Louis Malleret

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Louis Malleret
Archéologue
Présentation
Naissance
Clermont-Ferrand
Décès
Louveciennes
Nationalité Drapeau de la France France

Louis Malleret (Clermont-Ferrand, Louveciennes, 1970) est un archéologue, directeur de l’École française d’Extrême-Orient de 1949 à 1956.

Sa vie[modifier | modifier le code]

Après des études à l’École normale supérieure de Saint-Cloud, Louis Malleret est professeur. Il demande à être détaché en Indochine et obtient un poste à Saigon en 1929. Il occupe dès lors plusieurs fonctions :

  • Bibliothécaire à la Société des études indochinoises de 1930 à 1942
  • Secrétaire général de 1942 à 1948
  • Conservateur du musée Blanchard de La Brosse (musée d'histoire du Viêt Nam) en 1935
  • Correspondant de l'École française d’Extrême-Orient (EFEO) en 1936 dont il devient membre permanent en 1943 avant de la diriger de 1949 à 1956.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Louis Malleret laisse son nom attaché à de nombreux travaux archéologiques en Extrême-Orient, en particulier sur le delta du Mékong. La plus importante de ses découvertes reste celle du site d'Oc Eo, port de l'ancien Funan. Ayant l’intuition d’avoir localisé une civilisation perdue, Malleret dirigera lui-même un important chantier de fouilles dont de nombreux objets exhumés alors enrichissent encore aujourd’hui le musée de Saïgon. Il trouvera là matière à présenter en 1949 une thèse pour le doctorat ès lettres d'État.

La même année, on lui confie la direction de l’EFEO à Hanoi, poste qu’il occupe avec intelligence dans une période troublée et, lorsqu'en 1950 le statut de cette institution change, il mènera à bien la politique de décentralisation voulue par les accords et fondera des centres de recherche au Viêt Nam, au Cambodge et au Laos. Après les accords de Genève en 1954, Louis Malleret rejoint alors Saigon, puis rentre définitivement en France en 1957.

Outre l’archéologie, Louis Malleret a laissé des textes importants sur les idéologies et la présence des Européens depuis le XVIIe siècle en Indochine. Il publie en 1934 un livre sur l'exotisme indochinois dans la littérature française et rassemble une documentation sur Pierre Poivre, actif dans l'organisation du commerce des épices au XVIIIe siècle, qui aboutira à la publication posthume d'un ouvrage très bien documenté.

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'exotisme indochinois dans la littérature française depuis 1860, Paris, Larose, 1934 ;
  • Les anciennes fortifications et citadelles de Saigon, BSEI 4, p. 5-108, 1935 ;
  • Charles Lemire ou la foi coloniale, BSEI 4, p. 5-98, 1936 ;
  • Musée Blanchard de la Brosse - Saïgon - Catalogue général des collections Tome I. Arts de la famille indienne, 1937, 249 pp. ; Tome II. Arts de la famille chinoise, 1938, 371 pp. Hanoï, Imprimerie d'Extrême-Orient.
  • Une tentative ignorée d'établissement français en Indochine au XVIIIe siècle : les vues de l'amiral Destaing, BSEI 1, p. 31-100, 1941 ;
  • Pour comprendre la sculpture bouddhique et brahmanique en Indochine, Saigon, Portail, 1942 ;
  • (sous le pseudonyme d'André Gaudel), L'Indochine française en face du Japon, Paris, 1947 ;
  • L'archéologie du delta du Mékong, Paris, EFEO (PEFEO, 43), 4 vol. (1959, 1960, 1962, 1963);
  • Contribution à l'étude du thème des neuf divinités dans la sculpture du Cambodge et Champa, Arts asiatiques, 1964 ;
  • Un manuscrit inédit de Pierre Poivre : les Mémoires d'un voyageur, texte reconstitué et annoté, Paris, EFEO, 1968 ;
  • Pierre Poivre, Paris, EFEO, 1974.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Bulletin de l’École française d’Extrême-Orient, no 58 (1971), p. 4-15
  • Le Bulletin de l’École française d’Extrême-Orient, no 1, (1971), p. 11-20

Liens externes[modifier | modifier le code]