Louis Torcatis

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Louis Torcatis
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TarnVoir et modifier les données sur Wikidata
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RésistantVoir et modifier les données sur Wikidata
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Louis Torcatis est un résistant français né le à Tautavel et mort le à Carmaux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de cultivateur, il exerce le métier d'instituteur à partir de 1926[1]. Il est mobilisé en 1939 au 24e régiment de tirailleurs sénégalais lieutenant de réserve au 3e régiment d'infanterie coloniale, il participe aux combats sur la ligne Maginot ; il est fait prisonnier le et s'évade lors de son transfert vers l'Allemagne en août de la même année. Militant communiste et officier de réserve, Louis Torcatis refuse la défaite de 1940 et s’engage dans la Résistance sous le nom de Bouloc.

Il devient en janvier 1943 le chef départemental de l'Armée secrète des Pyrénées-Orientales. Il crée à la fin de 1943 les Groupes francs des cinq départements de la région R3 (Languedoc-Roussillon-Aveyron). Il est nommé lieutenant-colonel des Forces françaises de l’Intérieur au début de 1944.

Traqué par la Milice et la Gestapo, il tombe dans une embuscade le , à Carmaux, dans le département du Tarn. Menotté, il cherche à s’échapper : il est abattu par les hommes de la brigade du policier Marty. Laissé pour mort, il parvient cependant à informer ses camarades du danger qui les menace. Il meurt le lendemain matin dans la clinique de la ville.

Il est inhumé à Pia (Pyrénées-Orientales).

Mémoire de Bouloc-Torcatis[modifier | modifier le code]

  • Sa veuve a créé à Perpignan en 1945, avec une coopérative d'enseignants, la librairie Torcatis, une des librairies indépendantes des Pyrénées-Orientales.
  • Une avenue de Carmaux a été baptisée avenue Bouloc-Torcatis.

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Après ses études à l'École normale d'instituteurs de Perpignan

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Étienne Llauro, Louis Torcatis. Bouloc, le destin d'un humaniste, 1904-1944, Loubatières, 1998

Liens externes[modifier | modifier le code]