Louis-Joseph Soulas

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Louis-Joseph Soulas
Louis-Joseph Soulas.jpg
Naissance
Décès
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Louis-Joseph Soulas est un peintre-graveur français né le à Orléans et mort le à Paris, âgé de 49 ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille d’agriculteurs de la Beauce, Louis-Joseph Soulas suit, dès l’âge de douze ans, les cours de l’école de dessin de la manufacture des Gobelins. En 1919, il entre à l’école Estienne pour y apprendre la gravure sur bois avec Léon Jouenne (1873-1961) et Robert Bonfils, Henry de Waroquier et Mathurin Méheut en 1921, et il en ressort en 1922. L'illustration, en 1923, du Gardien du feu d’Anatole Le Braz, en collaboration avec Mathurin Méheut, qui fut également son professeur, marque le début de sa carrière.

Après sa rencontre, en 1925, au service militaire, avec André Jacquemin, il passe graduellement à la gravure sur cuivre qu’il travaille au burin. Fondateur, en 1928, avec onze autres graveurs (dont Yves Alix, Amédée de La Patellière et Robert Lotiron), de La Jeune Gravure contemporaine, il est membre également de la Société des peintres-graveurs français, du Salon d'automne, de la Société nationale, du Salon des indépendants.

En 1932, le Conseil supérieur des beaux-arts pour la gravure lui décerne une bourse nationale de voyage.

En mai 1933, il épouse Simone Domergues avec laquelle il aura, de 1934 à 1948, six enfants.

Dès 1934, ses œuvres sont présentes dans de nombreux musées, tant en France qu’à l’étranger (Luxembourg, Boston, Honolulu, Philadelphie, San Francisco, Londres, Helsinki…), ainsi qu’à la chalcographie du Louvre, à Paris. Mobilisé en 1939 il est fait prisonnier et envoyé en Poméranie, dés son retour il expose ses souvenirs de prisonnier et fait des gravures d'Orléans détruite.

Nommé directeur de l'École des beaux-arts d'Orléans par Jean Zay peu avant le début de la guerre, il est mobilisé et fait prisonnier en Poméranie, d'où il sera rapatrié en 1941.

De notoriété internationale, et considéré par les critiques comme l’un des meilleurs burinistes de sa génération, son œuvre se compose principalement d’illustrations d’ouvrages et de nombreuses planches dans lesquelles il chante sa Beauce natale.


La mort viendra le frapper brutalement, sur un quai de la gare d’Austerlitz, alors qu’il s’apprête à rentrer à Orléans. Il est inhumé à Coinces.

Œuvre[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive)

Gravures[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

  • Bord du Loiret à Olivet hst, 1953
  • Marché à Patay, hst
  • Orléans bombardé, hst, 1942

Illustrations[modifier | modifier le code]

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Ceux de la Terre, chez l'auteur et Caffin, libraire à Paris, 1928, 25 cuivres gravés à l'eau-forte, portraits de paysans beaucerons , in-4 en feuillets, 140 exemplaires numérotés.
  • Domme en Périgord, chez l'auteur, 1929, 14 gravures sur cuivre, préface de Géraud Lavergne (1884-1965) archiviste-paléographe, tiré à 50 exemplaires plus 10 hors commerce.
  • La Gerbe noire, texte (poèmes), et illustrations de Louis-Joseph Soulas, Paris, 1935, 85 ex numérotés plus 15 hors commerce, 1 bois en couverture et 14 burins dans le texte in-4 en feuillets.
  • Quinze gravures des ruines d'Orléans, recueil, 1947, 15 gravures au burin et un bois en page de titre, in folio en feuillets, 30 exemplaires numérotés et quelques exemplaires hors commerce, tirages d'estampes des 15 gravures
  • Les Bêtes de la nuit, contes fantasmagoriques, chez l'auteur, 1951, 21 bois gravés, in-8 en feuillets, 150 exemplaires numérotés plus 20 hors commerce

Réception critique[modifier | modifier le code]

Jack Chargelègue :

« Que dire de Louis-Joseph Soulas poète, sinon qu'il possédait un indéniable don verbal? Si pour s'exprimer, il n'avait disposé que de mots, L.-J. Soulas aurait pu mériter la réputation d'un poète mineur, comme en témoignent les textes de La Gerbe Noire, ceux aussi des Bêtes de la Nuit qui leur sont contemporains. Ce sont, pour l'un et pour l'autre, des récits très élaborés, portés par un extrême polissage, à un point tel de perfection qu'ils apparaissent comme des chefs-d'oeuvre de simplicité. Ils sont nés, quoique conçus dans des tonalités différentes, d'une même inspiration : ce sont toujours les souvenirs d'enfance, l'amour du paysage et les moeurs beauceronnes qui en nourrissent la substance. »

Prix, distinctions, décorations[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

  • 1933 : grand prix du ministère des Affaires étrangères
  • 1934 : grand prix de la gravure à l’Exposition internationale de Varsovie
  • 1938 : prix de la Jeune Gravure

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1938 : représente la gravure française à la biennale de Venise
  • 1946, 1948 et 1952 : membre du jury pour l’attribution du prix de Rome de gravure

Décoration[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Exposition universelle de 1937 à Paris: Paris, la Seine
  • Souvenirs de captivité, gravures, galerie Guiot à Paris, 1942 du 23 octobre au 7 novembre
  • Louis-Joseph Soulas, du 4 au 28 septembre 2007, dans la Galerie d'Honneur de l' École Supérieure Estienne des Arts et Industries Graphiques à Paris,
  • Louis-Joseph Soulas et la Loire, du 23 octobre 2009 au 31 janvier 2010 au Musée de la marine de Loire à Chateauneuf-sur-Loire
  • Orléans bombardé, du 30 mars au 6 juin 2010 à Orléans au Musée des beaux-arts d'Orléans
  • Louis-Joseph Soulas, terre gravée, du 3 septembre au 13 novembre 2011 à la Maison de la Beauce à Orgères-en-Beauce
  • Louis-Joseph Soulas, espace culturel de Gien du 5 au 21 octobre 2018
  • Louis-Joseph Soulas, exposition les 12 et 13 septembre 2015 salle municipale à Coinces

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Entrée du village | Collection Musée national des beaux-arts du Québec », sur collections.mnbaq.org (consulté le 23 mars 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Catalogue raisonné, par André et Catherine Soulas, éditions Livredart, décembre 2016.
  • Jacques de Laprade, Louis-Joseph Soulas, souvenirs de captivité, gravures, catalogue de l'exposition galerie Guiot à Paris, 1942, 12.p. ill n&b.