Louis Jourdan (éditeur)

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Louis Jourdan
Louis Jourdan Nadar vers 1860.jpg
Louis Jourdan par Nadar vers 1860.
Biographie
Naissance
Décès
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AlgerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Louis Jourdan (1810-1881) est un éditeur de presse et journaliste français proche des doctrines phalanstériennes et saint-simoniennes. Il a collaboré à de nombreuses revues et fondé avec Moïse Polydore Millaud Le Journal des Actionnaires, après avoir créé avec lui d'abord le Journal des Docks.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière[modifier | modifier le code]

Né à Toulon le 7 janvier 1810, Louis Jourdan a d’abord été rédacteur dans un journal de cette ville, le Peuple électeur puis part en Algérie en 1836 avec sa compagne Hortense, fille de monsieur de Rivière.

En 1848, il fonde Le Spectateur républicain.

À partir d’avril 1849, il est pendant cinq mois l'un de ses principaux rédacteurs du journal Le Crédit.

À partir de 1849, il entre au Siècle dont il devient vite une des plumes les plus appréciées, il se voit condamné, en 1851, à quatre mois de prison pour un article contre l'Élysée. Après s’être exilé à Tunis et en Algérie, de retour à Paris en 1852.

Il collabore au Magasin pittoresque et à L'Illustration[1], puis rejoint le journal L'Algérie et le Courrier français, dirigé par le saint-simonien Émile Barrault. Louis Jourdan était alors proche d’un autre saint-simonien célèbre, Barthélemy Prosper Enfantin.

En mai 1856, Moïse Polydore Millaud, déjà propriétaire du journal Le Dock, le transforme en un nouveau titre, plus financier : Le Journal des actionnaires, dont Louis Jourdan est le premier rédacteur en chef, tout en collaborant parallèlement, au journal Le Causeur, fondé le 6 mars 1859.

En 1863, il écrit Les femmes devant l'échafaud et en 1870 il est membre du comité central de direction de l'Association pour le droit des femmes fondé par Léon Richer[2].

Il s'éteint à Alger le 2 juin 1881.

Descendance[modifier | modifier le code]

Son fils Prosper Jourdan (1840-1866), fut aussi journaliste et a laissé divers essais littéraires dont une nouvelle en vers, dédiée à George Sand.

Citation[modifier | modifier le code]

On lui doit la fameuse formule « Ouvrir une école aujourd’hui, c’est fermer une prison dans vingt ans », souvent attribuée par erreur à Victor Hugo (« Ouvrir une école, c’est fermer une prison »)[3],[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. J. F. Vaudin, Gazetiers et gazettes: histoire critique et anecdotique de la presse parisienne, volume 1, Paris 1860, page 78.
  2. Paulette Bascou-Bance, La mémoire des femmes : anthologie, Elytis, , 575 p. (ISBN 9782914659055, lire en ligne), p. 233
  3. Armand Erchadi, Retour sur la pensée éducative de Hugo: le pédagogue déguenillé et les enfants d'éléphant, Communication au Groupe Hugo du 18 décembre 2010
  4. Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, t. VII, Paris, 1870, p. 109 et t. XIII, 1875, p. 169

Liens externes[modifier | modifier le code]