Louise Bodin

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Louise Bodin
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 51 ans)
RennesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Louise BerthautVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Louise BodinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Activités
Autres informations
Parti politique
Louise Bodin a été rédactrice en chef de la Voix des femmes, revue hebdomadaire socialiste féministe et pacifiste refondée en 1917

Louise Bodin, née à Paris en 1877 et morte à Rennes en 1929, est une journaliste féministe française, membre du comité directeur du Parti communiste français de 1921 à 1927.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle se marie, à Paris, en 1897 avec un professeur de l’École de médecine de Rennes, où le couple se fixe.

Elle observe les inégalités entre les classes et sexes dans la société française, encore plus criantes, dans une ville en région au début du XXe siècle.[Interprétation personnelle ?]

Elle devient journaliste à la veille de la 1ère Guerre Mondiale.

Pendant la 1ère Guerre Mondiale, ne voulant pas rester impuissante, elle refonde le journal La Voix des femmes avec l'aide de Colette Reynaud, en octobre 1917.

A l'instar de la journaliste Marguerite Durand, elle soutient Hélène Brion, institutrice pacifiste et féministe, lors de son procès en mars 1918. Hélène Brion est alors jugée pour "propos défaitistes". Louise l'a déjà évoqué le féminisme ne peut être que pacifiste.

En 1919 elle lance une campagne pour placer les enfants abandonnés dans Le Populaire. En 1920 le 17e congrès national de la SFIO l'élit à la commission administrative de L'Humanité. Dès lors, elle va jouer un rôle essentiel pour l'implantation du Parti communiste en Ille-et-Vilaine. Elle devient secrétaire de la Fédération départementale du PC en 1921 et entre au comité directeur du PC où elle soutient la Gauche.

En 1922, dans la Voix communiste, organe de la Fédération d'Ille-et-Vilaine, dont elle assure la rédaction, elle commente les décisions du congrès national du PC à Paris, auquel elle a participé comme déléguée de sa Fédération. Puis en 1923 elle fait paraître Le Drame politique du congrès de Paris et organise le remplacement de La Voix communiste par La Bretagne communiste. En mai, malade, elle doit abandonner son activité pour plusieurs mois. Et au congrès fédéral de Dol de 1924, elle abandonne son poste de secrétaire fédéral. En août, toutefois, elle reprend la direction de La Bretagne communiste.

Elle garde la rédaction du Prolétaire de l'Ouest, qui remplace La Bretagne communiste. La direction du PC la présente en 1926 comme étant attachée au Parti et à l'Internationale communiste.

Elle rallie l'opposition à la direction du PC soviétique et rompt ses liens avec le PC français en 1927 en affirmant sa fidélité à Trotsky[1].

Elle meurt à Rennes en 1929.

Son engagement journalistique est évoqué dans le documentaire Elles aussi étaient guerre. 1914-1918.

lle était surnommée « la bolchevique aux bijoux ».[réf. nécessaire]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les Petites Provinciales, 1914.
  • Le n° 2 de la série Les Cahiers bretons, intitulé En Bretagne. Des livres. Des voyages. Des impressions. Des opinions., 1918
  • Au pays des Repopulateurs, 1922

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Colette Cosnier Louise Bodin : l'itinéraire d'une pacifique dans 1914-1918 : combats de femmes sous la Direction d'Évelyne Morin-Rotureau, Éditions Autrement, 2004 p. 97

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Colette Cosnier, Louise Bodin, La Bolchevique aux bijoux, Horay, 1988 (ISBN 978-2-7058-0193-9)
  • Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Les Editions de l'Atelier, 1997.

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