Louis Neillot

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Louis Neillot
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Louis Neillot est un peintre français, né à Vichy (Allier) le 10 février 1898 et mort à Paris le 24 décembre 1973. Il se rattache au courant du fauvisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis Neillot est le fils d'un jardinier-fleuriste, Jean Neillot, et de Louise Barghon. Il est mobilisé à la fin de la Première Guerre mondiale ; après avoir été gazé, il est réformé. Il s'installe à Paris et commence à fréquenter les milieux artistiques et littéraires de la capitale. Il revenait l'été en Bourbonnais, où il s'inspirait des paysages ; il séjourna d'abord près de Cusset, puis de 1946 à 1958 à Creuzier-le-Neuf ; enfin, à partir de 1958, il venait passer plusieurs mois par an au Verger, une maison qu'il possédait à Saulcet. Mais les paysages de la région parisienne sont aussi présents dans son œuvre : hauteurs de Clamart et de Meudon, vallée de Chevreuse, vallée du Petit Morin.

Il a été l'un des occupants de La Ruche[1] (1928-1934). Il s'installe ensuite 65, boulevard Arago, à la Cité fleurie, où il reste presque jusqu'à la fin de sa vie. Il est l'ami de Jean Dreyfus-Stern.

Il a été vice-président du Salon des indépendants (où il exposait régulièrement)[2]. Il expose aussi au Salon d'automne et au Salon des Tuileries.

Lorsqu'il meurt en 1973, il est considéré comme le « dernier représentant du fauvisme[2] ».

Il est inhumé au cimetière de Saulcet, près de Saint-Pourçain-sur-Sioule[3].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Son œuvre comprend principalement des natures mortes, des paysages et des nus, ainsi que les fleurs et les arbres de son jardin du Verger. Elle se signale par la puissance des couleurs, mais aussi par une forte structuration où se note l'influence de Cézanne, qu'il admirait particulièrement[4].

Neillot a aussi illustré des livres, comme Le Sel de la terre de Raymond Escholier en 1937 ou Les Anges noirs de François Mauriac en 1938.

Une salle du musée municipal de Vichy lui est consacrée (salle Neillot).

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Madrid, 1933[5].
  • Association Florence Blumenthal, Paris, 1934.
  • Rétrospective d'une centaine d'œuvres, galerie Delarue, Paris, 1997.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Louis Neillot a été honoré par le prix Blumenthal en 1932.

Il a reçu le prix international de l'affiche touristique, Catane et Rome, 1979.

Hommages[modifier | modifier le code]

L'école primaire de Creuzier-le-Neuf (Allier) porte son nom depuis 2005, ainsi qu'un square à Vichy (1976), un jardin public à Montluçon[6] (1980) et une rue au Vernet (1982) et à Saulcet (2004).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul Caracalla, Montparnasse : l'âge d'or, Paris, La Table Ronde (en ligne).
  2. a et b Gazette des beaux-arts, 1974, p. 47.
  3. André Touret, op. cit., p. 328.
  4. Il a été commissaire général de l'exposition du centenaire de Cézanne, en 1939 à Paris.
  5. Cahiers bourbonnais et du Centre, 31, 1987, p. 58.
  6. Le jardin des Marais ou jardin Louis-Neillot.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. Bouret, Éloge de Louis Neillot, Paris, Manuel Brucker édit., 1962.
  • René Barjavel, Neillot, Paris, Linéal, 1975, 160 p., 159 ill.
  • Russell T. Clement, Les Fauves: A Sourcebook, Greenwood Publishing Group, 1994, p. 64-65 (en ligne).
  • Colette Manigand-Neillot, Juliette Constantin-Neillot, Louis Neillot : catalogue raisonné, J. Constantin, 1997, 185 p. (en liaison avec l'exposition de la galerie Delarue).
  • André Touret, Destins d'Allier, Nonette, Créer, 2005, p. 328 (en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]