Louis de Piémont

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Louis de Savoie.
Louis de Savoie-Achaïe
de Savoie
de Piémont
Titre Seigneur de Piémont
(1402-1418)
Autre titre Prétendant au trône d’Achaïe
Prédécesseur Jacques de Savoie-Achaïe (son frère)
Successeur Amédée VIII de Savoie
Biographie
Dynastie Maison de Savoie-Achaïe
Naissance
Pignerol
Décès
Pignerol
Père Jacques de Savoie-Achaïe
Mère Marguerite de Beaujeu
Conjoint Bonne de Savoie
Enfants Aucun

Arms of the Prince of Piedmont.svg

Louis de Savoie, dit aussi Louis d'Achaïe ou de Piémont (it. Ludovico di Savoia-Acaia), né en 1364 à Pignerol et mort le , est le dernier seigneur de Piémont de 1402 à 1418 et prétendant au titre de prince d’Achaïe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Louis naît en 1364[1],[2], à Pignerol, capitale de l'apanage du Piémont[3]. Il est le fils de Jacques, seigneur de Piémont, et de Marguerite de Beaujeu (1346 † 1402).

Son éducation, et celle de son frère aîné, Amédée, est en partie faite auprès de leur cousin, le comte Amédée VII de Savoie, que Samuel Guichenon confond avec son père Amédée VI dit le « comte vert »[4]. Il combat auprès de son jeune cousin le comte Amédée VII dans le Valais[4]. En échange, ce dernier le fait seigneur de Virieu-le-Grand, en Bugey, en 1385[4]. En 1393, il devient l'un des conseillers du jeune comte de Savoie[4].

Seigneur de Piémont[modifier | modifier le code]

Louis d'Achaïe a un fils naturel, Louis, avec une « grande Dame de Naples », nous dit Samuel Guichenon[5]. Ce dernier, dit le bâtard d'Achaïe, est fait seigneur de Raconis (Racconigi), de Pancalier, de Cavour, de la Motte de Moille-brune et de Château-Regnier[5], chevalier de l'Ordre du Collier[6] et maréchal de Savoie de 1436 à probablement 1455. Il est à l'origine de la branche des Savoie-Raconis (it).

En 1402, il succède à son second frère, Amédée, comme seigneur de Piémont[4],[1]. Il devient tuteur des enfants de son frère, notamment Mathilde qui détient les derniers droits sur le comté de Genève, hérités de sa mère et surtout sa tante, Blanche de Genève, en 1409[7].

Il épouse, le , Bonne de Savoie (1388 † 1432), fille du comte de Savoie Amédée VII et de Bonne de Berry[4],[8]. Ils n'ont pas d'enfants.

En 1405, Louis de Savoie confirme les privilèges de la ville de Turin et y fonde une université[4], avec l'autorisation de l'antipape Benoît XIII[9].

En tant que tuteur de sa nièce Mathilde, il se trouve en première position lors de la négociation sur les droits de cette dernière avec le duc Amédée VIII[7]. La transaction a lieu le [7]. En 1409, Amédée VIII le fait chevalier l'ordre du Collier de Savoie[10].

Mort et disparition des Savoie-Achaïe[modifier | modifier le code]

Louis de Savoie meurt le [4],[11], à Pignerol[4],[1]. Certains auteurs donne pour date le 6 décembre[1],[2] et pour ville du décès, Turin[12],[7]. Son corps est inhumé dans l'église Saint François de Pignerol[4],[7].

Sa mort marque la disparition de la branche des Savoie-Achaïe[4],[12]. Il fait son cousin, Amédée VIII, son héritier universel[4]. Les possessions du prince, notamment l'Achaïe et le Piémont, rentrent à nouveau dans le giron direct de la maison de Savoie qui en font un apanage[11],[12].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Louis de Mas Latrie, Les Princes de Morée ou d'Achaïe : 1203-1461, Venise, , p. 13.
  2. a et b Gustave Léon Schlumberger, Ferdinand Chalandon, Adrien Blanchet, Sigillographie de l'Orient latin, P. Geuthner, , 281 p. (lire en ligne), p. 191-193.
  3. Foundation for Medieval Genealogy
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la royale maison de Savoie, justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monuments, histoires et autres preuves authentiques (), chez Jean-Michel Briolo, (lire en ligne), p. 343-346 (Livre I).
  5. a et b Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la royale maison de Savoie, justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monuments, histoires et autres preuves authentiques (), chez Jean-Michel Briolo, (lire en ligne), p. 346 (Livre I).
  6. Amédée de Foras, Chevaliers de l'ordre du Collier de Savoie, dit de l'Annonciade, appartenant au duché de Savoie, de 1362 à 1860, Grenoble, Impr. de E. Allier, , 42 p. (lire en ligne), p. 10.
  7. a, b, c, d et e Jean Camus, « La cour du duc de Savoie Amédée VIII à Rumilly en Albanais », Revue savoisienne,‎ , p. 295-345 (lire en ligne).
  8. André Palluel-Guillard, « La Maison de Savoie » (consulté en octobre 2017), dont André Palluel-Guillard, « Amédée VII » (consulté en octobre 2017),
  9. (en) Hastings Rashdall, The Universities of Europe in the Middle Ages: Volume 2, Part 1, Italy, Spain, France, Germany, Scotland, Etc, Cambridge University Press, , 332 p. (ISBN 978-1-10801-811-1, lire en ligne), p. 56.
  10. Amédée de Foras, Chevaliers de l'ordre du Collier de Savoie, dit de l'Annonciade, appartenant au duché de Savoie, de 1362 à 1860, Grenoble, Impr. de E. Allier, , 42 p. (lire en ligne), p. 10.
  11. a et b Johannès Pallière, De la Savoie au Comté de Nice en 1760. La question des Alpes : aspects de la question des Alpes occidentales jusqu'a 1760, vol. 2, La Fontaine de Siloé, , 517 p. (ISBN 978-2-84206-339-9, lire en ligne), p. 70.
  12. a, b et c Colin Martin, « Les princes de Savoie et leur atelier monétaire de Nyon », dans Agostino Paravicini Bagliani, Jean François Poudret, La Maison de Savoie et le Pays de Vaud, vol. 97, Lausanne, Bibliothèque historique vaudoise, coll. « BHV », , 296 p., p. 136