Louis de La Couldre de La Bretonnière

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Louis de La Couldre
Comte de La Bretonnière
Image illustrative de l'article Louis de La Couldre de La Bretonnière

Naissance 6 ou
au château de la Bretonnière
à Marchésieux
Décès (à 68 ans)
à Paris
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Grade capitaine de vaisseau
Années de service 1755-
Conflits Guerre de Sept Ans
Guerre d'indépendance des États-Unis
Distinctions Ordre de Saint-Louis[1]
Ordre de Cincinnatus
Autres fonctions Concepteur de la rade de Cherbourg
Commandant de la Marine du port de Cherbourg
Chef militaire de Boulogne puis de Dunkerque.

Louis Bon Jean de la Couldre, vicomte puis comte de La Bretonnière, né le 6 ou au château de la Bretonnière à Marchésieux, décédé le à Paris, est un officier de marine français des XVIIIe et XIXe siècles. Il est le premier concepteur de la rade de Cherbourg.

Biographie[modifier | modifier le code]

Engagé dans la Marine royale à 14 ans, officier à 16 ans, il participe à la guerre de Sept Ans et à la guerre d'indépendance des États-Unis. À 40 ans, il est nommé capitaine de vaisseau (1781), pour hauts faits d'armes.[réf. nécessaire]

En 1763, il engage d'importants travaux hydrographiques pour préciser les cartes côtières.

Sous l'impulsion de Louis XVI qui veut construire un grand port militaire sur les côtes nord-ouest, le duc d'Harcourt, gouverneur de Normandie, et Suffren, Lieutenant général des armées navales, le chargent en 1776, du fait de sa parfaite connaissance des côtes, d'inspecter avec Pierre Méchain, les côtes entre Dunkerque et Granville.

L'année suivante, il remet son rapport, où il préconise Cherbourg, proposant de fermer la rade de 4 kilomètres par une digue de pierres perdues, à 4 kilomètres de la côte. Les ministres de la Marine de Sartine puis de Castries valident ce choix en 1780. Trois ans plus tard, la méthode de construction reste à trancher.

Pour La Bretonnière, il faut asseoir la digue sur des vieux bâtiments de guerre immergés et de pierres perdues, et de la maçonner sur sa partie supérieure. Mais on préfère le projet innovant de Louis-Alexandre de Cessart consistant en immersion de 90 cônes de bois lestés de pierres de 20 mètres de hauteur.

En 1784, alors que de Cessart est nommé responsable général du projet, La Bretonnière revient d'Amérique comme commandant de la Marine du port de Cherbourg. Il accueille en juin 1786 Louis XVI venu participer à l'immersion du neuvième cône de la digue. Mais cette technique s'avère incapable de résister aux tempêtes. Seuls 20 cônes sont mis à l'eau en cinq ans à l'aube de la Révolution française. Aussi revient-on au projet initial de La Bretonnière en 1788, celui-ci se retrouvant seul à assumer les travaux après le départ du gouverneur Dumouriez et de l'ingénieur en chef de Cessart en 1789. En septembre 1791, le poste de Commandant de marine disparaît contraignant La Bretonnière à la démission le 8 mars 1792.

Dénoncé par les Montagnards de Valognes, il séjourne deux semaines en prison en 1793. Refusant d'être réintégré dans la marine comme simple matelot, comme le propose Le Carpentier, il monte à Paris. Le Premier consul Bonaparte le réintègre comme capitaine de vaisseau (1803), mais refuse qu'il participe au comité des travaux de Cherbourg, préférant le nommer chef militaire de Boulogne puis de Dunkerque.

Impotent, il prend sa retraite par décret du et meurt à Paris cinq ans plus tard à 68 ans.

Vicomte par sa naissance, comte par décret royal en 1787, il était membre de l'Ordre de Cincinnatus,

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après le portrait de Robert Lefèvre.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]