Louis Brandeis

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Louis Brandeis
Louis Brandeis Associate Justice c1916.jpg
Louis Brandeis vers 1916.
Fonction
Juge assesseur de la Cour suprême des États-Unis
-
Joseph Rucker Lamar (en)
Biographie
Naissance
Décès
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WashingtonVoir et modifier les données sur Wikidata
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Faculté de droit de Harvard
Louisville Male High School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Louis Dembitz Brandeis (Louisville, Washington, ) est un avocat américain, membre de la Cour suprême des États-Unis ainsi qu'un important soutien au mouvement sioniste américain. Un des principaux conseillers économiques de Woodrow Wilson puis de Franklin Delano Roosevelt, il est un des symboles de l'ère progressiste et un des pionniers d'une concurrence régulée. Il a participé à la création de la Réserve fédérale des États-Unis et a apporté de nouvelles idées à la Federal Trade Commission (FTC). Il a introduit également le Brandeis Brief, qu'on pourrait aussi traduire comme l'« argumentation juridique à la Brandeis », dont la caractéristique est de ne pas s'appuyer seulement sur la théorie juridique pure mais de reposer également sur des analyses empiriques et sur des avis d'experts. C'est grâce à cette technique qu'il fit avancer la cause des salariés, participa à la création d'un salaire minimum et d'une limitation des heures de travail. Plus tard cette technique a servi à la lutte contre la ségrégation scolaire. Il a aussi beaucoup influé sur la façon d'aborder la liberté d'expression et le droit à la vie privée.

Jeunesse et vie privée[modifier | modifier le code]

Louis Brandeis est né le 13 novembre 1856 à Louisville (Kentucky). Il est le dernier des quatre enfants d'Adolphe et Frédérique (née Dembitz) Brandeis. Ses parents avaient quitté Prague alors dans l'Empire autrichien à la fois pour des raisons politiques et économiques. La révolution de 1848 dont ses parents étaient sympathisants a conduit à des bouleversements et à certaines manifestations à caractère antisémite. Les juifs dans l'Empire des Habsbourg étaient requis de payer une taxe spéciale sur les affaires.

La famille Brandeis s'est installée à Louisville, un port prospère de la région du Midwest en qualité de marchand de grains. Son enfance fut marquée par la Guerre de Sécession durant laquelle sa famille dut se réfugier dans l'Indiana. Sa famille, connue pour supporter Abraham Lincoln et l'abolition de l'esclavage était mal vue alors par certains de leurs voisins.

La famille Brandeis est cultivée, lisant beaucoup, mélomane, et plutôt politique. L’un de ses oncles, Lewis Naphtali Dembitz (dont il adopta le nom en hommage) fut délégué à la convention républicaine de 1860 qui a élu comme candidat Abraham Lincoln. En 1872, en raison d'une dépression économique, la famille va quelque temps en Europe. Brandeis qui a été à l'école publique de Louisville puis à l'université locale va alors passer deux ans à l'Annen-Realschule de Dresde qui lui donne à la fois un sens critique et l'envie de retourner aux États-Unis pour étudier le droit. Élevé partiellement dans la culture allemande, Louis Brandeis apprécie les écrits de Goethe et de Friedrich von Schiller. Ses compositeurs favoris sont Ludwig van Beethoven et Robert Schumann.

En 1875, il entre à l'âge de 19 ans à la Harvard School of Law qui était alors en pleine mutation passant de la méthode traditionnelle reposant sur la mémorisation à une méthode plus interactive et plus socratique d'étude de cas. Il écrivit plus tard « ces années furent parmi les plus heureuses de ma vie. Je travaillais ! Pour moi le centre du monde était Cambridge ». Après avoir été diplômé, il reste un an de plus à Harvard pour étudier le droit de lui-même. Pour vivre, il fait du tutorat auprès d'autres étudiants en droit.

Il se marie en 1891 à Alice Goldmark et aura deux filles, Susan né en 1893 et Elizbeth en 1896.

Carrière[modifier | modifier le code]

Photographie de Louis Brandeis (vers 1900).

