Louis de La Forge

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Louis de La Forge, né en 1632 à La Flèche et mort en 1666 à Saumur, est un philosophe français.

Fils d’un médecin et lui-même docteur en médecine, La Forge était un ami de Descartes dont il adopta le système. Théoricien de l’occasionnalisme, il se montra l’un des plus habiles interprètes de cette doctrine qui en vint à dominer le cartésianisme dans son Traité de l'esprit de l'homme, de ses facultés, de ses fonctions et de son union avec le corps, d’après les principes de Descartes (Amsterdam, 1664, in-4°), où il explique la relation de l’âme au corps comme œuvre de la volonté divine et, de façon semblable, l’interaction entre les deux, à l’exception des mouvements qui dépendent de la volonté qu’il considère comme volontaire. L’âme humaine, en conséquence, apparaît comme production et cause immédiate de toutes les actions (mouvements) conscientes et volontaires ; Dieu est, en revanche, la production et la cause immédiate de tous les processus inconscients et involontaires. L’impression corporelle ne peut pas causer la conception de ces derniers, mais seulement inciter à Dieu à les causer, et réciproquement. La Forge accepte donc l’occasionalisme sauf dans le cas des mouvements dits volontaires. Si ceux-ci ne sont, en fait, pas volontaires, et s’ils sont aussi indépendants de la volonté qu’ils le sont de la connaissance, alors il faut en conclure que la volonté humaine ne cause aucune action corporelle d’aucune sorte et mettre la théorie occasionaliste en œuvre sur une base dualiste.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Traité de l’esprit de l’homme et de ses facultés ou fonctions et de son union avec le corps Éd. Abraham Wolfgang, Hildesheim ; New York, Georg Olms Verlag, 1984 ISBN 978-3-487-07476-4

Référence[modifier | modifier le code]

  • Paul Mouy, Le Développement de la physique cartésienne (1646-1712), Paris, éditions Vrin,‎ 1934 (réimpr. 2006)
  • Jacques Isolle, Le XVIIe siècle,‎ 1971, n° 92, « Un Disciple de Descartes : Louis de La Forge », p. 98-131

Source[modifier | modifier le code]

  • Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des littératures, Paris, Hachette, 1876, p. 1165