Louis de Monard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Louis de Monard
Square des Batignolles 20060815 47.jpg

Les Vautours (1930), square des Batignolles à Paris.

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Œuvres réputées
La Lionne et ses lionceaux, Bagnères-de-Luchon.

Louis de Monard, né le à Autun, mort le à Paris est un peintre et sculpteur animalier français.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'une famille de militaires de Champagne, Louis de Monard fait ses études à Autun et échoue à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. En 1892, il s'engage dans les dragons à Dijon d'où il est libéré un an plus tard. Il partage alors son temps entre Autun et Marcheseuil. Doué pour les arts et les belles-lettres, il croque la nature et est remarqué par Froment. Il monte à Paris en 1897 et fréquente le Montmartre de la Belle Époque (Xavier Privas, Léandre, Guirand de Scevola, Roger Reboussin, Théodore Botrel, Georges Courteline…).

Il expose pour la première fois au Salon de la Société lyonnaise des beaux-arts en 1900. Il fait partie de la Société des artistes français à laquelle il fait don de La Jument au caveçon en 1904. En 1905, le président Émile Loubet offre au roi d'Italie une œuvre intitulée Le Cob irlandais. À cette date, de Monard rejoint la Société nationale des beaux-arts. Entre 1907 et 1909, il sculpte une série de chiens dont une commande d'État Fox terrier retournant un crabe, et des œuvres monumentales telles que La Chasse de l'aigle (1908), Monument aux aviateurs morts (1912), La Prise du sanglier (1913).

Il est mobilisé comme artilleur pendant la Première Guerre mondiale. En 1921, il exécute le Monument aux morts de Bois-le-Roi où il réside dès lors. En 1924, Anatole de Monzie érige à Cahors son Centaure qui danse. En 1932, il reçoit le prix Puvis de Chavannes pour Les Vautours installés dans la pièce d'eau du square des Batignolles à Paris.

Malade depuis 1931, Monard revient à la peinture. Il peint des félins, La Tigresse (1934), visible à Bois-le-Roi. Sa dernière œuvre est Lionne et ses lionceaux, statue monumentale se trouvant à Bagnères-de-Luchon.

Il travaille avec les fondeurs Hébrard et Valsuani ainsi que pour la Manufacture de Sèvres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Denis Grivot, Autun, Lescuyer, Lyon, 1967, p. 308-309.
  • Catalogue d'exposition temporaire par G.Vuillemot, juin-octobre 1973, Musée Rolin à Autun.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :