Louise Catherine Breslau

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Louise Catherine Breslau
Louise-Catherine Breslau, Autoportrait.jpg

Louise Catherine Breslau Autoportrait (1891),
Strasbourg, musée d'art moderne et contemporain.

Naissance
Décès
Nom de naissance
Maria Luise Katharina Breslau
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Distinction

Louise Catherine Breslau, nom francisé de Maria Luise Katharina Breslau, née à Munich le , et morte à Neuilly-sur-Seine le , est une artiste peintre allemande naturalisée suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louise Catherine Breslau dans son atelier en 1912, photographie de l'agence Rol.

Née en Allemagne, Louise Breslau passe son enfance en Suisse à Zurich et sa vie adulte à Paris. Asthmatique, Louise Breslau se tourne, enfant, vers le dessin pour l’aider à passer le temps alors qu’elle est confinée au lit. Bien qu'elle ait été, de son temps, une des portraitistes les plus recherchées, sa personne et son œuvre ont été complètement oubliées après sa mort[réf. nécessaire]. Ce n’est que depuis quelques années que s’est développé l’intérêt pour Louise Breslau et son œuvre.

Louise Breslau est élevée dans une famille bourgeoise prospère ; son père est un obstétricien et gynécologue respecté. La Suisse est devenue la terre d'accueil de la famille Breslau lorsque son père accepte le poste de professeur et de médecin-chef du service d’obstétrique et de gynécologie à l’université de Zurich en 1859. Son père meurt soudainement en décembre 1866 d’une infection staphylococcique contractée en effectuant une autopsie.

Après la mort de son père, Louise Breslau est envoyée dans un couvent près du lac de Constance dans l’espoir d’alléger son asthme chronique. Ses talents artistiques se seraient éveillés au cours de ses longs séjours au couvent.

En 1874, après avoir pris des leçons de dessin d’un artiste suisse local, Eduard Pfyffer, Louise Breslau comprend qu’elle doit quitter la Suisse si elle veut réaliser son rêve d’étudier sérieusement l’art. L’Académie Julian[1] à Paris admet les jeunes filles dans ses ateliers ; elle obtient rapidement l’attention des professeurs. Elle étudie dans le même cours que Marie Bashkirtseff avec qui elle est rivale[2]. En 1879, Louise Breslau est la seule étudiante de l’atelier des femmes de l’Académie Julian à faire ses débuts au Salon de Paris avec Tout passé, un autoportrait où figuraient deux de ses amis. Peu après elle change son nom en « Louise Catherine », ouvre son propre atelier et contribue régulièrement au Salon annuel où ses portraits et ses scènes intimistes obtiennent des médailles. En octobre 1898, « La Fillette à l'orange », une composition lithographiée, paraît dans L'Estampe moderne.

Grâce à l'accueil favorable de ses œuvres au Salon tant par le public que la critique, Louise Breslau reçoit de nombreuses commandes de clients parisiens fortunés. Elle est devenue la troisième femme[réf. nécessaire] et la première étrangère[réf. nécessaire] à recevoir les insignes de la Légion d'honneur. Au cours des années, Breslau a été considérée comme une égale par certains des artistes les plus importants de l’époque comme Edgar Degas[réf. nécessaire], ou des auteurs au nombre desquels figurent Anatole France[réf. nécessaire].

Madeleine Zillhardt, une camarade à l’Académie Julian, fut sa muse, son modèle, son soutien et la compagne avec laquelle elle vécut plus de quarante ans. Au cours de la Première Guerre mondiale, Louise Breslau et Madeleine Zillhardt sont restées dans leur maison en banlieue parisienne. Durant cette époque, Louise Breslau peint de nombreux portraits d'infirmières et de soldats français.

Après la guerre, Louise Breslau se retire de la vie publique et consacre son temps à peindre les fleurs de son jardin et à recevoir ses amis. À sa mort en 1927 à la suite d’une longue maladie, Madeleine Zillhardt, conformément à ses souhaits, devient l'héritière de la plupart de ses biens. L'artiste est enterrée à côté de sa mère dans la petite ville de Baden, dans le canton d'Argovie en Suisse.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie-Jo Bonnet, Les Relations amoureuses entre les femmes
  2. Ann Sutherland Harris et Linda Nochlin, Femmes peintres 1550-1950, Paris, des Femmes, , 366 p. (ISBN 2-7210-0208-2), p. 255
  3. « Portrait de Fernand Ochsé, à mi-corps », notice no 50350229278, base Joconde, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arsène Alexandre, Louise C. Breslau, Paris, Rieder, 1928
  • Madeleine Zillhardt, Louise-Catherine Breslau et ses amis, Paris, Éditions des Portiques, 1932.
  • (de) Anne-Catherine Krüger, Die Malerin Louise Catherine Breslau (1856-1927) : Biographie und Werkanalyse beschreibender Œuvrekatalog des Gesamtwerkes, [s.l.] [s.n.], 1988
  • Anne-Catherine Krüger, Catherine Lepdor et Gabriel P. Weisberg, Louise Breslau de l'impressionnisme aux années folles, Skira ; Seuil, Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne.
  • (en) Karen Santschi-Campbell, The Swiss painter Louise Catherine Breslau (1856-1927) : “It is not allowed for a woman to paint as well as you”, [s.l.] [s.n.], 2000.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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