Louis Picamoles

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Louis Picamoles
Description de l'image USO-ST - 20150306 - Louis Picamoles.jpg.
Fiche d'identité
Naissance (30 ans)
à Paris (France)
Taille 1,92 m (6 4)[1]
Position Troisième ligne centre
Carrière en junior
Période Équipe  
1999 Montpellier HR
Carrière en senior
Période Équipe M (Pts)a
2004-2009
2009-
Montpellier HR
Stade toulousain
64 (55)[2]
142 (100)[2]
Carrière en équipe nationale
Période Équipe M (Pts)b
2008- Drapeau : France France 51 (35)[3]

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.
Dernière mise à jour le 19 octobre 2015.

Louis Picamoles, né le à Paris, est un joueur de rugby à XV international français qui évolue au poste de troisième ligne centre au sein de l'effectif du Stade toulousain.

Carrière[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

Il fait ses débuts à l'école de rugby du Chesnay (RCC78)[4].

Louis Picamoles lors d'un match de coupe d'Europe, en 2013, avec le Stade toulousain, contre les italiens de Trévise.

Louis Picamoles signe à Toulouse pour 4 ans en 2009[5], après avoir passé de nombreuses années à Montpellier, où il formait avec Fulgence Ouedraogo et François Trinh-Duc le « club des trois », qui faisait le bonheur de ses entraîneurs[6].

Il devient rapidement un élément indispensable à Toulouse ainsi qu'un cadre de l'équipe. Joueur perforateur et puissant, Louis Picamoles met au supplice tous ceux qui tentent de barrer son chemin.

D'un naturel discret, il brille sur le terrain et a logiquement conquis la place de titulaire indiscutable à son poste. Depuis son arrivée au club en 2009, il a glané trois titres et a été l'un des grands artisans de la conquête de chacun d'eux.

Privé de compétition jusqu'en novembre 2014 pour cause de convalescence, le troisième ligne du Stade toulousain fait son retour contre le LOU, rencontre où il inscrit un essai. Il enchaîne par la rencontres les feuilles de match.

Début septembre 2015, son nouvel entraineur, Ugo Mola, le considère comme « le meilleur 8 du monde [7]».

Le 2 novembre 2015, Louis Picamoles annonce son départ du Stade toulousain pour le club anglais de Northampton à l'issue de la saison 2015-2016 pour un contrat d'une durée de 3 ans[8], et est ovationné par le public toulousain le week-end suivant au moment de sa sortie du terrain, après la bonne performance du numéro 8 toulousain contre le FC Grenoble (victoire 52-12)[9].

En équipe nationale[modifier | modifier le code]

Début avec Marc Lièvremont[modifier | modifier le code]

Il a honoré sa première cape internationale en équipe de France le au stade de France contre l'équipe d'Irlande en rentrant à la place de Flugence Ouedraogo, à la 62e minutes de jeu[10], à la suite de la prise de fonction du trio d'entraîneurs Lièvremont-Ntamack-Retière. Apprenant la nouvelle lors de son 22e anniversaire[réf. nécessaire]. Il est le 998e international français[10].

Le , au terme d'une saison où il a joué les premiers rôles avec le Stade toulousain, il est sélectionné par Marc Lièvremont dans la liste des 30 pour participer à la Coupe du monde 2011 en Nouvelle-Zélande[11].

Il est titulaire en matchs de poule face au Canada (46-19), puis face à la Nouvelle-Zélande (17-37). Il entre à la 73e minute lors du quart de finale contre l'Angleterre (19-12)[12].

Confirmation avec Philippe Saint-André[modifier | modifier le code]

Picamoles participe également au Tournoi des Six Nations 2012 : il débute les matchs contre l'Italie et l'Écosse, et est remplaçant de Julien Bonnaire et d'Imanol Harinordoquy contre le Pays de Galles, l'Angleterre et l'Irlande.

Louis Picamoles contre le Racing 92 et Sébastien Chabal

Le , Philippe Saint-André le sélectionne parmi les 33 joueurs qui préparent le Tournoi des Six Nations 2013[13]. Durant ce tournoi, il est titulaire au poste de troisième ligne centre contre l'Italie, le Pays de Galles, l'Angleterre et l'Irlande. Il inscrit deux essais durant ce tournoi : un contre l'Italie (23-18)[14] et un contre l'Irlande (13-13)[15]. Il est d'ailleurs élu homme du match lors de ce match, grâce à son essai marqué à la 74e minute et son sauvetage dans l'en-but français quelques secondes après[16],[17]. Certains le considèrent comme le meilleur joueur français depuis le début de cette édition[18],[19].

