Louis Lumet

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Louis Lumet est un écrivain et un militant français né le 8 janvier 1870 à Issoudun (Indre) et mort le 6 décembre 1923 à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Issoudun (Indre) le 8 janvier 1870, Louis Lumet est le fils de Jean-Baptiste Lumet et Louise Dérouet. Il était selon son livret militaire « un homme au visage ovale, aux cheveux et aux yeux bruns ». Employé d’assurances mesurant 1,68 mètres, il fut exempté du service militaire, puis ajourné à nouveau en 1892 et enfin réformé en 1893.

Il s’intéressa à la littérature, à l’histoire, à la sociologie, au théâtre et aux arts décoratifs.

Louis Lumet a débuté dans la littérature à côté de Saint-Georges de Bouhélier, d’Eugène Montfort, au temps de l’affaire Dreyfus. Il fut l’ami d’Albert Fleury et de Charles-Louis Philippe. En avril 1895, il créa une petite revue L’Enclos[1] fondée avec le concours de ses jeunes amis et qui dura 4 ans, mais dont il s'éloigna à partir de mai 1897. Charles-Louis Philippe y fit paraître ses deux premiers livres : La bonne Madeleine et la pauvre Marte et Quatre histoires de pauvre amour (1897). Léon Frapié, Jean Baffier, JG Prod’homme, Riotor, Lantoine, Hugues Lapaire, René Ghil, Les frères Pelloutier, Lucien Jean ont collaboré à L’Enclos.

Il est en avril 1901 le co-fondateur de « L'Art pour tous », un groupe lié à la Fédération des universités populaires, avec Édouard Massieux[2]. Il fonde également le Théâtre civique, sociétés de vulgarisation artistique pour faire connaître au grand public les artistes de son temps.

Louis Lumet publia de son côté des romans La Fièvre et des Conversations avec Idéa. Il écrivit Hélène, Le Chaos, Les cahiers d’un congréganiste, romans et essais de tendances sociales pour ne pas dire socialistes.

Nommé inspecteur des Beaux-Arts, il écrivit un ouvrage sur le Dessin d’après les maîtres, une Histoire de la grande guerre en collaboration avec Gustave Geffroy et Léopold Lacour intitulée Histoire de la France héroïque et de ses alliés.

Avant de mourir, il prend la direction des services de propagande de l’exposition des Arts décoratifs modernes de 1925, mais, malade, il décède à Paris le 6 décembre 1923 à l’âge de 53 ans.

Ses collections ont été données au musée d'Issoudun.

Principaux écrits[modifier | modifier le code]

  • Un jeune homme dans la société : 1. La Fièvre ; 2. Le Chaos, Paris, Stock, 1898-1901.
  • Éditeur scientifique de la revue L'Art pour tous, bulletin mensuel, artistique, littéraire, social, Paris, août 1903-1905.
  • Les Cahiers d'un congréganiste, Paris, Fasquelle, 1904.
  • Deux heures au musée du Louvre, collection dirigée avec Albert Keim (1876-1947), Paris, Commailles, 1910.
  • « Les Grands Hommes », collection dirigée avec Albert Keim, Paris, Éditions Pierre Lafitte, 1913-1914.
  • Pasteur. Sa vie. Son oeuvre, Paris, Librairie Hachette, 1922.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Catalogue général de la BNF, notice en ligne.
  2. « Louis Lumet, L’Art pour tous, 1904 », dans Neil McWilliam, Catherine Méneux et Julie Ramos (dirigé par), L’Art social de la Révolution à la Grande Guerre. Anthologie de textes sources, INHA, 2014, en ligne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]