Louis Leplée

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Louis Leplée
Naissance
Bayonne, Drapeau de la France France
Décès (à 52 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale Directeur de cabaret

Louis Leplée, né le à Bayonne et mort le à Paris, est un directeur de salle de spectacle français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Neveu du chanteur Polin, ami d'Arletty, Louis Leplée fut fortement aidé à ses début par Oscar Dufrenne, l'empereur des nuits parisiennes au temps des années folles, qui fut assassiné en septembre 1933.

Il fut un temps propriétaire du cabaret le Canari, rue de Clichy (Paris 9e), avec son ami Georges Giguet, également tenancier[1].

Du temps du Canari, Leplée est le découvreur d'Édith Piaf, qu'il est le premier à engager sur une scène, au Gerny's Bar — situé d'abord 8 rue de Port-Mahon (2e)[1] avant de migrer rue Pierre-Charron (8e) —, après l'avoir entendue dans la rue. C'est lui qui lui donne son nom de scène « la Môme Piaf », nom inspiré de la fragilité physique d'Édith Gassion et qui signifie en argot « petite fille qui fait penser à un moineau ».

Louis Leplée meurt assassiné le .

L'affaire Louis Leplée[modifier | modifier le code]

Cet événement est à l'origine d'une vindicte contre la chanteuse qui faillit lui coûter sa carrière. La jeune artiste est d'emblée accusée d'en être « responsable ». Elle est dans un premier temps approchée par la police dans un café pendant que la presse, présente, prend des photos. Louis Leplée, prince des nuits parisiennes de la subculture homosexuelle et gérant du cabaret "Le Gerny’s" est effectivement proche de Piaf.

Il a été assassiné dans son appartement situé avenue de la Grande-Armée par, selon les enquêteurs, quatre hommes, qui lui ont tiré une balle dans la tête. Le corps de Leplée a été retrouvé ficelé et allongé sur son lit. La découverte du meurtre a eu lieu lorsque la femme de ménage de Leplée réussit à défaire le bâillon et une partie des liens, puis donna l’alerte sur le palier. Le ou les assassins n’ont jamais été retrouvés et l'affaire reste non résolue.

Edith n’a pas été directement soupçonnée mais elle a été ensuite longuement interrogée par la police judiciaire au quai des Orfèvres, car on suspectait les mauvais garçons de son entourage, des proxénètes et des petits truands de Pigalle, dont Albert Valette, qui fut effectivement l’un des amants d’Edith (alors âgée de 20 ans) : devenu l’un des principaux suspects, il disposait d’un alibi en béton et fut disculpé.

Dans l’appartement, rien n’avait été volé, pas même une importante somme en espèces déposée dans un tiroir. Les enquêteurs penchèrent d’abord pour une affaire de mœurs car Leplée recevait beaucoup de jeunes amants de passage à son domicile.

La relation d’Edith et de Leplée, auquel elle doit beaucoup, était quasi fusionnelle. Elle l’appelait « papa Leplée » et elle fut sincèrement chagrinée à sa mort. Elle avait aussi peur que sa carrière naissante en souffre.

Le Petit Parisien du 12 avril 1936 évoque Louis Leplée, et le présente comme directeur de cabaret, assassiné à son domicile, avenue de La Grande Armée, le 6 avril 1936 à l’âge de 53 ans[2]. Ses funérailles se sont donc déroulées le samedi 11 avril 1936 en l’église de Saint-Honoré d’Eylau (16e) et son inhumation a eu lieu dans l’intimité au nouveau cimetière parisien de Saint-Ouen (8e division - 14e ligne Nord - 4e tombe).

Dans La Môme (Olivier Dahan, 2007), le personnage de Louis Leplée est interprété par Gérard Depardieu.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Florence Tamagne, Le Crime du Palace, Paris, Payot, 2017, p. 157-160.
  2. Sources Gallica, en ligne.

Liens externes[modifier | modifier le code]