Louis de Potter

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Louis de Potter
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Louis de Potter

Naissance
Bruges, Pays-Bas autrichiens
Décès (à 73 ans)
Bruges, Belgique
Nationalité Belge
Pays de résidence Belgique
Profession
journaliste, écrivain
Activité principale
homme politique, philosophe, tribun
Autres activités
président du comité central au gouvernement provisoire
Conjoint
Sophie Van Weydeveldt

Compléments

Louis de Potter, né le 26 avril 1786 à Bruges et mort le 22 juillet 1859 à Bruges, était un homme politique, un journaliste et historien belge[1].

Lors de la révolution belge de 1830, devenu homme politique, sa renommée devient encore plus grande grâce au sacrifice qu'il fait de ses possessions matérielles pour défendre la cause des plus opprimés. Après le jugement, la prison et l'exil, il devient l'homme le plus populaire de Belgique, pour avoir défendu la liberté de la presse, la responsabilité ministérielle et l'indépendance du pouvoir judiciaire[2]. C'est lui qui prononce le discours de l'indépendance de la Belgique du balcon de l'Hôtel de Ville de Bruxelles le 28 septembre 1830 ainsi que le discours de l'inauguration de la première assemblée parlementaire belge au Palais de la Nation le 10 novembre 1830. Il est l'auteur de dizaines d'ouvrages dont la principale publication est « l'Union entre Catholiques et Libéraux » tiré de sa fameuse Lettre à mes concitoyens belges.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Louis de Potter appartenait à une riche famille anoblie en 1724. La famille de Louis de Potter était solidement implantée en Flandre Occidentale, ses grands-parents et ses parents ayant transmis les quatre châteaux de Ooighem, Kerchove, Torhout et Loppem, plus le domaine d'Aertrijcke, les fiefs de Dixmude et la grande demeure familiale de Bruges, devenue le Collège d'Europe.

Né en 1786 à Lophem, Louis de Potter eut une enfance et adolescence assez mouvementée. Les changements de régimes belges à cette époque ont conduit sa famille à un double exil[3] : ses parents durent une première fois fuir la Belgique pour immigrer vers la France suite à l'insurrection brabançonne de 1788 à 1790. Le général van der Meersch chassa tous les Autrichiens de la Belgique, ce qui fit fuir les de Potter vers Lille. Un an plus tard, après que les confrontations entre vonckistes et statistes eurent cessé, l'ordre autrichien fut remis sur pied et la famille revint s'installer à Lophem. En 1794, l'Invasion des Français les obligea à fuir à nouveau vers l'Allemagne auprès de leurs cousins[4].

Son retour en Belgique lui permit enfin de suivre de manière régulière l'école dans les meilleurs établissements de l'époque, où il fut déjà considéré comme un élève brillant et fit preuve d'une grande activité d'esprit. Il avait une prédilection pour l'étude de l'histoire et de la politique et passait du temps dans des Encyclopédistes[5].

Les positions occupées dans la société par les membres de sa famille auraient pu ouvrir la voie d'un emploi sans encombres pour Louis de Potter. En effet, son oncle, Pierre Joseph Clément, était procureur au Conseil de Flandre et chef de district à l'époque "autrichienne". Le fief de Droogenwalle fut acquis par son grand-père auprès de la famille princière de Mérode, le général Henri Brialmont, membre de l'État-major du roi Léopold Ier épousa sa fille Justa. Enfin, Scipion Ricci, conseiller du duc de Habsbourg et prince de Toscane accueillera en son palais épiscopal Louis de Potter durant son long séjour en Italie, peu de temps après y avoir logé Napoléon.

Italie[modifier | modifier le code]

À l'arrivée d'un nouveau conflit armé à Waterloo et sur le conseil que lui donnent ses parents d'approfondir les langues et pour améliorer sa santé, Louis de Potter décida de s'établir à l'étranger. Il découvrit alors les nouvelles tendances du "suffrage universel", les fondements des réformes pratiquées dans les "républiques aristocratiques d'Italie" et celles de la révolution pour la république française.

