord de Saint-Jean-d'Angély, à 35 km au sud de Niort et à 56 km à l'est de La Rochelle. Le village est situé à 440 km de Paris et est desservi par une voie ferrée qui la relie aux villes de Niort et Saintes.

Le bois d'Essouvert entoure Loulay du côté sud vers Saint-Jean-d'Angély, du côté nord, la forêt de Chizé y est présente.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Loulay[2]
Vergné
Lozay Loulay[2] La Jarrie-Audouin
Saint-Denis-du-Pin Antezant-la-Chapelle

Toutes ces communes appartiennent depuis 2015 au canton de Saint-Jean-d'Angély.

Desserte[modifier | modifier le code]

La halte voyageurs SNCF, avec l'ancien bâtiment voyageurs.

La commune est traversée par la RD 150 (anciennement RN 150 et RN 138).

Son accès est possible au nord par la sortie sortie 33 Niort-Sud et au sud par la sortie sortie 34 Saint-Jean-d'Angély de l'autoroute A10.

La gare de Loulay est devenue une simple halte voyageurs desservie par des trains TER Poitou-Charentes sur la relation Niort-Royan (ou Saintes)[3]. Son ancien bâtiment voyageurs est toujours présent au bord de la ligne de Chartres à Bordeaux-Saint-Jean[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Trézence prend sa source à Loulay, sur un coteau, à 55 mètres d'altitude et traverse la commune du sud au nord. Pendant son parcours dans la commune, elle a l'aspect d'un modeste ruisseau dont la particularité est de ne jamais tarir, même dans les périodes de grande sécheresse.

La Trézence est un affluent de la Boutonne qu'elle rejoint sur sa rive droite, en amont de Tonnay-Boutonne, après avoir arrosé une dizaine de communes, situées en partie dans le canton de Loulay et dans celui de Tonnay-Boutonne. C'est le plus long affluent de rive droite de la Boutonne avec un cours de près de 28 km de longueur[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme un grand nombre de villages de la France, Loulay est d'origine gallo-romaine mais son développement naît avec le mouvement monastique de l’époque médiévale bien que les traces de ce passé aient complètement disparu aujourd’hui.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Maurice Perrier LR Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Jusqu'en 2015, Loulay avait la particularité d'être le chef-lieu de canton le moins peuplé du département de Charente-Maritime et il était avec Archiac l'un des deux chefs-lieux de canton du département à compter moins de 1 000 habitants. Depuis les élections départementales de 2015, la commune appartient au canton de Saint-Jean-d'Angély.

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 804 habitants, en augmentation de 4,55 % par rapport à 2009 (Charente-Maritime : 3,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
325 366 340 436 485 500 514 570 579
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
578 592 581 601 635 619 592 608 578
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
604 638 623 554 557 586 649 654 689
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
702 764 667 728 786 759 738 803 804
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Outre ses activités commerciales (foires mensuelles, marchés hebdomadaires, supérette, divers commerces alimentaires, pharmacie, centre médical) Loulay dispose de divers services à la personne (banque, salon de coiffure, garage de réparations automobiles...).

Le bourg de Loulay est traversé par la route départementale 150 qui le relie à Saint-Jean d'Angély et Niort et est desservi par la voie ferrée Niort-Saintes. Il a su tirer un certain avantage de sa position de passage sur ces axes de communication assez fréquentés. Cela a favorisé l’implantation d’une usine de transformation du bois, les établissements Malvaux ; ces derniers étant une des plus importantes usines de l'arrondissement, et demeurent le principal employeur du canton de Loulay.

L'entreprise Malvaux[modifier | modifier le code]

L'usine Malvaux et l'ancien Hôtel de la gare.

Rémy Malvaux a créé à Loulay une scierie vers 1928 pour le sciage de peupliers en provenance de la vallée de la Boutonne[10].

Au début des années 1950, l'activité s'oriente vers la fabrication de contreplaqué par le procédé de déroulage de peuplier et aussi de bois exotiques en provenance d'Afrique, principalement du Gabon, via le port de La Rochelle « La Pallice ».

En 1975, 480 personnes y travaillent. L'entreprise, florissante jusqu'à la fin des années 1980, a compté près de 500 employés.

L'évolution du marché via la mondialisation des productions et la facilitation des échanges, a plongé cette industrie gourmande en main d'œuvre et soumise aux aléas des matières premières et des crises économiques successives vers un déclin progressif qu'ont déjà connu les usines de contreplaqué implantées dans la région, qui n'ont pas su délocaliser à temps, ou profiter de niches de marchés.

