Tim (dessinateur)

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Tim
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Tim[1], pseudonyme de Louis Mitelberg (Lejzor Mitelberg[2]), né le à Kałuszyn, Pologne, mort le à Paris, est un dessinateur de presse, caricaturiste, illustrateur et sculpteur français d'origine juive polonaise.

Ses débuts, son style[modifier | modifier le code]

Louis Mitelberg publie son premier dessin dans le courrier des lecteurs du magazine polonais d’opposition Szpilki. Venu à Paris en 1937 suivre des cours d’architecture, il est incorporé en 1940 fait prisonnier en 1941, il s’évade pour rejoindre l'URSS. Puis il fait partie des 218 évadés français par l’URSS avec notamment Pierre Billotte, Alain de Boissieu ou encore Jean-Louis Crémieux-Brilhac[3], pour rejoindre Londres. Son style se caractérise par un graphisme aux traits enchevêtrés, d'un humour souvent noir.

Le dessinateur de presse[modifier | modifier le code]

Après avoir collaboré à l'Humanité, en signant de son patronyme, il entre en 1958 à L’Express et signe ses dessins sous le pseudonyme de « Tim »[4],[Note 1], après avoir exposé ses dessins dans le monde entier. C'est l’un des dessinateurs politiques les plus importants de son époque (1960-1990). Il a aussi dessiné, entre autres, pour Le Monde, L'Événement du jeudi, Time, Newsweek, le New Yorker, le New York Times. Il publie de nombreux ouvrages de dessins de presse.

Lorsque, au cours de la conférence de presse du 27 novembre 1967, le général de Gaulle parle des Juifs comme d'un « peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur », le dessin de Tim en réplique est refusé par L'Express, et passé en une par Le Monde, avec lequel c'est sa première collaboration. Ce dessin représente un déporté juif squelettique dans un camp de concentration, la main dans sa chemise à la façon de Napoléon, sous-titré « Sûr de lui et dominateur »[5].

L'illustrateur[modifier | modifier le code]

Tim illustre les œuvres de grands écrivains, comme les œuvres complètes de Franz Kafka et d’Émile Zola mais aussi par trente-et-un dessins peu connus Le Surmâle d'Alfred Jarry au Club français du livre.

En 2007, la Bibliothèque nationale de France a hérité de son fonds de dessins.

Le sculpteur[modifier | modifier le code]

Tim est aussi sculpteur. On peut citer parmi ses œuvres le Monument aux déportés à Auschwitz III (1993), érigé au cimetière du Père-Lachaise à Paris, et L’Hommage au capitaine Dreyfus (1986) érigé boulevard Raspail à Paris. En 2000, il a également réalisé une statue de Daumier en train de peindre Ratapoil pour l’Association des Amis d’Honoré Daumier, exposée à l’Assemblée nationale.

Expositions[modifier | modifier le code]

En 1984, une rétrospective de son œuvre s’est tenue au musée des arts décoratifs de Paris.

En 2003, également à Paris, le musée d'art et d'histoire du judaïsme a présenté une exposition préparée par Yasha David, « Tim : être de son temps », première rétrospective posthume de l'artiste.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Première syllabe inversée de son patronyme

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité personne : Tim, BnF, consulté le 27 avril 2012.
  2. « Tim ou le pouvoir du dessin de presse (1) », sur decryptimages.net (consulté le 1er mai 2016)
  3. « Jean-Louis Crémieux Brilhac - Mémoire et Espoirs de la Résistance », sur Mémoire et Espoirs de la Résistance (consulté le 1er mai 2016)
  4. « Tim trait pour trait », sur Libération.fr (consulté le 1er mai 2016)
  5. Reproduction du dessin de Tim sur le site judaisme.sdv.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]