Louis de Potter passe d'abord un an en France, à Paris, en 1810. Il partit ensuite pour l'Italie et s'installa à Rome jusqu'en 1821, d'où il partit ensuite pour la Florence jusqu'en 1823. Ce séjour lui permit de rencontrer de grands savants et artistes qui enrichirent sa formation classique. Il y étudiait l'histoire de l'Église catholique romaine dans l'esprit de la philosophie des Lumières. Déjà, en 1816, il avait fait paraître son premier ouvrage historique : Considérations sur l'histoire des principaux conciles depuis les apôtres jusqu'au Grand Schisme d'Occident. La préface de cet ouvrage nous permet déjà de de voir la position qu'il occupera plus tard sur la scène politique en dévoilant les aspects de l'actualité belge et française[6].

En 1821, il compléta ce premier travail par un autre ouvrage, en six volumes : L'Esprit de l'Église ou Considérations sur l'histoire des conciles et des papes, depuis Charlemagne jusqu'à nos jours. Pendant son séjour à Florence, il avait eu accès aux archives et à la bibliothèque de Scipion de Ricci, ministre-conseiller du Grand-Duc de Habsbourg, prince Léopold Ier de Toscane. C'est là qu'il réunit les matériaux d'un troisième ouvrage qui parut en 1825 et qui fut immédiatement traduit en allemand et en anglais ; c'est la Vie de Scipion de Ricci, évêque de Pistoie et de Prato. Le but de l'auteur était la glorification du joséphisme, la justification des réformes accomplies en Toscane sous les auspices du grand-duc Léopold, frère de Joseph II[7].

De Potter passe d'historien, avec son premier ouvrage, à pamphlétaire avec son second. La Vie de Scipion de Ricci fit sensation sur la scène des lettrés mais aussi auprès des politiciens. Son "scepticisme voltairien" fit scandale, ainsi que ses propos violents lancées à l'encontre de de l'Eglise en dénonçant ses abus, montrant ainsi sa position anitcléricale[8].

Retour à Bruxelles[modifier | modifier le code]

En 1823, Louis de Potter était revenu en Belgique, très satisfait de voir le nord et le midi des Pays-Bas réunis sous le sceptre de Guillaume de Nassau. « Je remercie le sort, écrivait-il, de ce qu'il m'a destiné à vivre sous des institutions libérales, qui, par des principes de modération et d'équité, ne mettent aucune barrière à la pensée... ».

Après la mort de son père, Pierre-Clément de Potter de Droogenwalle, il quitta Bruges et alla se fixer à Bruxelles avec sa mère. Il renonça au titre de noblesse qui lui était attribué, ce qui nous montre son caractère non pas modeste mais tourné vers le mérite personnel [9].

Louis de Potter commence sa carrière politique en tant que rédacteur du journal libéral d'opposition le Courrier des Pays-Bas. Il y déploie sa verve de polémiste contre le clergé catholique, l'aristocratie et le gouvernement de Guillaume Ier des Pays-Bas. Un jour en 1828, étant présent au ministère de l'Intérieur, on lui fit part du fameux Concordat, compromis entre le roi et les catholiques. Il manifeste son désaccord et reçoit "par accident" en mains propres le texte de la circulaire ministérielle qui dit comment interpréter ce Concordat. Ceci était selon de Potter une fourberie de la part du roi, ce qui le mit en colère. Dans un article, il rendit public ce qu'il appelait une "rouerie gouvernementale" et dénonça le comportement instable du gouvernement. L'article étant signé, il se fit connaitre auprès du grand public. Plusieurs manifestations de mécontentement de l'opinion publique en découlèrent et manifestaient leur manque de confiance envers le Gouvernement. Le 8 novembre, de Potter publia un article encore plus violent envers les ministres, dans le but de provoquer la méfiance et la discordance au sein du pays[10].

Condamnation, prison et exil[modifier | modifier le code]

Il fut incriminé et cité à comparaître devant le juge d'instruction le 15 novembre. Pour lui ce fut enfin la possibilité de porter cette cause nationale devant les juridictions et non plus simplement à travers la presse. Ce procès était l'opportunité parfaite pour réunir magistrats et grand public et susciter le mouvement populaire par les discours qu'il comptait tenir lors de son jugement. Il comparut devant la Cour d'Assise le 19 décembre. Avant de commencer, il réclama que l'audience soit rendue publqiue, qu'il y ait la présence d'un jury et que cela se passe en français. Il transforma son procès en véritable discours politique qui fut fortement applaudi par la foule amassée tout autour du palais de justice. Le ministre de la Justice Cornelis Van Maanen le condamnera finalement le 20 décembre 1828 à dix-huit mois de détention et à une amende de 1 000 florins[11]. Il sera enfermé à la prison de Petits Carmes afin d'être proche de sa famille.

