Louis Rimbault

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Louis Rimbault
Louis Rimbault 1912.jpg
Photo d'identité judiciaire de 1912.
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Louis Rimbault ( à Tours- à Luynes) est un militant anarchiste individualiste, activiste syndicaliste révolutionnaire et propagandiste naturien du végétalisme et des milieux libres.

En 1912, il est interpellé, dans le cadre de l'affaire de la bande à Bonnot. Il est soupçonné, sans preuve, d’avoir hébergé des membres de la bande. Il est acquitté par la Cour d'assises de la Seine le .

En 1923, il fonde la Coopérative Terre Libérée, non loin de Tours (Indre-et-Loire), sur près de 10 ha. Cette « Cité » adopte la formule de la « coopérative », et chaque membre devient ainsi « sociétaire ». Elle est fortement marquée par l’esprit végétalien, la non-violence et le retour à la terre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfant naturel de Marie Réchaussat, couturière, Louis, né sous le nom de Louis Réchaussat, est reconnu et légitimé le lors du mariage de sa mère avec Charles Rimbault, ouvrier serrurier, portant désormais le nom de Louis Rimbault[1].

Né dans une famille nombreuse et pauvre[2], il exerce divers petits métiers avant de travailler comme serrurier[3].

De 1904 à 1908, il est élu conseiller municipal radical de Livry-Gargan[4].

Il évolue ensuite vers l'anarchisme individualiste.

Milieu libre[modifier | modifier le code]

En 1910-1912, végétarien convaincu, il participe à la colonie communiste libertaire de Bascon (Aisne) initiée par Georges Butaud et Sophia Zaïkowska[4],[5],[6].

Illégalisme[modifier | modifier le code]

Il rencontre Octave Garnier et fréquente le milieu illégaliste de Romainville autour du journal l'anarchie[7],[5].

Fin 1912, il est interpellé dans le cadre de l’affaire de la bande à Bonnot. Il est soupçonné, sans preuve, d’avoir hébergé des membres de la bande[4].

Il simule alors la folie et est interné. Absent du procès, il est acquitté des présomptions de complicité par la Cour d’assises de la Seine le . Il est libéré après deux ans de préventive et d'internement.

Réformé du service militaire en 1913, il est pourtant appelé en service en 1915, comme mécanicien, à Paris. Il est réformé définitivement le [4].

Syndicaliste révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Membre de la Fédération anarchiste de Seine et de Seine-et-Oise fondée en 1908, il devient un des syndicalistes en vue de l'Union des mécaniciens de la Seine. Il anime les grèves de la métallurgie parisienne en . Il lance les « Conseils d'Ouvriers Syndiqués » (COS, à mi-chemin entre les soviets et les coopératives) dirigisme des communistes dans le mouvement ouvrier[5].

Végétaliste libertaire[modifier | modifier le code]

En 1922, il collabore au journal Le Néo-Naturien qui prône un retour à la vie naturelle, notamment par le biais d'une alimentation saine et végétalienne[8].

En 1923, il fonde la colonie « Terre libérée » à Luynes (Indre et Loire) qu'il dirige jusqu'en 1949[9],[5].

Il veut en faire un « centre d’individualisme éclairé » et un centre de soin, de régénération, par la cuisine et la vie saine. Ouverte sur l’extérieur, elle reçoit de très nombreux visiteurs : plus de 300 la première année, encore 200 en 1929. En 1926 la coopérative adhère à l'Association Paysanne Anarchiste. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle abrite des réfugiés et. Terre Libérée s’éteint la même année que la mort de son fondateur, en [10].

Auteur prolifique[modifier | modifier le code]

Il invente le « naturarchisme » pour prévenir les maladies par les plantes en luttant contre « l’alcoolisme, le tabagisme, le vinisme, le carnivorisme, le caféisme, le cocaïnisme, le falsificationnisme, le surmenage, le sexualisme, la prostitution et les taudis ». Il se propose de « régénérer l’homme par la régénération de la terre »[4],[11].

Il est l'auteur de nombreux textes dans la presse libertaire (dont Le Libertaire)[12] et de brochures hygiénistes, notamment sur le végétalisme[4].

Il contribue à l'Encyclopédie anarchiste, initiée par Sébastien Faure, publiée en quatre volumes, entre 1925 et 1934[13],[14].

Publications[modifier | modifier le code]

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de naissance de Louis Réchaussat Rimbault, page 73/290 acte Numéro 287
  2. Arnaud Baubérot, Aux sources de l'écologisme anarchiste : Louis Rimbault et les communautés végétaliennes en France dans la première moitié du XXe siècle, Le Mouvement Social, 2014/1 (n° 246), pp. 63-74, DOI:10.3917/lms.246.0063, [lire en ligne].
  3. L'Éphéméride anarchiste : Louis Rimbault.
  4. a b c d e et f Dictionnaire des anarchistes, « Le Maitron », 2014, Louis Rimbault.
  5. a b c et d Diana Cooper-Richet, Jacqueline Pluet-Despatin, L'exercice du bonheur, ou, Comment Victor Coissac cultiva l'utopie entre les deux guerres, dans sa communauté de l'Intégrale, Éditions Champ Vallon, 1985, pp.40-41.
  6. Renan Larue, Valéry Giroux, Le véganisme, Que sais-je ? n°4068, Presses Universitaires de France, 2017, page 28.
  7. Dictionnaire international des militants anarchistes : Louis Rimbault.
  8. L'Éphéméride anarchiste : Le Néo-naturien.
  9. Bernard Andrieu, L'écologie corporelle, L'Harmattan, 2017, page 11.
  10. Michel Antony, Communes Libertaire et Anarchiste en France, in Essais utopiques libertaires de « petite » dimension, Laboratoire Urbanisme Insurrectionnel, 2005, lire en ligne.
  11. René Burget, Insoumis et déserteurs en 1914-1918, CIRA Limousin, 1976, lire en ligne.
  12. Naturiens, végétariens, végétaliens et crudivégétaliens (1895-1938)], relevé de textes dans Le Néo-Naturien, Hygie et Le Réveil de l’Esclave sur archivesautonomies.org.
  13. René Bianco, Répertoire des périodiques anarchistes de langue française : un siècle de presse anarchiste d’expression française, 1880-1983, thèse de doctorat, université d’Aix-Marseille, 1987, 3503 pages, L’Encyclopédie anarchiste.
  14. Articles Maladie, Médecin, Médecine et Médicastre dans l'Encyclopédie anarchiste initiée par Sébastien Faure et publiée en quatre volumes, entre 1925 et 1934, lire en ligne en PDF.