Louis Mercier (poète)

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Louis Mercier
Description de l'image defaut.svg.
Nom de naissance Henri Louis Joseph Mercier
Naissance
Coutouvre (Loire)
Décès (à 81 ans)
Saint-Flour (Cantal)
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

  • Les Contes de Jean-Pierre

Louis Mercier (de son nom de naissance Henri Louis Joseph Mercier), né le à Coutouvre (Loire) et mort le à Saint-Flour (Cantal), est un poète et journaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis Mercier[1] est le fils cadet de Jean-Claude Mercier (1818-1898), propriétaire cultivateur, et de Jeanne Chevreton (1832-1888). Il a trois frères et une sœur aînés :

  • Joseph Mercier (de son nom de naissance Denis Joseph Marie Mercier, 1850-1922), cultivateur, il participa à la guerre franco-allemande de 1870. Marié le à Mars avec Jeanne Lacour, sans descendance.
  • Joséphine Mercier (de son nom de naissance Benoîte Marie Justine Mercier, de son nom de religion sœur Marie, 1854-1878), elle entra chez les religieuses de Saint-Vincent-de-Paul, et mourut jeune à Muret. Elle inspira Louis Mercier dans son roman Hélène Sorbiers.
  • Jean Mercier (de son nom de naissance Jean Pierre Marie Mercier, de son nom de religion père Alexandre, 1852-1929) et Jean Mercier (de son nom de naissance Jean Victor Mercier, de son nom de religion père Vincent, 1860-1926). Après de brillantes études au petit séminaire de Saint-Jodard, ils furent admis dans l'ordre des Dominicains où ils acquirent la réputation de philosophes éminents.

L'enfance du poète fut celle d'un petit paysan solitaire et farouche. Les animaux, les arbres, la maison et ses meubles à quoi il prête déjà une âme, sont des compagnons de chaque jour. Un père et un frère aîné sévères, une mère souffrante et peu expansive, bien qu'il se sache aimé d'eux retiennent ses élans de tendresse, qu'il libère pendant les rares séjours de sa sœur et de sa marraine à la maison.

Pas d'école, la leçon de lecture de son père le soir sera toute son instruction jusqu'au jour où vers sa neuvième année, il suivra les cours d'un vicaire pour apprendre le latin. À douze ans, il entre comme l'avaient fait ses deux frères au petit séminaire de Saint-Jodard, où il découvre les littératures classique et française.

Ses études secondaires achevées, il entre à la faculté catholique de lettres à Lyon où il rencontre Louis Aguettant[2] avec lequel il lie une amitié qui durera jusqu'à sa mort. Une correspondance de plus de 300 lettres sur la littérature, la poésie et la musique, lettres précieuses pour connaître la vie et l'œuvre de Louis Mercier. Il revient à vingt ans faire sa retraite à Coutouvre et méditer sur sa vocation en écrivant. En 1890, il participe à un concours de littérature organisé par le Journal de Roanne et remporte le premier prix pour Lamento, et le second prix de prose avec La Vierge au tapis.

Il fait son service militaire dans le 4e régiment de zouaves à Tunis. À son retour en 1890, il entre comme rédacteur au Journal de Roanne dont il devient quelques années plus tard le rédacteur en chef.

En 1903, il se voit attribuer le prix Archon-Despérouses[3].

En 1911, il reçoit le prix Capuran de l'Académie française, pour Lazare. Puis en 1920, l'Académie française lui décerne le prix Vitet pour l'ensemble de son œuvre puis le prix Claire Virenque en 1925.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il publie de nombreux éditoriaux dans le Journal de Roanne où il prend parti pour le maréchal Pétain et le régime de Vichy.

Dans la pensée de ses compatriotes Louis Mercier restera un « grand poète » comme l'ont reconnu les critiques littéraires de son temps : Henry Bordeaux, Henri Bremond, Henri Ghéon, René Doumicetc.

Ce méditatif avait le goût des grandes compositions symboliques, dans Le poème du vent ou autres compositions inspirées par la nature et la vie rustique de sa terre du Forez. Il était porté également par les sujets religieux, comme dans la pièce intitulée Le Christ ou Légende pour les vitraux d'Ambierle.

Il meurt le dans un appartement de Saint-Flour où sa femme avait été nommée professeure.

Il fut inhumé au cimetière de Coutouvre le .

Le , un hommage officiel lui fut rendu à l'occasion de la bénédiction de sa stèle par le cardinal Gerlier[4], en présence notamment d'Antoine Pinay, président du conseil et de Jean Tenant qui fut l'ami de Louis Mercier[5].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il se maria en premières noces le avec Clotilde Déchavanne (1871-1948).

Il se maria en secondes noces le à Vichy avec Anne-Marie Dubois (de 49 ans sa cadette), professeur de philosophie.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • L'Enchantée, Ollendorff, 1897.
  • Les Voix de la terre et du temps, Calmann-Lévy, 1903 ; réédition Lardanchet, Lyon, 1920.
  • Le Poème de la maison, mis en musique par Witkowski, Calmann-Lévy, 1910 ; réédition Horvath, Roanne, 1975.
  • Lazare le ressuscité, suivi de Ponce Pilate, Calmann-Lévy, 1910.
  • Hélène Sorbiers, Calmann-Lévy, 1911.
  • Poèmes de la tranchée, Lardanchet, Lyon, 1916.
  • Prières de la tranchée, Lardanchet, Lyon, 1917.
  • Baudelaire choisi, introduction biographique et critique de M. Louis Mercier, Lardanchet, Lyon, 2 volumes, 1918.
  • Les Pierres sacrées. Suivies des Poèmes de la tranchée, Calmann-Lévy, 1922.
  • Petites Géorgiques, Calmann-Lévy, 1923.
  • Cinq mystères joyeux, Le Pigeonnier, 1924 ; réédition (extrait) : Nativité, Dismas, 1992.
  • Préface à L'Astrée, 1925.
  • Les Demoiselles Valéry, Calmann-Lévy, 1925
  • Les Contes de Jean-Pierre. Texte patois avec traduction française de l'auteur, 2 volumes, Larchandet, Lyon, 1928 ; 1re réédition Horvath, Roanne, 1972 ; 2de réédition De Borée, Clermont-Ferrand, 1998.
  • Témoignages. Allocutions et conférences, éditions Vitte, 1932.
  • In Hymnis Et Canticis, préface de Mgr Fleury Lavallée, Gouttebaron, Le Coteau, 1947.
  • Mes amis les arbres, éditions du Sud-Est, Lyon, 1951.
  • De l'Oder à la Seine en passant par la Volga, F. André, Le Neubourg, 1982.
  • Nos lettres du Sinaï : correspondance de deux jeunes écrivains à la fin du XIXe siècle : 1889-1902. Louis Aguettant et Louis Mercier, L'Harmattan, Paris, 2003.

Référence[modifier | modifier le code]

  1. « Henri Louis Joseph Louis - GeneaStar - Geneanet », sur Geneanet (consulté le 11 mai 2017)
  2. Les deux jeunes étudiants suivirent en commun les cours du professeur James Condamin.
  3. http://www.academie-francaise.fr/prix-archon-desperouses.
  4. « LOUIS MERCIER POÈTE FOREZIEN EN PATOIS FRANCOPROVENCAL », sur coutouvre.blogspot.fr (consulté le 12 mai 2017)
  5. « UNE CÉRÉMONIE A LA MÉMOIRE DU POÈTE LOUIS MERCIER », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 12 mai 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]