Louis Perrin

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Louis Perrin
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Louis Perrin, portrait publié dans la Revue du lyonnais en 1921
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Louis Perrin (Louis-Benoît Perrin), né le (23 floréal an VII) à Lyon et mort le dans la même ville, est un imprimeur, lithographe, graveur et libraire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le père de Louis Perrin est un marchand commissionnaire[1]. Son frère aîné, Théodore, sera médecin[2] et sa sœur Louise Adélaïde fondera un hospice pour jeunes filles incurables rue Saint-Georges à Lyon.

Louis suit les cours de l'École de dessin et il est formé, à partir de 1818, chez l'imprimeur lyonnais Ballanche, imprimerie rachetée par Mathieu-Placide Rusand. En 1822 il s'associe avec Zacharie Durand, gendre de son ancien patron[3] et qui possède le brevet d'imprimeur, pour racheter l'imprimerie typographique de Siméon Darnaud, qui vient de mourir. Louis Perrin obtient lui-même le brevet d'imprimeur le , puis celui de libraire, le . L'association de Durand et Perrin dure seulement deux ans et Louis Perrin poursuit l'entreprise sous son propre nom. Il obtient, en 1833[4], le brevet de lithographe et, le , le brevet pour la taille-douce, qu'il pratique depuis déjà longtemps.

Louis Perrin, tout en imprimant livres et publications courants, se consacre progressivement à l'édition des beaux livres. En 1846, il doit imprimer le livre Inscriptions antiques de Lyon d'Alphonse de Boissieu. Il estime que les caractères existants, principalement le Firmin Didot, ne conviennent pas à l'ouvrage. Il crée et fait réaliser par le fondeur Francisque Rey un alphabet complet en capitales qu'il appelle « les caractères Augustaux »[5], il crée ensuite les minuscules, ciselées par Jean-Marie Fugère et fondues par Rey[6]. L'imprimerie emploie, dans les années 1850, une dizaine de personnes dont le graveur et lithographe Jean-Marie Fugère, entré à son service vers 1845, qui dessine nombre d'ornements typographiques et de planches.

Louis-Benoit Perrin se marie le avec Marie-Josephine Fayolle, ils ont une fille, Marie-Cécile. Veuf, Louis contracte un second mariage le avec Catherine-Baptistine-Cécile Grand, qui poursuivra l'entreprise après la mort de son mari. Ils ont un fils Alexandre-Louis-Alfred, qui secondera puis succédera à sa mère. L'imprimerie Perrin est liquidée en 1883.

S'il ne s'engage jamais dans l'action politique, Louis Perrin fait partie des notables de la ville et occupe diverses fonctions : juge au tribunal de commerce de Lyon de 1851 à 1856, président de la Société des imprimeurs lyonnais, membre, en 1859, de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon[7], membre de la Commission exécutive des Amis des Arts, membre des sociétés de secours mutuel typographique et lithographique...

Louis-Benoît Perrin meurt le 7 avril 1865 ; il enterré le 9 avril au cimetière de Loyasse après le service funèbre célébré dans l'église d'Ainay [8].

Décorations, hommages[modifier | modifier le code]

  • Une plaque commémorative marque l'existence de son atelier par l'inscription « Louis Perrin, Imprimeur Lyonnais, exerça ici son activité entre 1825 et 1832, avant de s'installer au 6 rue d'Amboise et d'y créer les caractères Augustaux qui firent sa renommée »[9].

Travaux[modifier | modifier le code]

Le catalogue des impressions de Perrin, publié en 1880, en fait apparaître 286, mais Marius Audin estime que la liste est incomplète.

Quelques-uns des travaux les plus remarquables :

En qualité de lithographe ;

  • Nouveau plan topographique et historique de la ville de Lyon, de ses faubourgs, de ses forts et de ses environs, dessinateur Jh. Guyet, 1 plan : en coul. ; 60,5 x 93 cm, 1847 lire en ligne sur Gallica

En qualité d'imprimeur[10] :

  • Luigi Cibrario, Généalogie de la Maison de Savoie, 1856.
  • Jean-Baptiste Monfalcon, Monographie de la Table de Claude, 1851 lire en ligne sur Gallica.
  • Paul Allut, Les Routiers au XIVe siècle, les Tard-venus et la bataille de Brignais. 1859. In-8, demi maroquin rouge à coins, dos à nerfs orné et illustré de 3 planches.
  • Auguste Bernard Le temple d'Auguste et la nationalité gauloise, 1863. In-4°, demi maroquin vert à coins, dos nerfs orné, tête dorée (Bruyère, relieur) orné d’une carte en couleurs et de 11 planches de fac-similé d’inscriptions lapidaires.
  • Ferdinand Denis Histoire de l'Ornementation et des manuscrits.
  • Villiers de l'Isle-Adam, Premières poésies, 1859.
  • Diane de Poitiers Lettres inédites de Dianne de Poytiers, publiées d'après les manuscrits par Georges Guiffrey, Vve Jules Renouard à Paris, Imprimerie Louis Perrin à Lyon, 1866. Reliure contemporaine plein maroquin rouge, dos à nerfs, caissons ornés, plats ornés d'un fer à la fanfare monogrammé D, roulettes sur les gardes. 5 vol.
  • Louis de La Saussaye, Le Château de Chambord, 1859.
  • Œuvres complètes de Bourdaloue, de la Compagnie de Jésus, 16 t. L. Perrin dessinateur et imprimeur, 1830.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Guillo, Louis Benoît Perrin et Alfred Louis Perrin, imprimeurs lyonnais, diplôme supérieur des bibliothèques, Villeurbanne, ENSSIB, 1986.
  2. Le fils de Rodolphe, Sainte Marie Perrin achèvera la construction de la basilique de Fourvière.
  3. Patrice Béghain, Dictionnaire historique de Lyon, Lyon, Editions Stéphane Bachès, , 1502 p., p. 991-992.
  4. « Dictionnaire des imprimeurs-lithographes du 19e siècle. Perrin, Louis, Benoît », sur elec.enc.sorbonne.fr (consulté le ).
  5. « Caractères augustaux », sur idref.fr, .
  6. Marius Audin, « Perrin, imprimeur », Revue du Lyonnais,‎ , p. 505-522.
  7. Dominique Saint-Pierre, Dictionnaire historique des académiciens de Lyon : 1700-2016, (ISBN 978-2-9559433-0-4 et 2-9559433-0-4, OCLC 983829759, lire en ligne)
  8. Faire part de décès in Guillo p. 11.
  9. Honneur à Louis Perrin, Le Progrès de Lyon, 19 mars 1987.
  10. « Exposition publique du Jeudi 19 Juin 2014 Louis Perrin. L’Art du Livre à Lyon au XIXe siècle », sur bibliotheque-dauphinoise.com, .

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Monfalcon, Etude sur Louis Perrin, imprimeur lyonnais, édition établie et annotée par Laurent Guillo, postface par René Ponot, Paris 1994, Éditions des Cendres, 108 p.
  • René Ponot Louis Perrin & l'énigme des Augustaux, Paris, 1998, Éditions des Cendres.
  • Laurent Guillo Louis-Benoit Perrin et Alfred-Louis Perrin, imprimeurs a Lyon (1823-1865-1883) Villeurbanne, 1986, École Nationale Supérieure des Bibliothèques.
  • Jean-Pol Donné, "PERRIN Louis", in Dominique Saint-Pierre (dir.), Dictionnaire historique des académiciens de Lyon 1700-2016, Lyon : Éditions de l'Académie (4, rue Adolphe Max, 69005 Lyon), 2017, p. 1013-1016.

Liens externes[modifier | modifier le code]