Brandeis l'avocat d'affaires[modifier | modifier le code]

Après Harvard, il est admis au barreau du Missouri et commence à travailler dans un cabinet d'avocats de Saint-Louis (Missouri). Après seulement sept mois, fatigué des cas mineurs dont il a à s'occuper, il accepte l'offre d'un de ses condisciples de Harvard, Samuel Warren — fils d'une riche famille de Boston — de fonder avec lui un cabinet d'avocats à Boston. Dans l'attente des premiers clients, il travaille pendant deux ans comme assistant d'Horace Grey, président de la Cour suprême du Massachusetts. Le cabinet Warren Brandeis prospéra et donna à Brandeis une sécurité financière qui plus tard lui permit d'avoir un rôle actif pour la cause progressiste. Ensemble avec Warren il contribue à créer le droit à la vie privée (Right to Privacy) écrivant ensemble entre 1888 et 1890 trois articles académiques publiés par la Harvard Law Review. À la mort de son père en 1889, Samuel Warren quitte le cabinet pour reprendre les affaires familiales. Après une période en solo, il crée en 1897, le cabinet Brandeis, Dunbar et Nutter.

Avocat efficace, il se voit plus comme un conseiller que comme simplement un simple stratège de procès. Selon Klebanow et Jonas[1], quand il prend une affaire il insiste sur deux conditions majeures : « tout d'abord qu'il n'ait jamais à travailler avec des intermédiaires mais seulement avec la personne responsable. Deuxièmement, qu'il puisse donner des conseils sur tous les aspects des affaires de l'entreprise ». Par ailleurs, il refusait de servir une cause qu'il considérait mauvaise[1].

Brandeis l'avocat au service du bien public[modifier | modifier le code]

Une partie de la philosophie de Brandeis à ce sujet est contenue dans son livre de 1911, The Opportunity in the Law

« Le conseiller choisi pour représenter d'importants intérêts privés possède habituellement des capacités de haut niveau, tandis que le public est souvent représenté de façon inadéquate ou pas représenté du tout. Cela conduit à une grande injustice pour le public. Il en résulte que de nombreuses lois de notre législation n'auraient jamais dû être édictées si l'intérêt public avait été justement représenté… »

Durant les années 1890, Brandeis vient à questionner l'ordre industriel en Amérique[1]. D'une part, il n'aime pas la consommation de masse. Cela le mena à développer une forme de haine pour la publicité. Par ailleurs, cela le conduisit à lutter contre les monopoles qu'il considérait comme inefficaces économiquement. Cela joint au fait qu'il estimait :

« La grande réussite des peuples de langue anglaise est leur attachement à la liberté par la loi »[2]

Brandeis plaide contre les monopoles, ce qui va l'amener à s'opposer à John Pierpont Morgan et par suite à la corruption. Il va défendre la Boston and Maine Railroad contre la New Haven Railroad de J. P. Morgan. Cela l'amène à rencontrer deux fois Theodore Roosevelt qui engage une action contre cette société au titre de la loi antitrust. Durant les auditions de la Interstate Commerce Commission, il est démontré que cette société a fait des « donations » à des hommes politiques complaisants.

Par ailleurs, il contribue à développer un nouveau système d'assurance-vie. En mars 1905, il défend gratuitement les souscripteurs d'une société d'assurance-vie en faillite. Il s'aperçoit qu'à l'époque on pouvait considérer l'assurance-vie comme un vol légal. Il fait passer une loi pour réguler le secteur, qu'il considère comme une des grandes réussites de sa vie.

Le conseiller de Wilson[modifier | modifier le code]

Thomas Woodrow Wilson Président des États-Unis (1913-1921), inspirateur de la Société des Nations, prix Nobel de la paix en 1919.

Brandeis est l'« l'architecte en chef »[3] du programme de Woodrow Wilson appelé New Freedom. Le débat qui oppose Wilson à Theodore Roosevelt entré en dissidence du Parti républicain porte principalement sur le domaine économique. Entre ces deux candidats progressistes (il y en avait un troisième, un républicain Taft), le désaccord porte sur la façon de réguler l'économie : faut-il un État puissant capable de tenir tête et aussi de s'allier aux grandes sociétés — c'est la thèse de Theodore Roosevelt et de son programme New Nationalism — ou faut-il sortir du laissez-faire en se méfiant tant des grandes sociétés que d'un État trop puissant — c'est la thèse de Brandeis et de Wilson ? Ce dernier point de vue va finalement l'emporter. Lors d'une réunion entre les deux hommes en septembre 1912, Wilson lui demande de « rendre explicites les mesures qui permettraient de réguler effectivement la concurrence »[4]. Pour McGraw[5], il est le principal conseiller économique de Wilson de 1912 à 1916 et il « est l'exemple même de l'éthique contre le « gigantisme » sans laquelle il n'y aurait eu ni Sherman Act, ni antitrust, ni Federal Trade commission ».

