Louis Faury

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Louis Faury
Louis Faury
Louis Faury

Surnom Papa Faury
Naissance 21 juillet 1874
Fruges, Pas-de-Calais
Décès 14 janvier 1947 (à 72 ans)
Paris
Origine français
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Armée de terre
Grade général de division
Années de service 1893 – 1940
Conflits Première Guerre mondiale
Guerre soviéto-polonaise
Seconde Guerre mondiale
Commandement 10e bataillon de chasseurs à pied
Mission militaire française en Pologne
3e Division d'Infanterie
Hommages Grand-Officier de la Légion d'honneur
Autres fonctions directeur des sciences de l’ESG de Varsovie

Louis Augustin Joseph Faury (né à Fruges le 21 juillet 1874 - mort à Paris le 14 janvier 1947) est un général de division français, instructeur, organisateur, professeur de l'ESG à Varsovie, historien de l'armée, historien de guerre, écrivain et biographe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Jean Louis Faury, officier d'administration de première classe du Service des Hôpitaux militaires, Chevalier de la Légion d'honneur[1] et de Adèle Demont.

Il entre à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr le 26 octobre 1893, puis est admis par la suite à l’école supérieure de guerre (ESG) où il obtient son brevet d’état-major. Il est promu capitaine en 1908. Lors de la Première Guerre mondiale, il débute à la chancellerie du Grand Quartier général, puis, à la suite d'une demande d'affection au front, il devient le commandant du 10e Bataillon des Chasseurs à Pied. En 1914-1915, il se montre particulièrement brillant lors des combats cruels de Notre-Dame-de-Lorette. En 1916, il commande les centres d'instruction de la 4e Armée du général Gouraud. De plus, il prend part à l'organisation des liaisons pendant les combats de Moronvilliers en 1917. Ensuite, le lieutenant-colonel Faury est envoyé en mission en Italie, pour organiser les centres d'instruction de l'Armée Italienne. Il termine la guerre comme chef de l'état-major de la 12e division.

En avril 1919, il est envoyé en mission en Pologne, où il met toute son énergie dans la création de l'École Supérieure de Guerre. En 1920, le colonel Faury, lors des dernières phases de la guerre polono-soviétique, est officier de liaison détaché à la 4e armée polonaise du général Leonard Skierski (en).

En 1921, Faury accède au poste de directeur des sciences, c'est-à-dire celui de directeur de l'enseignement et de la recherche. Il rentre en France en 1928, avec le rang de général de brigade. Il rejoint l'État-major de l'armée, puis l'État-major de la 3e division à Amiens, et, se révèle un excellent commandant de cette grande unité (général de division en 1934). Il prend sa retraite en 1936.

Il travaille en collaboration avec le Centre d'études polonaises à Paris. En août 1939, à l'âge de 65 ans, désireux de sauver la Pologne en grand danger, il demande à reprendre du service et à devenir le chef de la Mission militaire française en Pologne. Il est utilisé par ses supérieurs pour veiller à la participation massive et durable des Polonais à la lutte contre les Allemands. Le 17 septembre 1939, le jour de l'attaque soviétique, il accompagne le GQG polonais passant en Roumanie. C'est là qu'il coordonne l'organisation du passage clandestin en France de 20 000 officiers, sous-officiers et spécialistes militaires polonais utiles au général Sikorski et au nouveau Gouvernement polonais en exil en France.

De retour en France, il devient chef de l'instruction de la mission franco-polonaise. Durant l'attaque allemande en mai-juin 1940, Faury prend l'initiative de regrouper sous son commandement les troupes polonaises de la seconde ligne encore stationnées en Bretagne et à Coëtquidan[2] pour les déplacer le 18 juin vers la Loire et les ports sur l'Atlantique. Il contribue à sauver presque tous ces soldats. Ensuite, il s'engage, en France, dans l'aide aux filières d'évasion polonaises depuis la France vers le Royaume-Uni. C'est pour cette raison qu'il a entretenu des relations avec les organismes du régime de Vichy (le Secours National). Au mois d'octobre 1941, durant une conférence organisée par la Légion Française, il présente les gaullistes comme des "dissidents" et non des "traitres". À cette époque, son fils Yves rejoint les Forces françaises libres à Londres.

Il avait été élevé à la dignité de Grand-Officier de la Légion d'honneur par arrêté du 31 décembre 1939[3].

Son autre fils, Pierre Simon (1919-1953), mourra pour la France au Viêt Nam au terme de deux ans de captivité chez le Vietminh.

Le tombeau du général Faury se trouve à Besançon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no LH/943/55 », base Léonore, ministère français de la Culture
  2. notamment 8 320 recrues de la 3e Division d'infanterie en cours d'instruction, 4 300 hommes de la Brigade autonome de chasseurs de Podhale de retour de Narvik et encore 4 500 hommes d'unités polonaises diverses
  3. « Notice no 19800035/141/17838 », base Léonore, ministère français de la Culture

Liens avec d'autres articles[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Faury Louis, La Pologne Terrassée, [in:] Revue Historique de l’Armée, IX, no 1 (1953), Paris 1953, p. 132-136.
  • Maliszewski Lech, Louis Faury (1874-1947): entre gloire et oubli, "Revue historique des Armees" 2010,3, http://rha.revues.org/index7042.html
  • Maliszewski Lech, Louis Faury (1874-1947). Biografia francuskiego oficera, szczerego i niezłomnego przyjaciela Polski, "Dzieje Najnowsze" 2010, 2, p. 223-229.
  • Maliszewski Lech, Louis Faury, francuski autor wydanego drukiem wykładu "Le Maréchal Pilsudski" [in:] Żar niepodległości. Międzynarodowe aspekty życia i działalności Józefa Piłsudskiego, Lublin 2004.
  • Louis Faury: "Marszałek Piłsudski", tłum. z jęz. franc. na jęz. pol. L. Maliszewski, [in:] Żar niepodległości. Międzynarodowe aspekty życia i działalności Józefa Piłsudskiego, Lublin 2004.
  • Maliszewski Lech, Marszałek Józef Piłsudski w oczach generała Ludwika Faury'ego, [in:] Marszałkowi w hołdzie, Lublin 2005.
  • Maliszewski Lech, O zapomnianym spotkaniu ppłka armii francuskiej Faury'ego z marsz. Piłsudskim 16 sierpnia 1920 roku na skrzyżowaniu szos Dęblin-Kock i Warszawa-Lublin, [in:] Spotkania z Józefem Piłsudskim, Lublin 2006.