Louise Bourbonnaud

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Louise Bourbonnaud
Louise Bourbonnaud.PNG
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Louise CosseronVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Conjoint
Étienne Bourbonnaud (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Louise Cosseron, nom de femme mariée Bourbonnaud, est une écrivain, une exploratrice et une philanthrope française.

Une figure de la haute bourgeoise parisienne[modifier | modifier le code]

Mariée à l'entrepreneur parisien Étienne Bourbonnaud, créateur du boulevard Barbès et ami du baron Haussmann et de Jean-Charles Alphand.

Philanthropes, les époux Bourbonnaud consacrent leur grande fortune à aider les plus pauvres de la capitale. Courageux, ils font front aux insurgés de la Commune venus saisir leurs biens.

Veuve en 1875, Louise Bourbonnaud décide aussi de se consacrer à sa passion des voyages et de découvrir le monde et ses habitants.

Une grande voyageuse[modifier | modifier le code]

Intrépide, volontaire, téméraire[1] et avide d'apprendre, elle parcourt le continent américain (le Nord en 1885, le Centre et les Caraïbes en 1886, et enfin le Sud en 1887), s’attachant systématiquement à rencontrer et à aider les humbles[2] à chacune de ses visites. En 1888, elle visite l’Inde, Sri Lanka, Bornéo, Sumatra, etc.

Les années suivantes, elle entreprend une série de voyages en Afrique, en Europe et retourne en Amérique. Femme résolument moderne et sportive[3], elle s'affronte à de nombreuses situations difficiles : attaques de brigands, escrocs, etc.

Une grande philanthrope[modifier | modifier le code]

Figure éminente du Tout Paris, Louise Bourbonnaud n'hésite pas à utiliser ses nombreuses (hautes) relations pour les rallier à la cause des plus démunis de la capitale : elle finance (et fait cofinancer) fondations, hôpitaux, nurserie, notamment dans son quartier, le 18e arrondissement.

Elle participe activement à la fondation de la Société de secours aux Blessés des Armées de terre et de mer, qui deviendra la Croix-Rouge française.

Elle crée et dote (de 350 Francs) en 1891, à la Société de géographie de Paris, un prix destiné à récompenser les récits de grands voyageurs français, toujours décerné en son nom.

Enfin, elle fut la marraine de la rose « Louise-Bourbonnaud ».

Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise (56e division).

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Officier d’académie
  • Officier de l’Instruction publique (1897)

Œuvres[modifier | modifier le code]

Louise Bourbonnaud a raconté ses aventures dans trois ouvrages, récits pleins de verve et de fantaisie quoique reprenant les idées colonialistes de l'époque, fourmillant de détails[4], parfois cocasses, et de remarques lucides sur le monde à l'orée du XXe siècle.

Source[modifier | modifier le code]

  • Collectif : Dictionnaire biographique des grands commerçants et industriels, Volume 1, Paris, 1895

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Elle voyage généralement seule, même dans les zones les moins sûres.
  2. Faisant fi des préjugés de l'époque, elle rencontre régulièrement des représentants des peuples autochtones des colonies.
  3. C'est une excellente nageuse ; c'est aussi - vraisemblablement - l'une des toutes premières européennes à plonger sous la mer en scaphandre.
  4. Sur les régions visitées, ses rencontres ainsi que sur les moyens de transport de l'époque.

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