Brandeis joue un rôle crucial dans l'élaboration et le processus de validation par le congrès du Federal Reserve Act qui est voté en décembre 1913. Pour lui, « le système bancaire devait être démocratisé et la création monétaire contrôlée par le gouvernement »[6]. Pour aider à convaincre, Brandeis écrit pour Harper's Weekly une série d'articles qui suggèrent les moyens de restreindre le pouvoir des grandes banques. Ces articles sont réunis dans un livre de 1914, Other People's Money and How the Bankers Use It.

Brandeis à la Cour suprême[modifier | modifier le code]

Nomination[modifier | modifier le code]

En 1916, Wilson nomme Brandeis pour qu'il devienne juge à la Cour suprême. Cette nomination fut vigoureusement contestée par des conservateurs républicains tels que l'ancien président Taft ou l'ex-sénateur Elihu Root avançant qu'il n'était pas « fait » pour être à la Cour suprême. Plus tard le Juge William O. Douglas écrit au sujet des débats entourant sa nomination :

« Il suivait que l'image de Brandeis, quand Wilson envoya son nom au Sénat le 28 janvier 1916, effrayait l'« Établissement ». Brandeis était un militant de la justice sociale quel que soit son opposant. Il était dangereux pas seulement parce qu'il était brillant, courageux, il était dangereux parce qu'il était incorruptible… La peur de l'« Établissement » était d'autant plus grande que Brandeis était le premier juif nommé à la Cour suprême »[7]

Cependant, ceux qui sont en sa faveur étaient nombreux et influents. Le doyen de la Harvard School of Law, Roscoe Pound déclare au comité que « Brandeis était un des grands juristes » et prédit, selon Todd, qu'il serait un jour classé « parmi les meilleurs qui ont siégé sur les bancs de la Cour suprême ». Le , il est officiellement confirmé à la Cour suprême par 47 voix contre 22.

Protection des personnes[modifier | modifier le code]

Sur le point de la protection des personnes, les apports de Brandeis sont nombreux :

  • Arrêts sur la liberté d'expression : Gilbert c. État du Minnesota (1920), Whitney c. État de Californie (1927). Oliver Wendell Holmes et Brandeis s'opposent à la majorité de la cour. Pour eux, pour être privé de liberté d'expression, il faudrait que le « danger soit si imminent qu'il puisse survenir avant qu'il y ait eu opportunité d'une pleine discussion » ;
  • Arrêt sur le droit à la vie privée : Olmstead c. États-Unis d'Amérique (1928). Brandeis écrit dans sa justification de son opposition à la solution retenue par la majorité (« wrote in his lengthy dissent ») :
« Ceux qui ont rédigé notre constitution entendaient sécuriser les conditions favorables à la poursuite du bonheur. Ils reconnaissaient l'aspect spirituel de la nature humaine, de ses sentiments et de son intelligence. Ils savaient que seulement une part des peines, plaisirs et satisfactions de la vie sont à trouver dans les choses matérielles. Ils cherchaient à protéger les Américains dans leurs croyances, leurs pensées leurs émotions et leurs sensations. Ils ont donné contre le gouvernement le droit d'être laissé tranquille — le plus étendu des droits et le plus estimé pour les êtres civilisés »[8]
Franklin Delano Roosevelt en 1913 à l'époque où il était secrétaire à la Marine de Woodrow Wilson.

Les arrêts touchant le domaine public[modifier | modifier le code]

Avec Benjamin Cardozo et Harlan Fiske Stone, Brandeis appartient à l'aile libérale de la Cour suprême (« les trois mousquetaires ») qui s'oppose aux quatre conservateurs (« les cavaliers »). S'ils sont en général favorables à Franklin D. Roosevelt, ils s aussi s'opposer à lui.