Il est appelé en équipe de France le par Philippe Saint-André sur la liste des 30 joueurs visant à préparer le Tournoi des Six Nations 2014. Il est un des huit toulousains présents sur la liste. Titulaire au poste de no 8 face à l'Angleterre puis l'Italie, rencontre où il inscrit un essai, il reçoit un carton jaune pour avoir ironiquement applaudi l'arbitre de la rencontre face au pays de Galles, l'Irlandais Alain Rolland[20]. Exclu du groupe pour le match suivant face aux Écossais, il retrouve sa place lors du match, évoluant au poste de troisième ligne aile, le poste de no 8 étant attribué à Damien Chouly[21]. Retenu pour la tournée de juin en Australie[22], il est jugé hors de forme pour le premier test face aux Wallabies[23]. Il participe aux deux autres tests en tant que remplaçant.

Il est ensuite absent en équipe de France depuis la tournée en Australie. En effet, il est victime d'une infection pulmonaire qui le prive de terrain jusqu'au mois d'octobre[24], puis en raison d'une blessure à la cuisse peu avant le Tournoi des Six Nations 2015[25], ses prestations avec le Stade toulousain lui permettent de figurer dans le groupe préparant la coupe du monde 2015 en Angleterre[26].

Il est titulaire lors des trois matchs de cette préparation (contre l'Angleterre, deux fois, puis contre l'Écosse)[27],[28] et il figure donc logiquement dans le groupe des 31 joueurs retenus pour la coupe du monde en Angleterre[29].

Louis Picamoles est d'ailleurs titulaire lors du match d'ouverture de la France contre l'Italie (32-10). Il réalise, une fois de plus, une très bonne performance[30]. Il est titulaire, une fois de plus, quatre jour plus tard contre la Roumanie (38-11). Cependant, il n'est pas titulaire contre le Canada car son entraineur souhaitant le laisser se reposer[31]. Il est titulaire lors de la déroute de l'équipe de France en quart de finale face à la Nouvelle-Zélande, il marquera notamment l'unique essai français mais le XV de France perdra.

Style de jeu[modifier | modifier le code]

Doté d'un physique impressionnant (1,92m pour 116 kg)[32], Louis Picamoles est très performant dans le combat et en particulier dans le fait d'avancer dans les zones denses en défenseurs (à la différence des 3/4 qui ont plus d'espace pour avancer) : par exemple, au cours du Top 14 2014-2015, Louis Picamoles a parcouru environ 975 mètres ballon en main[33]. Il est également connu pour ses raffuts dévastateurs et très spectaculaires. 

Palmarès[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

En équipe nationale[modifier | modifier le code]

Au , Louis Picamoles compte 51 sélections avec l'équipe de France, dont 36 en tant que titulaire, inscrivant 35 points, sept essais[34].

Il participe à cinq Tournois des Six Nations, en 2008, 2009, 2012, 2013 et 2014[35]. Il compte 21 sélections dans le tournoi et inscrit trois essais[35].

Il participe à deux éditions de la coupe du monde, en 2011, où il affronte le Canada, la Nouvelle-Zélande et l'Angleterre, et lors de l'édition 2015 ou il joue contre l'Italie et le Canada.

Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Édition Rang Résultats France Résultats L.Picamoles Matchs L.Picamoles
Nouvelle-Zélande 2011 Finaliste 4 v, 0 n, 3 d 3 v, 0 n, 0 d 3/7
Angleterre 2015 Quart de finaliste 3 v, 0 n, 2 d 2 v, 0 n, 2 d 4/5

Légende : v = victoire ; n = match nul ; d = défaite.

  • Équipes Jeunes
    • Équipe de France Universitaire : 1 sélection en 2006 (Espagne)
    • Équipe de France -21 ans : participation au tournoi des 6 nations 2007 (2 essais contre l'équipe d'Angleterre)
    • Équipe de France -19 ans :
      • 2005 : participation au championnat du monde en Afrique du Sud, 3 sélections (Australie, Géorgie, Roumanie)
      • 6 sélections en 2004-2005

Liste des essais[modifier | modifier le code]

Essai Adversaire Lieu Stade Compétition Date Résultat
1 Free Use Pacific Islanders flag.png Pacific Islanders Montbéliard, Drapeau de la France France Stade Bonal Test match 15 novembre 2008 Victoire
2 Drapeau : Argentine Argentine Córdoba, Drapeau de l’Argentine Argentine Stade Mario Alberto Kempes Test match 16 juin 2012 Défaite
3 Drapeau : Australie Australie Saint-Denis, Drapeau de la France France Stade de France Test match 10 novembre 2012 Victoire
4 Drapeau : Italie Italie Rome, Drapeau de l'Italie Italie Stade olympique de Rome Six Nations 3 février 2013 Défaite
5 Drapeau : Irlande Irlande Dublin, Drapeau de l'Irlande Irlande Aviva Stadium Six Nations 9 mars 2013 Nul
6 Drapeau : Italie Italie Saint-Denis, Drapeau de la France France Stade de France Six Nations 9 février 2014 Victoire
7 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande Cardiff, Drapeau du Pays de Galles Pays de Galles Millennium Stadium Coupe du monde 17 octobre 2015 Défaite