Le 8 janvier 1830, le roi Guillaume prive de leur emploi ou de leur pension des députés belges des états généraux qui s'étaient opposés à sa politique. Encore en prison, de Potter lance l'idée d'une souscription nationale pour indemniser les députés ou fonctionnaires victimes de tels abus. Van Maanen le poursuit pour complot contre l'État et excitation à la révolte. Le 30 avril 1830, il est donc à nouveau condamné par la cour d'assises de Bruxelles à un exil de huit ans (ses amis et complices Jean-François Tielemans et Adolphe Bartels[12] sont condamnés à sept ans de bannissement)[13].

Il pense s'exiler en France, mais ce pays refuse de l'accueillir et il finit par être expulsé en Prusse. Après la révolution de Juillet, il gagne la France.

Louis de Potter en prison

Au pouvoir[modifier | modifier le code]

Les nouveaux rebelles "belges" lui firent libérer le pays du joug hollandais par ses fameuses "pétitions d'éditeurs" qui passaient sous la porte de sa prison des Petits-Carmes et se répandaient dans les chaumières. Sous sa bannière de "l'Union fait la Force", slogan qui découlait du front commun des catholiques et libéraux engendré par Louis, tout un peuple se souleva derrière ces quelques écrivains et orateurs courageux gravitant autour de lui et restant en phase avec les combattants des villes et campagnes.

Devenu un tribun, porte-drapeau des opprimés dans les media, il fut libéré du bannissement et acclamé par cette foule de nouveaux Belges déferlant depuis Lille jusqu'à Bruxelles et enfin porté sur leurs épaules jusqu'à la Grand'Place de Bruxelles. Le 28 septembre 1830 vers 18 heures, du balcon de l'Hôtel de Ville, acclamé par 20000 citoyens, Louis de Potter prononça un vibrant « discours de l'indépendance de la Belgique », en compagnie de Félix de Merode, Alexandre Gendebien, Charles Rogier, Sylvain Ven de Weyer, Emmanuel d'Hooghvorst, Feuillien de Coppin, André Jolly et Alexandre Rodenbach, tous à peine âgés de 25 à 35 ans.

Louis de Potter est intégré au sein du gouvernement provisoire au sein duquel s'instaurent rapidement deux camps radicalement divisés sur la question du régime belge : doit-il devenir une monarche ou une république? De Potter défend clairement sa position républicaine à laquelle il ne renoncera jamais. Une Commission de Constitution est mise en place pour déterminer vers quel régime aller et prononce, le 27 octobre, l'instauration de la monarchie.Voté par huit voix pour et une voix contre, Louis de Potter s'abstient de voter. C'est à 44 ans, en tant que "doyen d'âge", qu'il prononcera le 10 novembre le discours d'inauguration de la première "Assemblée Constituante belge", composée d'une centaine de personnalités censitaires, un discours qui fut aussi celui de sa démission[14]. En effet, il quitta le pouvoir car il désirait, à la tête de la nouvelle mais fragile démocratie belge, un chef élu au suffrage universel, issu de ce Gouvernement Provisoire "à la mode" des républiques aristocratiques vénitiennes ou florentines qui avaient du succès à Paris et même à Londres avec O'Connell.

Second exil[modifier | modifier le code]

Louis de Potter quitta la Belgique pour s'installer à Paris de 1831 à 1839. L'exil n'est pas forcément le mot adéquat car la raison en est davantage une pression politique devenue invivable qu'une condamnation.

Louis de Potter écrit de nombreux livres pour défendre la liberté d'opinion, les valeurs humaines et autres pensées d'avant-garde, inscrites en filigrane sur la nouvelle carte de l'Europe, depuis sa résidence brugeoise au Dyver, mais aussi depuis la Place des Martyrs où il habita et enfin depuis la rue de l'Épingle où il vieillit, une ruelle qui descend depuis la Colonne du Congrès à travers ce qui fut "l'hospice de bienfaisance"[15].

Études ultérieures[modifier | modifier le code]

L'intérêt pour la cause belge et pour de Potter grandit quand furent découvertes les 1 407 lettres enregistrées au Fonds Terlinden et décortiquées par le professeur de Laveleye à la Bibliothèque Royale.