  • Limitation des pouvoirs présidentiels. Dans Louisville c. Radford (1935), il avance que la propriété privée ne peut être prise sans une juste compensation. Dans Schechter Brothers c. États-Unis d'Amérique (1935), la cour vote à l'unanimité que le National Industrial Recovery Act est inconstitutionnel car il donne un pouvoir discrétionnaire indu au président[9]. Brandeis s'oppose aussi à la réorganisation judiciaire de Roosevelt de 1937 qui veut nommer à la Cour suprême autant de membres qu'il y a de juges âgés de plus de soixante-dix ans, car il pensait que cela menaçait l'intégrité de la constitution[10].
  • Loi fédérale contre loi des États : Erie Railroad Co. c. Tompkins (1938). Son dernier combat fut également pour Klebanow et Jonas[1] une des plus significatifs. Brandeis revient sur une doctrine datant de l'arrêt Swift c. Tyson, et insiste sur le fait qu'il n'existe pas une jurisprudence générale fédérale. Ainsi, les cours fédérales doivent appliquer les lois des États où le dommage est survenu.

Les grands apports de Brandeis[modifier | modifier le code]

L'argumentation juridique à la Brandeis (Brandeis Brief)[modifier | modifier le code]

Brandeis (au centre) dans son bureau de Boston en 1916.

Un brief (du latin brevis, court) est un document légal écrit utilisé dans la procédure accusatoire pour présenter à la cour les arguments qui montrent pourquoi la partie doit gagner. Brandeis en 1908, dans l'affaire Muller c. État de l'Oregon, devant la Cour suprême introduit un nouveau mode d'arguments basés sur l'étude des faits tels que les experts de divers domaines peuvent les établir. Cette façon de procéder annonce la jurisprudence sociologique (en) que théorise quelque temps plus tard Roscoe Pound. Selon l'historien du droit Stephen Powers, le « Brandeis Brief » devient un modèle pour la jurisprudence progressiste, « en prenant en considération des réalités sociales et historiques, pas seulement des principes abstraits. » Il ajoute que cela a « eu une profonde influence sur l’avenir de la profession juridique » par son acceptation d'une argumentation judiciaire plus large[11]. Selon John Vile, le « Brandeis Brief » est par la suite largement utilisé, notamment dans le cas Brown c. Board of Education de 1954 qui entraine la fin de la ségrégation scolaire[12].

L'issue de l'affaire Muller c. État de l'Oregon est de savoir si un État a le droit de limiter le temps de travail des femmes. Jusqu'alors, le fait qu'un État veuille limiter le temps de travail ou fixer un salaire minimal est considéré comme une limitation déraisonnable à la liberté de contrat. Brandeis découvre que des arrêts antérieurs de la Cour suprême limitent les droits des contrats quand ceux-ci ont un effet réel et substantiel sur la santé et le bien-être public. Il décide que le mieux pour gagner l'affaire est de montrer, par des faits issus du milieu du travail, un lien clair entre la santé physique, la santé mentale des femmes et le nombre d'heures qu'elles effectuent. Pour cela, il invente le « Brandeis Brief », c'est-à-dire qu'après une forme inédite de plaidoirie: après une courte argumentation juridique traditionnelle, il présente plus de cent pages de documentation comportant des rapports de travailleurs sociaux, des avis médicaux, des observations faites par les inspecteurs des usines et d'autres témoignages d'experts. Il montre qu'un nombre trop élevé d'heures de travail affecte la santé et la psychologie des travailleurs[13]. Par la suite, Brandeis « devint le principal défenseur dans les cours de justice d'une législation protégeant les salariés »[14],[15]. Le juge à la Cour suprême Douglas écrit : « Brandeis était usuellement avec les travailleurs, il exposait leur cause avec des mots nobles et exposait leur réclamation avec une clarté destructive »[16]

Brandeis et le droit à la vie privée[modifier | modifier le code]

Brandeis et la régulation de l'économie[modifier | modifier le code]

Louis Brandeis considère que le Grand capital et la démocratie étaient rivaux. Il aurait déclaré : « nous pouvons avoir la démocratie ou nous pouvons avoir la richesse concentrée dans les mains de quelques personnes, mais nous ne pouvons pas avoir les deux[17] ».

Postérité[modifier | modifier le code]

Brandeis prend sa retraite de la Cour suprême en février 1939. Il meurt d'une attaque cardiaque le 5 octobre 1941.