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche de Louis Picamoles », sur stadetoulousain.fr (consulté le 10 août 2014)
  2. a et b « Fiche de Louis Picamoles », sur itsrugby.fr (consulté le 28 mars 2015).
  3. (en) Fiche de Louis Picamoles sur ESPNscrum. Consulté le 4 octobre 2015.
  4. « Louis Picamoles. Le laboureur », sur Libération.fr (consulté le 7 novembre 2015)
  5. Picamoles à Toulouse
  6. « Picamoles revient de loin », sur www.rugbynews.fr,‎ (consulté le 9 février 2013)
  7. « INTERVIEW Ugo Mola fait le point avant Stade-Castres - Stade toulousain », sur www.stadetoulousain.fr (consulté le 5 septembre 2015)
  8. Bertrand Lagacherie, « Louis Picamoles jouera à Northampton la saison prochaine », sur L'Équipe (consulté le 2 novembre 2015).
  9. (fr) « 8e journée : Toulouse se balade face à Grenoble (52-12) », sur L'Equipe.fr (consulté le 7 novembre 2015)
  10. a et b « Première pour Picamoles » (consulté le 30 septembre 2015)
  11. « Rugby : Lièvremont annonce sa liste des trente pour le Mondial », sur www.lemonde.fr,‎ (consulté le 10 mars 2013).
  12. « Louis Picamoles, Coupe du Monde 2011 », sur rwc2011.irb.com (consulté le 10 mars 2013).
  13. « XV de France : le groupe des 33 joueurs retenus pour le Tournoi », sur www.lnr.fr (consulté le 10 mars 2013).
  14. « Italie 23 - 18 France », sur http://www.lequipe.fr (consulté le 10 mars 2013)
  15. « Irlande 13 - 13 France », sur www.lequipe.fr (consulté le 10 mars 2013).
  16. « Résumé du gros match de Picamoles contre l'Irlande. » (consulté le 30 septembre 2015)
  17. « RBS 6 Nations », sur rbs6nations.com (consulté le 30 septembre 2015)
  18. Geoffrey Steines, « Irlande-France : Picamoles, un « iceberg » à la hauteur », sur rmcsport.fr,‎ .
  19. Fabien Galthié, « « L'instinct de Picamoles » », L'Équipe,‎ , p. 2.
  20. Thomas Delencre, « Rugby : Louis Picamoles, symbole des errements des Bleus », sur lemonde.fr,‎ .
  21. « Picamoles fait son mea culpa », sur lequipe.fr,‎ .
  22. Thibault Perrin, « XV de France - La liste des joueurs retenus pour la tournée d'été en Australie », sur lerugbynistere.fr,‎ .
  23. Alexandre Bardot, « Picamoles fait son mea culpa », sur lequipe.fr,‎ .
  24. Vincent Péré-Lahaille, « Coupe du monde - Et si Louis Picamoles mettait tout le monde d’accord ? », sur rugbyrama.fr,‎ .
  25. « Picamoles remplacé par Goujon » (consulté le 11 septembre 2015)
  26. Thibault Perrin, « XV de France - Le groupe des 36 joueurs pour la Coupe du monde 2015 », sur lerugbynistere.fr,‎ .
  27. « Louis Picamoles s'installe », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 11 septembre 2015).
  28. Arnaud Coudry, « Le retour en force de Louis Picamoles - XV de France - Rugby - »,‎ (consulté le 11 septembre 2015)
  29. Richard Escot, « Trinh-Duc privé de Mondial », sur lequipe.fr,‎ .
  30. « France-Italie: Louis Picamoles, ce guerrier ! - Coupe du Monde de Rugby » (consulté le 30 septembre 2015)
  31. « XV de France : Picamoles au repos, Grosso pour une première face au Canada » (consulté le 30 septembre 2015)
  32. « Louis PICAMOLES - Stade toulousain », sur www.stadetoulousain.fr (consulté le 11 septembre 2015)
  33. Ligue Nationale de Rugby, « Louis Picamoles » (consulté le 11 septembre 2015)
  34. a et b (en) « Louis Picamoles », sur en.espn.co.uk (consulté le 19 octobre 2015).
  35. a et b (en) « Louis Picamoles : Five/Six Nations », sur en.espn.co.uk (consulté le 25 août 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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