Louise-Félicité de Brehan

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Louise Félicité de Brehan
Louise de Brehan d Aiguillon.jpg

La duchesse d'Aiguillon (1726-1796).

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
Activité
Père
Mère
Conjoint
Enfants
Armand Désiré de Vignerot du Plessis
Innocente-Aglaé de Vignerot du Plessis (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Louise-Félicité de Brehan de Plélo, duchesse d'Aiguillon, est une épistolière française, née en 1726 et morte en 1796. Dame de la cour de Louis XV, connue comme épistolière, elle a été disgraciée sous Louis XVI avec son mari, l'ancien ministre Emmanuel-Armand de Vignerot du Plessis, duc d'Aiguillon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Armes de la famille de Bréhan.

Louise-Félicité de Brehan de Plélo est la fille de Louis de Bréhan, comte de Plélo (1699-1734), ambassadeur de France au Danemark qui a essayé de libérer Dantzig, et de Louise-Françoise Phélypeaux de La Vrillière[1] ; elle est par sa mère la petite-fille du secrétaire d'État Louis Phélypeaux de La Vrillière, et la nièce du comte de Maurepas, secrétaire d'État à la Marine de Louis XV, et du comte de Saint-Florentin, ministre d’État et secrétaire d'État[1].

Son père ayant été tué en 1734, et sa mère étant morte en 1737, elle est orpheline à 11 ans. Son oncle Saint-Florentin ayant décliné la tutelle, elle est recueillie par son autre oncle et tuteur Maurepas, et élevée à l'abbaye de Penthemont ; sa tutrice est sa grand-mère la marquise de La Vrillière, duchesse de Mazarin[2],[3].

Armes du duc d'Aiguillon.

Baronne de Pordic, dame de Plélo[1], elle épouse le 4 février 1740[4] Emmanuel-Armand de Vignerot du Plessis de Richelieu, comte puis duc d’Agenois, puis en 1750, duc d’Aiguillon[1], et qui devient plus tard secrétaire d'État des Affaires étrangères pendant trois ans et momentanément secrétaire d'État de la Guerre en 1774 avant d'être disgracié.

Elle est dame du Palais de la Reine à partir de 1748[1],[5].

Jugée d'un « physique peu agréable », elle est appréciée comme femme d'esprit[6]. Soulavie la décrit comme « simple, timide, silencieuse, mais vertueuse et sensible »[7]. Elle se montre de plus une mère attentive, et ne se plaignant pas des nombreuses infidélités de son mari[3].

La duchesse d'Aiguillon suit son mari dans sa disgrâce en 1775 dans leur château d'Aiguillon délabré, qu'elle s'efforce de rendre habitable[8]. Par son économie, avec goût et ténacité, elle améliore progressivement la propriété jusqu'à la rendre prospère et agréable[9].

Elle se révèle « une épistolière d'élite », et correspond notamment avec Mme de Chauvelin, le baron de Scheffer, le chevalier de Balleroy[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Levantal 1996, p. 397-398.
  2. d'Estrée et Callet 1912, p. 12-13.
  3. a et b Lauzun 1914, p. 304.
  4. d'Estrée et Callet 1912, p. 1.
  5. Charles Frostin, Les Pontchartrain, ministres de Louis XIV, alliances et réseau d'influence sous l'Ancien Régime, Presses universitaires de Rennes, 2006, p. 227.
  6. Lauzun 1914, p. 303.
  7. Cité par d'Estrée et Callet 1912, p. 3.
  8. Lauzun 1914, p. 304-305.
  9. Lauzun 1914, p. 314-315.
  10. Lauzun 1914, p. 305.

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Paul d'Estrée et Albert Callet, La duchesse d'Aiguillon (1726-1796) d'après des documents inédits : Une grande dame de la Cour de Louis XV, Paris, Émile-Paul, , VI-431 p.
  • Christophe Levantal, Ducs et pairs et duchés-pairies laïques à l'époque moderne (1519-1790), Maisonneuve et Larose, (ISBN 2706812192 et 9782706812194, lire en ligne), p. 397-398.
  • Philippe Lauzun, « La Vie au château d'Aiguillon, au couchant de la monarchie », Revue de l'Agenais, vol. 41,‎ , p. 293 et suivantes (surtout p. 303-305, 308-309, 314-318), 374 et suivantes (lire en ligne).