Louis Halphen
| Professeur Université de Paris (en) | |
|---|---|
| - | |
| Membre de l'École française de Rome | |
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité | |
| Père | |
| Fratrie |
Charles Halphen (d) |
| Conjoint |
Germaine Weill (d) |
| Enfant |
Étienne Halphen (en) |
| A travaillé pour |
École française de Rome (- École pratique des hautes études Université de Paris (en) |
|---|---|
| Membre de | |
| Distinctions |
Louis Halphen est l'un des grands historiens français du haut Moyen Âge, né le dans le 2e arrondissement de Paris, ville où il est mort le dans le 6e arrondissement[1].
Biographie
[modifier | modifier le code]Louis Sigismond Isaac Halphen est le fils du mathématicien et commandant d'artillerie Georges Halphen, membre de l'Académie des sciences.
Formation
[modifier | modifier le code]Élève de l'École des chartes, il y rédige une thèse intitulée Les transformations politiques du comté d'Anjou sous les premiers capétiens, le gouvernement de Foulque Nerra (987-1040), qui lui permet d'obtenir le diplôme d'archiviste paléographe en 1904.
Carrière universitaire
[modifier | modifier le code]Membre de l'École française de Rome (1904-1906), il devient secrétaire de l'École des chartes, professeur à la faculté des lettres de Bordeaux (1910), directeur d'études à l'École pratique des hautes études (1928). Il est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1935. À partir de 1934, il succède à Ferdinand Lot à la faculté des lettres de Paris, où il est successivement maître de conférences puis professeur d'histoire du Moyen-Age[2].
Épargné, comme Marc Bloch, par le statut des juifs, il ne peut pourtant, du fait de l'occupation allemande, continuer son enseignement à la Sorbonne. En 1941, il se résout à passer en zone Sud où il est recasé à la faculté des lettres de Grenoble. L'occupation italienne lui procure, en 1942, un sursis d'un an, mais l'arrivée des Allemands dans la ville en 1943 l'oblige à se cacher en Ardèche[3].
Apport à l'histoire du Haut Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Son œuvre la plus connue parue en 1947, Charlemagne et l’Empire carolingien, commandée par Henri Berr pour la collection historique L'Évolution de l'humanité, met l’accent sur l’influence certaine de l'époque carolingienne sur la civilisation occidentale actuelle. Ce livre avait été écrit à peu près entièrement avant 1939, mais la bibliothèque de l'auteur fut pillée et dévastée au cours de l’occupation allemande, et c’est dans la clandestinité qu’Halphen, réduit à une maigre documentation, réécrivit son essai ; après la libération de Paris, il reconstitua très vite sa bibliographie mais préféra ne pas différer la publication : « Louis Halphen seul, déclara l’historien belge François-Louis Ganshof, connaissant les problèmes carolingiens comme il les connaît, était capable de ce tour de force[4]. »
En collaboration avec Philippe Sagnac, il publia une histoire générale sous le titre Peuples et Civilisations à laquelle participèrent divers auteurs tels que René Grousset, Georges Contenau, Gustave Fougères ou Augustin Renaudet. Lui-même produisit le tome V de cette œuvre importante sous le titre Les Barbares, des grandes invasions aux conquêtes turques du XIe siècle ainsi que le tome VI, L'Essor de l'Europe, XIe – XIIIe siècle.
Il est le fondateur aux éditions Les Belles Lettres de la collection « Classiques de l'histoire de France au Moyen Âge », pour laquelle il traduit et annote la Vie de Charlemagne d'Eginhard (1938).
Distinctions
[modifier | modifier le code]
Officier d'académie (1911).
Officier de l'Instruction publique (1919).- chevalier de l'ordre royal de Saint-Sava (1919).
Officier de la Légion d'honneur (1947).
Publications
[modifier | modifier le code]- Recueil d'annales angevines et vendômoises, Alphonse Picard et fils éditeurs, Paris, 1903 [lire en ligne].
- Le comté d'Anjou au XIe siècle, Paris, Alphonse Picard et fils, , XXIV-428 p. (présentation en ligne, lire en ligne). Prix Gobert 1907 de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.
- Étude sur les chroniques des comtes d'Anjou et des seigneurs d'Amboise, Librairie Honoré Champion, Paris, 1906 [lire en ligne].
- Études sur l'administration de Rome au Moyen Age (751-1252), Librairie Honoré Champion, Paris, 1907 [lire en ligne].
- avec Ferdinand Lot, Recueil des actes de Lothaire et de Louis V : Rois de France (954-987), Imprimerie nationale, Paris, 1908 [lire en ligne].
- Paris sous les premiers Capétiens (987-1223). Étude de topographie historique, Ernest Leroux éditeur, Paris, 1909 [lire en ligne].
- L'Histoire en France depuis cent ans, Librairie Armand Colin, 1914 [lire en ligne].
- Études critiques sur l'histoire de Charlemagne, Librairie Félix Alcan, 1921 [lire en ligne].
- À travers l'histoire du Moyen Âge, rééd. PUF (ISBN 2130225985) [lire en ligne].
- Les Barbares, des grandes invasions aux conquêtes turques du XIe siècle, 1940, rééd. PUF, Paris, 1998, 1 vol., 464 p. (ISBN 2130479804).
- Introduction à l'histoire, 1946.
- Charlemagne et l'Empire carolingien, 1947, dans L'Évolution de l'humanité, rééd. Albin Michel, Paris, 2000, 1 vol., 562 p. (ISBN 2226077634).
- L'Essor de l'Europe, XIe – XIIIe siècle, PUF, 1948.
- Initiation aux études d'histoire du Moyen Âge (3e éd., revue, augmentée et mise à jour par Yves Renouard), Paris, 1952.
Hommage posthume
[modifier | modifier le code]Son nom est donné à la bibliothèque du Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris sous la tutelle de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Archives de Paris 2e, acte de naissance no 185, année 1880 (avec mention marginale de décès).
- ↑ Christophe Charle, « 47. Halphen (Louis, Sigismond, Isaac) », Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol. 2, no 2, , p. 101–103 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Roland Andréani, « Un médiéviste français dans la première moitié du XXe siècle : Louis Halphen (1880-1950) », Tsafon, vol. 77, , p. 125-142 (ISSN 1149-6630).
- ↑ François-Louis Ganshof, « Charlemagne et l'empire carolingien (recension critique) », Revue belge de philologie et d'histoire, vol. 26, no 3, , p. 634-638 (www.persee.fr/doc/rbph_0035-0818_1948_num_26_3_1794_t1_0634_0000_1)
Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Archives conservées par : Archives nationales (AB/XIX/2287-AB/XIX/2288, p-aju0e7vh7--1wuom19yrk7uh)
- Ressources relatives à la recherche :
- Ressource relative à la vie publique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- (en) Travaux par ou sur Louis Halphen sur Internet Archive
- Historien français du XXe siècle
- Médiéviste français
- Archiviste paléographe
- Traducteur depuis le latin vers le français
- Membre de l'École française de Rome
- Naissance en février 1880
- Naissance dans le 2e arrondissement de Paris
- Décès en octobre 1950
- Décès dans le 6e arrondissement de Paris
- Décès à 70 ans
- Personnalité inhumée au cimetière du Montparnasse (division 5)
- Spécialiste du haut Moyen Âge
- Lauréat du prix Gobert
- Officier de la Légion d'honneur promu en 1947