Louis Michon

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Louis Michon
Naissance
Paris 6e
Décès (à 80 ans)
Paris 7e
Nationalité Drapeau de France Français
Profession

Louis Michon, né le à Paris 6e et mort le à Paris 7e, est un chirurgien urologue français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Petit-fils de Joseph Michon, médecin et homme politique, arrière-petit-fils du chirurgien Louis-Marie Michon, il est neveu de l'académicien Étienne Michon et oncle de l'archevêque de Rabat Hubert Michon, également médecin. On retrouve parmi son ascendance le baron Dupin et son épouse Louise Gély, seconde femme de Danton, Péan de Saint-Gilles, la famille Cochin ou encore les botanistes Richard, jardiniers de Trianon.

Condisciple lors de sa formation médicale à Paris de Louis Pasteur Vallery-Radot, Georges Duhamel, François de Gaudart d'Allaines, et bien d'autres qui resteront ses amis la vie durant, il est engagé en 1914 dès les premiers jours de la Grande Guerre. Il apprend au front ses premiers gestes de chirurgien et rejoint l'ambulance chirurgicale automobile N°9 qui opère notamment à Verdun. La paix retrouvée, la voie des concours le mène au titre de chirurgien des Hôpitaux de Paris. Il se consacre alors à l'urologie, sur les pas de son oncle Édouard Michon, élève de Félix Guyon. Chirurgien de l'hôpital Saint-Louis pendant la Seconde Guerre mondiale, il termine sa carrière à la tête du service d'urologie de l'hôpital Necker, où, sous l'impulsion du néphrologue Jean Hamburger et de Gabriel Richet, il prend la responsabilité chirurgicale de la première greffe de rein réalisée par Oeconomos et Vaysse assistés de Delinotte et Blondeau sur le jeune Marius Renard dans la nuit de Noël 1952. Jean Hamburger endossera la paternité de cette « première » médico-chirurgicale.

Président de l'Académie de Chirurgie, il le sera aussi du congrès de l'Association française d'urologie (comme, avant lui, son oncle Edouard et, après lui, son fils Jacques).

Il sera médecin-chef de l'Hôpital des Peupliers (Croix Rouge Française) à Paris.

Père de famille nombreuse, il met en pratique sa foi catholique et termine sa vie dans l'oblature bénédictine.

On compte parmi sa très nombreuse descendance le philosophe Cyrille Michon.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]