Des missives s'y trouvaient qui étaient échangées entre Louis et des personnalités telles que : de Merode, Gendebien, Rogier, de Stassart, de Brouckère, Vilain XIIII, Lesbroussart, le savant Quetelet, Théodore Verhaeghen de l'ULB, Guido Gezelle, son illustre collègue journaliste Stendhal, l'arrière-petit-neveu de Michel-Ange Buonarotti, le secrétaire de Napoléon le marquis d'Ideville, le médecin de Napoléon O'Meara, l'évêque constitutionnel Grégoire, le général de la Fayette, le baron Benjamin de Rebecque, le baron Colins de Ham, la Cardinal Ricci, conseiller des Habsbourg en Italie, Louis Blanc, Raspail, le duc de Montalembert, l'abbé rebelle de la Mennais, Geoffroy de Saint-Hislaire, le duc de l'Estrye, David d'Angers, de Reiffenberg, son beau-fils le général Brialmont, un des Aides de camp de S.M. le Roi Léopold 1er, etc.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Considérations sur l'histoire des principaux conciles depuis les apôtres jusqu'au Grand Schisme d'Occident, 1816
  • L'Esprit de l'Église ou Considérations sur l'histoire des conciles et des papes, depuis Charlemagne jusqu'à nos jours, 6 volumes, 1821
  • Vie de Scipion de Ricci, évêque de Pistoie et de Prato, 1825.
  • Saint-Napoléon, en paradis et en exil, 1825.
  • Lettres de saint Pie V sur les affaires religieuses en France, 1826.
  • L'Union des catholiques et des libéraux dans les Pays-Bas, (1re édition juillet 1829, 2e édition, Bruxelles, 1831
  • Lettre de Démophile à M. Van Gobbelschroy sur la garantie de la liberté des Belges à l'époque de l'ouverture de la session des états généraux (1829-1830).
  • Lettre de Démophile au roi sur le nouveau projet de loi contre la presse et le message royal qui l'accompagne, 1829
  • Correspondance de De Potter avec Thielemans, depuis la prison des Petits Carmes, Bruxelles, 1829
  • Lettre à mes concitoyens, Bruxelles, 1830
  • De la Révolution à faire d'après l'expérience des révolutions avortées (1831)
  • Éléments de tolérance à l'usage des catholiques belges (1834)
  • Questions aux catholiques belges sur l'encyclique de M. de Lamennais (1835).
  • Histoire du christianisme (Paris 1836)
  • Résumé de l'histoire du christianisme (1856)
  • La Révolution belge de 1828 à 1839, souvenirs personnels (Bruxelles, 1838-39)
  • Études sociales, (1843)
  • La Justice et la Sanction religieuse (1846)
  • La Réalité déterminée par le raisonnement (1848)
  • A B C de la science sociale (1848)
  • Catéchisme social (1850)
  • Catéchisme rationnel (1854)
  • Dictionnaire rationnel (1859).

Sa progéniture[modifier | modifier le code]

Ainsi s'arrêta la lignée de Potter de Droogenwalle.

Les de Potter de Gand[modifier | modifier le code]

Une famille de Potter a été anoblie en 1764 en la personne de Joseph de Potter, marchand et assesseur du Mont de Piété de Gand[16].

