Léon Cugnot

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Léon Cugnot
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Louis-Léon Cugnot né à Vaugirard le et mort à Paris le est un sculpteur français, lauréat du prix de Rome en 1859.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Léon Cugnot était le fils du sculpteur Étienne Cugnot.

Entré à l’École des beaux-arts de Paris en 1854, il suivit l’enseignement des sculpteurs Georges Diebolt et Francisque Duret. Il remporta le premier grand prix de Rome de sculpture en 1859 pour Mézence blessé, préservé par l’intrépidité de son fils Lausos, prix partagé avec Alexandre Falguière. Il fut pensionnaire de la villa Médicis à Rome de 1860 à 1863.

Mézence blessé, préservé par l’intrépidité de son fils Lausos (1859), Beaux-Arts de Paris.

Carrière artistique[modifier | modifier le code]

Pensionnaire de la Villa Médicis à Rome de 1860 à 1863, il envoya à Paris un plâtre de plus de deux mètres, Corybante étouffant les cris de Jupiter enfant, une de ses œuvres majeures, présentée au Salon de 1863 et dont le marbre fut installé au Jardin des Tuileries. Léon Cugnot exposa pour la première fois au Salon de 1863 et il y fut présent pratiquement chaque année jusqu’en 1889.

Traitant de sujets allégoriques ou mythologiques, Louis-Léon Cugnot reçut des commandes pour le Palais de Justice de Paris, le Louvre, l’Opéra de Paris, l'Hôtel de Ville de Paris, pour les églises de la Trinité et de la Sorbonne.

Hommages et distinctions[modifier | modifier le code]

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

Corybante étouffant les cris de Jupiter enfant, Musée de Picardie, Amiens.
Le Pavage et le Gaz (1875), Paris, Opéra Garnier, avant-foyer.
  • Tombe des généraux Clément-Thomas et Lecomte, (1876), Paris, cimetière du Père-Lachaise ;
  • Mercure messager d'amour (Salon de 1878) ;
  • Le Pavage et le Gaz, 1875, haut-relief, réalisé pour un dessus de porte placé dans l'avant-foyer de l’Opéra Garnier à Paris. La maquette au tiers, en plâtre, est conservée au musée d’Orsay[11].
  • Monument à la mémoire des généraux Clément Thomas et Claude Lecomte, Paris, cimetière du Père-Lachaise. Le monument a été élevé par une souscription nationale sur une concession gratuite en 1875[12].
  • Jeanne d'Arc à ses derniers moments (Salon de 1882) ;
  • Les Saisons (1884) : quatre vases monumentaux, en bronze, représentant les allégories des saisons dans les jardins de l’archevêché à Bourges, fabriqués par la maison Christofle. Ils sont inscrits depuis 1990 à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques[13].
  • La Nuit et le Jour (1888), Paris, palais de justice ;
  • Jeune fille (Salon de 1888),
  • Le cardinal Richard, archevêque de Paris (Salon de 1894) ;
  • Notre Dame de Juilly (Salon de 1889)[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. musee-orsay.fr.
  2. « Faune ivre », notice no 000SC025359, base Joconde, ministère français de la Culture.
  3. aurorartandsoul.fr.
  4. Exposition du centenaire de la reconstruction de l’hôtel de ville Ville de Paris Bibliothèque administrative 1982.
  5. louvre.sculpturederue.fr.
  6. Louis-François-Xavier Crespel dit Crespel-Dellisse (1789-1864) est un industriel français qui a développé l’industrie sucrière en France à partir de la betterave.
  7. e-monumen.net.
  8. « Arras, cathédrale Saint-Vaast ».
  9. [1]
  10. musee-orsay.fr.
  11. musee-orsay.fr.
  12. appl-lachaise.net.
  13. e-monumen.net.
  14. http://www.nella-buscot.com/sculpteurs.php?idsculpteur=scu0160&lng=0

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains : contenant toutes les personnes notables de la France et des pays étrangers… : ouvrage rédigé et continuellement tenu à jour, avec le concours d'écrivains et de savants de tous les pays, 5e édition (en ligne).
  • Jules Lermina (dir.), Dictionnaire universel illustré, biographique et bibliographique, de la France contemporaine (en ligne).
  • Pierre Larousse, Dictionnaire universel du XIXe siècle, vol. 17, p. 958.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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