Louis-Henri de La Tour d'Auvergne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Louis Henri de La Tour d'Auvergne
Louis Henri de La Tour d'Auvergne.jpg

Portrait de Louis-Henri de La Tour d'Auvergne par Hyacinthe Rigaud (vers 1720), Metropolitan Museum of Art de New York.

Biographie
Naissance
Décès
Famille
Père
Mère
Fratrie
Emmanuel-Théodose de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon
Frédéric-Jules de La Tour de Bouillon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Louis-Henri de La Tour d'Auvergne (Paris, 2 août 1674 - Paris, 3 août 1753), comte d'Évreux et de Tancarville, est un membre de la haute noblesse française, gouverneur du Poitou puis de l'Île-de-France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis-Henri de La Tour d'Auvergne est le fils du duc de Bouillon et gouverneur d'Auvergne, Godefroy-Maurice de La Tour d'Auvergne, et de Marie-Anne Mancini, nièce de Mazarin. C'est aussi un petit-neveu du maréchal de Turenne.

Sa carrière militaire commence en 1691, il est alors enseigne au régiment du roi. En 1698, il est colonel du régiment de Blaisois, et évolue progressivement dans la hiérarchie. Brigadier quatre ans plus tard, il est finalement promu au rang de maréchal de camp en 1704[1].

En 1707, il épouse la fille d'un richissime banquier de la place de Paris, Marie-Anne Crozat (1696–1729), qui lui apporte une dot considérable de 2 millions de livres tournois[2]. L'année suivante, il est fait lieutenant général des armées du roi.

En 1716, il est nommé gouverneur du Poitou, puis en 1719, de l'Île-de-France[3]. Entre 1718 et 1722, il fait ériger un nouvel hôtel particulier à Paris, qui devient sa résidence principale. Cet hôtel d'Évreux est aujourd'hui plus connu sous le nom de palais de l'Élysée, résidence officielle du président de la République française. Il y meurt en 1753 sans postérité. Il est enterré avec son épouse dans l'Église Saint-Paul-Saint-Louis, dans le 4e arrondissement de Paris, sous la chapelle de Saint Jérôme. Les armes des La Tour d'Auvergne figurent sur le vitrail. [4]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mémoires du président Hénault, Collectif, 1971, p. 308
  2. Édouard Fournier, Énigmes des rues de Paris, E. Dentu, 1860, p. 129
  3. Liste des gouverneurs de l'Île-de-France
  4. Denys de Hansy, Notice historique sur la paroisse royale Saint-Paul Saint-Louis, 1842, p. 64