Louis Barbier de La Rivière

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Louis Barbier de La Rivière
Biographie
Naissance 1593
Vandélicourt
Décès
Paris
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
par Anne de Lévis de Ventadour
Évêque de Langres
Précédent Sébastien Zamet Louis Armand de Simiane de Gordes Suivant
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Louis Barbier de La Rivière né en 1593 à Vandélicourt et mort le à Paris, est un prélat français qui fut évêque de Langres de 1655 à 1670.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis Barbier est le fils d'Antoine Barbier, seigneur de La Rivière et de Cécile Lemaire. Il est tonsuré le 29 mars 1603 ce qui le destine à une carrière ecclésiastique. On ne sait rien de ses études mais il semble avoir obtenu un doctorat in utroque jure. Il étudie également la philosophie au collège du Plessis. Entré dans les ordres, l’abbé de La Rivière devient l'aumônier, le conseiller et l’ami de Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII sa fonction est une sinécure car il ne semble n'avoir été ordonné prêtre qu'en 1655. Intelligent et astucieux, il est nommé grand aumônier de la reine et perçoit les revenus de riches bénéfices ecclésiastiques dont l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire en 1642. Il joue un rôle non négligeable pendant la période de la Fronde intrigant entre son protecteur Gaston, la régente Anne d’Autriche et le parti de Condé pour obtenir le chapeau de cardinal[1].

En février 1655, il est nommé évêque de Langres confirmé en novembre et consacré en janvier suivant, [2], mais continue à résider la plupart du temps à la cour.

Ayant accumulé une grande fortune[3], on trouva après sa mort dans son testament : « Je ne laisse rien à mon maître d’hôtel, parce qu’il y a dix-huit ans qu’il est à mon service » et « Je lègue cent écus à celui qui fera mon épitaphe »[2]. On lui fit ces deux-ci[4] :

Monsieur de Langre est mort, Testateur olographe ;
Et vous me promettez, si j’en fais l’Épitaphe,
Les cent écus par lui légués à cet effet.
Parbleu l’argent est bon dans le siècle où nous sommes.
Comptez toujours. Ci gît le plus méchant des Hommes.
Paiez ; le voilà fait.

et

Ci-gît un très grand personnage,
Qui fut d’un illustre lignage,
Qui posséda mille vertus,
Qui ne trompa jamais, qui fut toujours fort sage...
Je n’en dirai pas d’avantage,
C’est trop mentir pour cent écus.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Joseph Bergin, Crown, Church, and Episcopate Under Louis XIV, Yale University Press, 2004 (ISBN 0300103565), p. 568-569.
  2. a et b Lucien Merlet, Bibliothèque chartraine antérieure au XIXe siècle, p.19-20
  3. estimée à plus de 600.000 livres
  4. La seconde épitaphe est attribuée à Bernard de La Monnoye

Liens externes[modifier | modifier le code]