Les descendants de cette famille de Potter ont formé plusieurs rameaux portant les noms "de Potter" tout court, "de Potter de Zinzerling" et "de Potter d'Indoye" qui portent des armoiries différentes de celles des "de Potter de Droogenwalle" [17]. La parenté entre ces de Potter et les de Potter de Droogenwalle est peu probable.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thierry Denoël, Le nouveau dictionnaire des Belges, Bruxelles, Le Cri Edition, 1992, p. 221.
  2. Thierry Denoël, Le nouveau dictionnaire des Belges, Bruxelles, Le Cri Edition, 1992, p. 223.
  3. J. Baudson, article publié sur www.ecrivainsbelges.be
  4. R. Dalemans, N. de Potter, Louis de Potter : révolutionnaire belge en 1830, Charleroi, Couleurs livres, 2011, p. 13 à 14.
  5. E. Van Turenhoudt, Une philosophie au pouvoir : Louis de Potter 1786-1859, Bruxelles, Charles Dessart, 1946, p. 48.
  6. E. Van Turenhoudt, Une philosophie au pouvoir : Louis de Potter 1786-1859, Bruxelles, Charles Dessart, 1946, p. 50.
  7. Théodore Juste, « Potter (Louis de) », dans Biographie nationale de Belgique, tome V, 1876, col. 620-629.
  8. E. Van Turenhoudt, Une philosophie au pourvoir : Louis de Potter 1786-1859, Bruxelles, Charles Dassart, 1946, p. 53 à 54.
  9. E. Van Turenhoudt, Une philosophie au pouvoir : Louis de Potter 1786-1859, Bruxelles, Charles Dassart, 1946, p. 49 à 50.
  10. E. Van Turenhoudt, Une philosophie au pouvoir : Louis de Potter 1786-1859, Bruxelles, Charles Dassart, 1946, p. 59 à 60.
  11. E. Van Turenhoudt, Une philosophie au pouvoir : Louis de Potter 1786-1859, Bruxelles, Charles Dassart, 1946, p. 61 à 66.
  12. rédacteur du "Catholique", seconda pendant son exil l'abbé de Lamennais dans la rédaction de "l'Avenir". A son retour en Belgique, il collabora à plusieurs journaux et ses articles lui valurent des procès de presse en 1839 et 1840. Il nous a laissé des ouvrages historiques : Les Flandres et la Révolution Belge et Documents historiques sur la Révolution Belge (1802-1862)
  13. R. Dalemans, N. de Potter, Louis de Potter, révolutionnaire en 1830, Charleroi, Couleur livres, 2011, p. 50 à 51.
  14. R. Dalemans, N. de Potter, Louis de Potter, révolutionnaire belge en 1830, Charleroi, Couleur livres, 2011, p. 82 à 87.
  15. Biographie par René Dalemans, Francis Balace et Nicolas de Potter. Le livre: "Louis de Potter. Révolutionnaire Belge en 1830" raconte l'aventure de l'un des pères fondateurs de la Belgique en 1830. Cette vieille famille brugeoise "de Potter" provient des régions frontalières de Picardie, Flandre Occidentale et Flandre française. Après tant d'invasions, pourquoi clamait-on encore aux Pays-Bas: « Peuple bien-aimé, indignez-vous des abus dont vous êtes victimes! » et pourquoi Louis avait-il dilapidé ses châteaux et possessions au profit de la Révolution Belge? Les "de Potter" étaient issus de l'apogée des corporations et métiers de Renaix et Bruges mais connurent aussi la décapitation d'un des leurs par le duc d'Albe. Ils furent donc victimes des exodes des puissants métayers, fuyant Lille et Courtrai, et accumulèrent ces frustrations qui alimentèrent la croisade du révolté Louis de Potter à Bruxelles. L'engouement national de 1830 résonnait alors comme un appel fraternel de ces anciens frontaliers pour plus de paix et de démocratie, au moment où la Hollande taxait abondamment les Belges. Les forces vives des jeunes rebelles campagnards, descendus sur Bruxelles, transformèrent l'essai du vieux héros, banni de l'histoire, en un vibrant "appel à l'union pour la fraternité et la liberté" de la Belgique.
  16. Jean-François Houtart, Anciennes familles de Belgique, Bruxelles, 2008, p. 257: "Issue de Jacques de Pottere, marchand à Renaix, marié dans cette ville le 12 novembre 1595 avec Jeanne S'Wolfs. Son petit-fils Hermès de Potter s'établit à Gand comme négociant en toiles et soiries, commerce que ses descendants développeront jusqu'à la fin de l'Ancien Régime avec des exportations dans le monde entier....Anoblie en 1764"
  17. http://www.potter.c.la

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mémoires à consulter à l'appui des pétitions présentés le 4 novembre 1829 par Louis Antoine de Potter & Edouard Ducpétiaux
  • Procès porté devant la cour d'assises du Brabant Méridional, contre L. de Potter, F. Tielemans, etc., Bruxelles, 1830, 2 vol.
  • Lucien Jottrand, Louis de Potter, Bruxelles, 1860
  • Th. Juste, Louis de Potter, Biographie nationale de Belgique, Tome V, 1876, col. 620-629
  • Maurice Bologne, Louis de Potter, histoire d'un homme banni de l'histoire, Liège, 1930.
  • E. Van Turenhoudt, Un Philosophe au Pouvoir, Louis de Potter, Bruxelles, 1946.
  • René Dalemans, Nicolas de Potter et Francis Balace (postface), Louis de Potter: Révolutionnaire Belge en 1830, Éditions Couleur Livres, 2012, 168 p., ill. coul., Charleroi et Bruxelles.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]