En septembre 2009, The Economist le qualifie de « Robin des Bois de la loi »[18].

Pour l'ancien juge à la Cour suprême William O. Douglas, « il a aidé l'Amérique à grandir par le dévouement dont sa vie était faite ».

En septembre 2009, le U.S. Postal Service émet un timbre représentant Brandeis en reconnaissance d'avoir été « le juge qui a le plus fait pour la Cour suprême, forgé les outils dont elle avait besoin pour interpréter la constitution à la lumière des conditions sociologiques et économiques du XXe siècle ». Il est « un progressiste et un champion des réformes […] il a défendu le droit de chaque citoyen à parler librement et les fondements de sa conception du droit continue à influencer notre pensée juridique aujourd'hui »[19].

De nos jours, certains se réfèrent encore à la philosophie économique. Par exemple, Urofsly écrit en février 2009 dans le New York Times :

« Brandeis […] a décrit une dangereuse combinaison d'avarice, de manque de responsabilité et de mauvaise surveillance dans Other People's Money, and How the Bankers Use It, un exposé les plus connus de l'Ère progressiste […] qui offre aussi des leçons valables pour aujourd'hui ».
« notre crise actuelle, après tout, fut en partie nourrie par des banquiers jouant gros jeu avec l'argent des autres. Ils ont empaqueté et vendu des prêts immobiliers subprime, pris leur profit et laissé aux autres des portefeuilles plein de papiers sans valeur ou plus toxiques. C'est exactement ce genre de comportement que Brandeis méprisait. »[20]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Klebanow et Jonas.
  2. Brandeis Louis, 1905, discours devant la Harvard Ethical Society.
  3. Link, p. 489.
  4. Mason, 1946, p. 375-377.
  5. McGraw, 1984, p. 82.
  6. Piott, 2006, p. 139.
  7. (en) William O. Douglas, « Louis Brandeis: Dangerous Because Incorruptible », critique littéraire de Justice on Trial, The New York Times, 5 juillet 1964.
  8. Olmstead v. United States, 277 U.S. 438 (1928), complete text including dissent.
  9. John Steele. "The Economic Contradictions of Obama-ism", Commentary magazine, avril 2009, pgs. 23-26.
  10. Dawson, Nelson L. ed., Brandeis and America, Univ. Press of Kentucky (1989), p. 50-53.
  11. Powers, Stephen, et Rothman, Stanley. The Least Dangerous Branch?: Consequences of Judicial Activism, Smith College, Greenwood Publishing Group (2002).
  12. Vile, p. 123.
  13. Strum, p. 120-121.
  14. Mason p. 250-253.
  15. Brandeis, Louis. « The Brandeis Brief », Muller v. Oregon (208 US 412), université de Louisville.
  16. NYT_Douglas
  17. How Democrats Killed Their Populist Soul, Matt Stoller, The Atlantic, 24 octobre 2016
  18. The Economist, 24 septembre 2009 (section « Books and Arts »).
  19. (en) « New Brandeis commemorative stamp announced », U.S. Postal Service Press Release, décembre 2008.
  20. (en) Melvin I. Urofsky, « The Value of ‘Other People’s Money’ », The New York Times, 7 février 2009

Œuvres[modifier | modifier le code]

Écrits juridiques et politiques[modifier | modifier le code]

Correspondance privée[modifier | modifier le code]

  • Melvin I. Urofsky & David W. Levy, editors, Letters of Louis D. Brandeis (State University of New York Press, 1971-1978, 5 vols.)
  • Melvin I. Urofsky, editor, Letters of Louis D. Brandeis (State University of New York Press, 1980)
  • Melvin I. Urofsky & David W. Levy, editors, Half Brother, Half Son: The Letters of Louis D. Brandeis to Felix Frankfurter University of Oklahoma Press, 1991
  • Melvin I. Urofsky & David W. Levy, editors, The Family Letters of Louis D. Brandeis University of Oklahoma Press, 2002)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie utilisée[modifier | modifier le code]

