Louis Guyardin

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Louis Guyardin
Fonctions
Député du bailliage de Langres

(1 an, 9 mois et 23 jours)
Gouvernement Assemblée constituante de 1789
Groupe politique Clergé
Député de la Haute-Marne

(3 ans, 1 mois et 22 jours)
Gouvernement Convention nationale
Député de l'Ardèche

(1 an, 7 mois et 5 jours)
Gouvernement Conseil des Cinq-Cents
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Dommarien (Haute-Marne)
Date de décès (à 58 ans)
Lieu de décès Fribourg (Suisse)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Montagne
Droite
Profession Vicaire général
Magistrat
Distinctions Chevalier de l'Empire
Chevalier de la Légion d'honneur
députés de la Haute-Marne
députés de l'Ardèche

Louis Guyardin, chevalier de Mémartin, né le à Dommarien et mort le à Fribourg, est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était, avant la Révolution, lieutenant particulier au bailliage de Langres; il entra ensuite dans les ordres, et devint vicaire général de l'évêque de Langres. Élu député suppléant du clergé aux États généraux pour le bailliage de Langres, le 3 novembre 1789, il fut admis à siéger, le 7 décembre suivant, en l'emplacement de Mgr de la Luzerne, évêque de Langres, démissionnaire.

Il quitta les ordres, se maria à une Mlle Le-Clerc de Vodonne, devint procureur de la commune de Langres, et fut élu, le 4 septembre 1792, membre de la Convention pour le département de la Haute-Marne. Dans le procès de Louis XVI, au 3° appel nominal, il vota la mort.

Il fut envoyé en mission à l'armée de Rhin-et-Moselle, en 1793. Il poursuivit surtout les prêtres et les religieux réfractaires dans l'Ardèche, dans la Haute-Loire, où il fut envoyé, en germinal an II, non sans éprouver de sérieuses résistances, car il proposait à la Convention « de régler elle-même cette matière délicate ». Il se signala au Puy-en-Velay, le 8 juin 1794, en présidant à la destruction par le feu de la statue de la Vierge noire. En mission dans les Vosges, il avait cependant arrêté que « les ministres du culte qui, par l'acte sublime du mariage ou par le concours de leurs lumières, briseraient le bandeau de l'erreur et tâcheraient de réparer les maux affreux que l'hypocrisie de leurs prédécesseurs a vomis sur la surface de la terre, seraient regardés comme les apôtres de l'humanité et recommandés à la générosité nationale. »

En juin 1795, il fut dénoncé, accusé de terrorisme, et les administrateurs de Strasbourg envoyèrent à cette occasion des pièces compromettantes pour lui. Mais il parvint à se disculper, fut défendu par son collègue Serres, et ne fut plus inquiété. Après la session, le département de l'Ardèche l'élut au Conseil des Cinq-Cents, le 23 vendémiaire an IV. Il en sortit l'année suivante, devint commissaire du Directoire exécutif dans son département, et, après le 18 brumaire, fut nommé, le 10 prairial an VIII, premier président du tribunal criminel de la Haute-Marne.

Membre de la Légion d'honneur (25 prairial an XII), il passa juge au tribunal d'appel de Dijon, fut créé chevalier de l'Empire (29 septembre 1809), et, à la réorganisation des tribunaux, échangea son titre de juge d'appel contre celui de conseiller à la cour impériale de Dijon le 6 avril 1811.

Frappé par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides, il dut quitter la France, se retira en Suisse et y mourut quelques semaines après.

Sa fille épousa le fils de Jean-Baptiste Hérard.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]