Après avoir appartenu au groupe UPM-Kymmene, la société est rachetée en 2006 par le fonds d'investissement Green Recovery[11].

La spécificité des produits Malvaux et leur haut niveau de qualité sont probablement ce qui a permis de tenir le cap durant ces dernières années.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Loulay est équipé d'un collège moderne qui a été construit en 1976. Avec un effectif de 185 collégiens lors de la rentrée scolaire 2010 (202 en 2011), il est l'un des plus petits collèges de l'enseignement public de la Charente-Maritime avec ceux de Saint-Aigulin et de Tonnay-Boutonne. Ces élèves sont encadrés par un corps professoral de 19 enseignants[12].

Services de la santé[modifier | modifier le code]

Loulay dispose de quelques services dans les domaines médical, paramédical et médico-social[13] dus à sa fonction de chef-lieu de canton.

Les services médicaux

Le chef-lieu de canton dispose d'un cabinet de médecine générale situé dans le centre-bourg mais il ne possède pas de cabinet en soins dentaires où les patients doivent se rendre à Saint-Jean-d'Angély.

Loulay ne dispose pas non plus de médecins spécialistes, les habitants vont habituellement consulter ceux situés à Saint-Jean-d'Angély et la commune n'est pas équipée d'un centre de radiologie médicale ou IRM, le plus proche étant situé à Saint-Jean-d'Angély[Note 2].

Le centre hospitalier le plus proche est celui de Saint-Jean-d'Angély pour les interventions les plus banales, sinon celui du Centre Hospitalier de Saintonge situé à Saintes, à une trentaine de kilomètres au sud, ce dernier offrant une palette extrêmement étendue de soins, étant le plus grand hôpital de toute la partie centrale et méridionale du département de la Charente-Maritime.

Les services paramédicaux

Dans ce domaine, Loulay dispose de deux infirmiers et d'un kinésithérapeute. La commune ne dispose pas d'un laboratoire d'analyses médicales, le plus proche étant situé à Saint-Jean-d'Angély[Note 3].

À cela s'ajoute une pharmacie.

Il n'existe pas de service d’ambulanciers dans la commune, mais celui-ci est présent dans une commune du canton de Loulay, à Villeneuve-la-Comtesse, et étend son rayon d'action dans tout le canton.

Loulay est équipée d'un centre de secours où les pompiers peuvent intervenir dans les situations d'urgence. Ce centre, qui relève du SDIS de la Charente-Maritime, dépend plus précisément du Centre de secours principal de Saint-Jean-d'Angély.

Les services médico-sociaux

Un établissement privé pour l'accueil de personnes retraitées est implanté à Loulay. La MDR Les Jardins de Loulay dispose de 89 lits, permettant l'accueil des personnes valides et semi-valides. Une unité spécifique de 22 lits pour les personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer y est en service[14].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Sainte Trinité.

Le village de Loulay a pu conserver quelques édifices restaurés ou reconstruits pendant le Second Empire, c’est-à-dire au milieu du XIXe siècle. Au cours du Second Empire, la place centrale du village fut aménagée pour accueillir les foires et marchés et fut embellie par des plantations d’ormes tandis que l'église Sainte-Trinité fut reconstruite en 1860 dans un style néo-roman qui reproduisit fidèlement l'architecture et l'imagerie sculptée du XIIe siècle. Du logis reconstruit au milieu du XIXe siècle, seules subsistent une tour ronde de l'ancien château et une porte gothique dans l’enceinte murale.

L'école de Loulay.

En 1905, la municipalité de Loulay a fait édifier une école primaire publique qui est un bel édifice en pierre de taille, avec toit mansardé et en ardoise, c’est une des plus belles constructions du village.

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Les onze villes de la Charente-Maritime à être équipées au moins d'un centre de radiologie médicale sont par ordre alphabétique les suivantes : Jonzac, Marennes, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon et Surgères
  3. Liste des villes de la Charente-Maritime équipées au moins d'un laboratoire d'analyses de biologie médicale (par ordre alphabétique) : Aytré, Châtelaillon-Plage, Jonzac, Marans, Marennes, Montendre, Pons, Puilboreau, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon, Surgères, Tonnay-Charente et La Tremblade. À cette liste de 19 villes s'ajoute le centre rural de Montguyon dans la Double saintongeaise.

Références[modifier | modifier le code]