  • Louis Brandeis L. The Opportunity in the Law, Harvard University Press, 1911 [1]
  • Arthur S.Link, 1947, Wilson: The Road to the White House, Princeton University Press
  • Samuel J. Konefsky, The Legacy of Holmes & Brandeis: A Study in the Influence of Ideas (New York, N.Y.: Macmillan Co., 1956)
  • Alpheus Thomas Mason, Brandeis & The Modern State (Princeton, N.J.: Princeton University Press, 1933)
  • Alpheus Thomas Mason, Brandeis: A Free Man's Life (New York, N.Y.: The Viking Press, 1946)
  • Thomas McGraw, Prophets of Regulation: Charles Francis Adams, Louis D. Brandeis, James M. Landis, Alfred E. Kahn (Cambridge, MA: Harvard University Press, 1984)
  • Murphy P., « Holmes, Brandeis, and Pound: Sociological Jurisprudence as a Response to Economics Laissez-faire » in, Frankel Paul E. et Dickman H. (éd.), Liberty, Property and Government, Constitutional Interpretation Before The New Deal, Albany, State University of New York Press, 1989.
  • Klebanow D. et Jonas F. People's Lawyers: Crusaders for Justice in American History, M. E. Sharpe, 2003
  • Steven L. Piott, American Reformers 1870-1920 Rowman & Littelefield, 2006.
  • William O. Douglas, Louis Brandeis: Dangerous Because Incorruptible
  • (en) Sandra S. Evans et Joseph E. Scott, « Social Scientists as Expert Witnesses: Their Use, Misuse, and Sometimes Abuse », Law & Policy Quarterly, vol. 5, no 2,‎ , p. 181-214 (ISSN 0164-0267).
  • (en) Herbert Garfinkel, « Social Science Evidence and the School Segregation Cases », Journal of Politics, vol. 21, no 1,‎ , p. 37–59 (DOI 10.2307/2126643)
  • (en) Alan J. Tomkins et Kevin Oursland, « Social and social scientific perspectives in judicial interpretations of the constitution: A historical view and an overview », Law and Human Behavior, vol. 15, no 2,‎ , p. 101–120 (DOI 10.1007/BF01044613)

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

Livres sur Brandeis[modifier | modifier le code]

  • Jack Grennan, Brandeis & Frankfurter: A Dual Biography (New York, N.Y.: Harper & Row, 1984)
  • Alexander M. Bickel, The Unpublished Opinions of Mr. Justice Brandeis (Cambridge, MA: Harvard University Press, 1957)
  • Robert A. Burt, Two Jewish Justices: Outcasts in the Promised Land (Berkeley, CA: University of California Press, 1988)
  • Nelson L. Dawson, editor, Brandeis and America (Lexington, KY: University Press of Kentucky, 1989)
  • Jacob DeHaas, Louis D. Brandeis, A Biographical Sketch (Blach, 1929)
  • Felix Frankfurter, editor, Mr. Justice Brandeis (New Haven, CT: Yale University Press, 1932)
  • Ben Halpern, A Clash of Heroes: Brandeis, Weizman, and American Zionism (New York, N. Y.: Oxford University Press, 1986)
  • Samuel J. Konefsky, The Legacy of Holmes & Brandeis: A Study in the Influence of Ideas (New York, N.Y.: Macmillan Co., 1956)
  • David W. Levy, editor, The Family Letters of Louis D. Brandeis (University of Oklahoma Press, 2002)
  • Alfred Lief, Brandeis: The Personal History of an American Ideal (New York, N.Y.: Stackpole Sons, 1936)
  • Alfred Lief, editor, The Social & Economic Views of Mr. Justice Brandeis (New York, N.Y.: The Vanguard Press, 1930)
  • Jacob Rader Marcus, Louis Brandeis (Twayne Publishing, 1997)
  • Alpheus Thomas Mason, Brandeis: A Free Man's Life (New York, N.Y.: The Viking Press, 1946)
  • Alpheus Thomas Mason, Brandeis & The Modern State (Princeton, N.J.: Princeton University Press, 1933)
  • Thomas McGraw, Prophets of Regulation: Charles Francis Adams, Louis D. Brandeis, James M. Landis, Alfred E. Kahn (Cambridge, MA: Harvard University Press, 1984)
  • Ray M. Mersky, Louis Dembitz Brandeis 1856-1941: Bibliography (Fred B Rothman & Co; reprint ed., 1958)
  • Bruce Allen Murphy, The Brandeis/Frankfurter Connection: The Secret Activities of Two Supreme Court Justices (New York, N.Y.: Oxford University Press, 1982)
  • Lewis J. Paper, Brandeis: An Intimate Biography of one of America's Truly Great Supreme Court Justices (Englewood Cliffs, N.J.: Pretice-Hall, Inc., 1983)
  • Catherine Owens Peare, The Louis D. Brandeis Story (Ty Crowell Co., 1970)
  • Edward A. Purcell, Jr., Brandeis and the Progressive Constitution: Erie, the Judicial Power, and the Politics of the Federal Courts in Twentieth-Century America (New Haven, CN: Yale University Press 2000)
  • Philippa Strum, Brandeis: Beyond Progressivism (Lawrence, KS: University Press of Kansas, 1993)
  • Philippa Strum, editor, Brandeis on Democracy (Lawrence, KS: University Press of Kansas, 1995)
  • Philippa Strum, Louis D. Brandeis: Justice for the People (Cambridge, Mass.: Harvard University Press, 1988)
  • A.L. Todd, Justice on Trial: The Case of Louis D. Brandeis (New York, N.Y: McGraw-Hill, 1964)
  • Melvin I. Urofsky, A Mind of One Piece: Brandeis and American Reform (New York, N.Y., Scribner, 1971)
  • Melvin I. Urofsky, Louis D. Brandeis, American Zionist (Jewish Historical Society of Greater Washington, 1992) (monograph)
  • Melvin I. Urofsky, Louis D. Brandeis & the Progressive Tradition (Boston, MA: Little Brown & Co., 1981)
  • Nancy Woloch, Muller v. Oregon: A Brief History with Documents (Boston, MA: Bedford Books, 1996)

