Louis Marie Charles de Bodin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Comte de Galembert
Nom de naissance Louis Marie Charles de Bodin
Naissance
Vendôme (Loir-et-Cher)
Décès (à 78 ans)
Bocé (Maine-et-Loire)
Nationalité Drapeau de la France française
Profession
peintre religieux
Autres activités
archéologue, historien
Description de cette image, également commentée ci-après
Blason de la famille Bodin de Galembert

Louis Marie Charles de Bodin, plus connu sous le nom de comte de Galembert, né à Vendôme le et mort à Bocé le , est un peintre, historien et archéologue français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis Marie Charles de Bodin naît à Vendôme le [1] ; c'est là que son père Joseph-François Henri s'est fixé en 1804 après son retour d'émigration en Italie[2].

Il apprend la peinture religieuse à Paris sous la direction Charles de Steuben[3].

Il épouse Valentine Berthemy (fille du général Pierre-Augustin Berthemy[4]) le [5].

Outre la peinture, il s'intéresse également à l'archéologie et à l'histoire et, lors d'un long voyage dans le bassin méditerranéen, il réalise de nombreux dessins et recueille une copieuse documentation sur l'Italie, la Grèce, le Syrie et l'Égypte[6]. Il compte parmi les premiers membres de la Société archéologique de Touraine dont il est vice-président de 1871 à 1874[7]. Il est également membre de la Société française d'archéologie et inspecteur des monuments historiques d'Indre-et-Loire en 1856[8].

Il meurt le dans son château de Parpacé, à Bocé, dont il a hérité à la mort de sa mère en 1870[9] et où il s'est retiré peu de temps après pour des raisons qui demeurent inconnues[10].

Œuvre picturale et archéologique[modifier | modifier le code]

Peintures de Rivière.
Plan de l'amphithéâtre de Tours.

En tant qu'artiste peintre religieux, Galembert est rattaché au mouvement nazaréen[11]. Il expose à Paris en 1841 où sa Crucifixion[12] lui assure la notoriété[6], ainsi qu'en 1861[3]. Il réalise ou restaure le décor peint d'une dizaine d'églises dans le centre de la France, comme celle de Rivière[13], même si son travail est parfois critiqué dans les décennies qui suivent par d'autres archéologues, à l'instar de Robert Ranjard. Il recense les monuments tourangeaux en péril et les œuvres d'art qu'ils contiennent[10].

Menant de front sa carrière de peintre et sa passion pour l'archéologie, il est en 1853 rapporteur d'une commission chargée d'examiner des vestiges antiques à Tours, notamment ceux de l'amphithéâtre dont il dresse le premier plan[14]. Il rédige un Mémoire sur l'histoire et les progrès de la peinture murale et de la sculpture en Touraine [au Moyen Âge], publié à l'occasion du Congrès archéologique de France en 1862[15].

Pour en savoir plus[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Leveel et Alain Jacquet, « Galembert (Louis-Marie Charles, comte de) : 1814-1891 », dans Henri Galinié (dir.), Tours antique et médiéval. Lieux de vie, temps de la ville. 40 ans d'archéologie urbaine, Supplément à la RACF n° 30, numéro spécial de la collection Recherches sur Tours, Tours, FERACF, , 440 p. (ISBN 978 2 91327 215 6), p. 25.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Antoine Bachelin-Deflorenne (dir.), État présent de la noblesse française [...], Paris, Librairie des bibliophiles, , 1852 p. (lire en ligne), p. 287.
  2. Eugène d'Auriac, Armorial général de la noblesse française, t. II, Paris, Dumoulin, , p. 17 à 35.
  3. a et b Explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, lithographie et architecture des artistes vivants exposés au Palais des Champs-Élysées le , Paris, Charles de Mourgues frères, , 556 p. (lire en ligne), p. 144.
  4. (en) Documents of the Senate of State of New-York, Albany, E. Mack, (lire en ligne), no 72.
  5. Jacques-Xavier Carré de Busserolle, Armorial général de la Touraine ; précédé d'une notice sur les ordonnances, édits, déclarations et règlements relatifs aux armoiries avant 1789, vol. II, Société archéologique de Touraine, , 576 p. (lire en ligne), p. 148-149.
  6. a et b Joël Poujade, « L’église de Saint-Martin-du-Limet », sur le site de la Société d'archéologie et d'histoire de la Mayenne (consulté le 27 décembre 2017).
  7. Monique Zollinger, « Les présidents et officiers de la SAT (1840-2016) : table pour une étude prosopographique », bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. LXII,‎ , p. 150.
  8. « Bibliographie archéologique », Annales archéologiques,‎ , p. 203 (lire en ligne).
  9. [Anonyme], Généalogie de la famille de Bodin, Tours, Deslis frères, , 75 p. (lire en ligne), p. 59.
  10. a et b Leveel et Jacquet 2007.
  11. Michel Caffort, Les nazaréens français : Théorie et pratique de la peinture religieuse au XIXe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, , 260 p. (ISBN 978-2-75350-891-0), p. 13.
  12. Explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, lithographie et architecture des artistes vivants exposés au Palais Royal le , Paris, Vinchon fils, 264 p. (lire en ligne), p. 96.
  13. « Église paroissiale Saint-André de Villaines-les-Rochers », notice no PA37000010, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. Comte de Galembert, secrétaire de la Commission, « Rapport de la commission chargée d’examiner les substructions présumées appartenir à l’ancien amphithéâtre de Tours », Mémoire de la Société archéologique de Touraine, t. V,‎ , p. 253-254 (lire en ligne).
  15. Louis de Galembert, « Mémoire sur l'histoire et les progrès de la peinture murale et de la sculpture en Touraine depuis le Xe siècle jusqu'aux premières années du XIIIe siècle (1120) », dans Congrès archéologique de France, XXIXe session tenue à Saumur en 1862, Paris, Société française d'archéologie, (lire en ligne), p. 158-187.