Louis Marie de Milet de Mureau

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Louis Marie Antoine Destouff de Milet de Mureau
Image illustrative de l'article Louis Marie de Milet de Mureau

Naissance
Toulon (Var)
Décès (à 73 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Génie
Grade Général de division
Années de service 1769-1816
Distinctions Baron d'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
Commandeur de Saint-Louis

Louis Marie Antoine Destouff de Milet de Mureau baron, né à Toulon le , mort à Paris le , est un général et homme politique français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille noble, il est admis à l’École royale du génie de Mézières[1] en 1769. Élu député suppléant aux États généraux en 1789 par sa ville natale ; il remplace Louis-Armand de La Poype de Vertrieux à l'Assemblée nationale Constituante, où il se fait remarquer par la modération de ses opinions. Employé souvent dans les comités, il présente des rapports sur les monnaies, la navigation intérieure, l'état-major de l'armée et la garde nationale.

Milet de Mureau commande en 1792 l'artillerie et le génie à l'armée des Alpes et à celle du Var avec laquelle il pénètre en Italie. Sa naissance, ses opinions à l'Assemblée constituante, le rendent suspect aux commissaires de la Convention. Ayant perdu son commandement, il revient à Paris et est chargé par le gouvernement de la rédaction du Voyage de La Pérouse, dont Louis XVI a écrit les instructions[2].

Promu général de brigade le 7 janvier 1796, il a la direction des services de l'artillerie et du génie au ministère de la guerre. Il remplace Schérer comme ministre de ce département en février 1799. La France alors était attaquée de tous côtés, l'Italie envahie, les frontières du Rhin menacées, l'intérieur agité et le trésor vide.

Le général Mureau rend un service important en fournissant à Masséna, malgré l'extrême pénurie d'hommes et d'argent, les moyens de réorganiser l'armée d'Helvétie et de gagner la Deuxième bataille de Zurich, qui met un terme aux revers de cette campagne. Les difficultés de toute nature, suscitées par le conseil des Cinq-Cents, déterminent Milet de Mureau à donner sa démission le 2 juillet 1799. Ce jour-là même, il est élevé au grade de général de division du génie. Le portefeuille de la guerre ayant été retiré au général Bernadotte, Milet le reprend de nouveau, mais seulement par intérim. Après le 18 Brumaire, Bonaparte, qui croyait avoir à se plaindre de lui ne le conserve pas dans le cadre de ces activités. Milet obtient cependant en 1802 la préfecture de la Corrèze, fonction qu'il exerce pendant 8 ans. Élevé à la dignité de Baron de l'Empire le 18 juin 1809.

A la Première Restauration, envoyé en Corse en 1814, avec la qualité de commissaire du roi, il est reçu avec enthousiasme sur l'île.

Admis à la retraite en 1816, il est nommé membre du grand-conseil d'administration de l'hôtel des Invalides et meurt en mai 1825. Milet est commandeur de la légion d'honneur et de Saint-Louis.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. D'après Bruno Belhoste, « Du dessin d'ingénieur à la géométrie descriptive », In Extenso, no 13,‎ , p. 103-135 (lire en ligne)
  2. Louis-Marie-Antoine Destouff de Milet-Mureau, Voyage de La Pérouse autour du monde : tome 3, chez Plassan, , 414 p. (lire en ligne)

Sources[modifier | modifier le code]