Sélection d'articles sur Brandeis[modifier | modifier le code]

  • (en) Ashutosh A. Bhagwat, Constitutional Law Stories, New York, Foundation Press, , 418–520 p., poche (ISBN 978-1-58778-505-4, LCCN 2004557954), « The Story of Whitney v. California: The Power of Ideas ».
  • (en) Vincent Blasi, « The First Amendment and the Ideal of Civic Courage: The Brandeis Opinion in Whitney v. California », William & Mary Law Review, vol. 29,‎ , p. 653.
  • (en) Bradley C. Bobertz, « The Brandeis Gambit: The Making of America’s 'First Freedom,' 1909-1931 », William & Mary Law Review, vol. 40,‎ , p. 557.
  • (en) Evan B. Brandes, « Legal Theory and Property Jurisprudence of Oliver Wendell Holmes, Jr. and Louis D. Brandeis: An Analysis of Pennsylvania Coal Company v. Mahon », Creighton Law Review, vol. 38,‎ , p. 1179.
  • (en) Ronald Collins et David Skover, « Curious Concurrence: Justice Brandeis’s Vote in Whitney v. California », Supreme Court Review, vol. 2005,‎ , p. 1–52.
  • (en) Ronald Collins et Jennifer Friesen, « Looking Back on Muller v. Oregon », American Bar Association Journal, vol. 69,‎ , p. 294–298, 472–477.
  • (en) Nancy Erickson, « Muller v. Oregon Reconsidered: The Origins of a Sex-Based Doctrine of Liberty of Contract », Labor History, vol. 30,‎ , p. 228-250.
  • (en) Felix Frankfurter, « Hours of Labor and Realism in Constitutional Law », Harvard Law Review, vol. 29,‎ , p. 353–373 (DOI 10.2307/1326686).
  • (en) Clyde Spillenger, « Elusive Advocate: Reconsidering Brandeis as People’s Lawyer », Yale Law Journal, vol. 105,‎ , p. 1445.
  • (en) Clyde Spillenger, « Reading the Judicial Canon: Alexander Bickel and the Book of Brandeis », Journal of American History, vol. 79, no 1,‎ , p. 125–151 (DOI 10.2307/2078470).
  • (en) Melvin I. Urofsky, « Louis D. Brandeis: Advocate Before and On the Bench », Journal of Supreme Court History, vol. 30,‎ , p. 31.
  • (en) Melvin I. Urofsky, « State Courts and Protective Legislation during the Progressive Era: A Reevaluation », Journal of American History, vol. 72,‎ , p. 63-91 (DOI 10.2307/1903737).
  • (en) Clement E. Vose, « The National Consumers' League and the Brandeis Brief », Midwest Journal of Political Science, vol. 1,‎ , p. 267–290.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]