Louis-Guillaume Perreaux

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Louis-Guillaume Perreaux
Biographie
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Louis-Guillaume Perreaux (Almenêches, - Paris, ) est un inventeur français (il s'intitule ingénieur mécanicien).

Études[modifier | modifier le code]

Il est admis à l'École des Arts et Métiers de Châlons-sur-Marne comme élève-pensionnaire aux frais de l'État en 1836. D'après Jean Rey, il aurait obtenu sa bourse à la suite de l'invention d'une canne-fusil à l'âge de 16 ans, création qui lui aurait attiré des protecteurs. Cette arme n'a pas été brevetée[1], mais ses subtilités remarquées profiteront aux fusils de guerre.

Production[modifier | modifier le code]

Vélocipède à vapeur Perreaux - 1871

Il est officiellement l'inventeur de la moto[réf. souhaitée].

Le 26 décembre 1868, il dépose un brevet concernant un vélocipède à grande vitesse. Ce brevet est complété par 3 certificats d'addition, le dernier en date du 26 avril 1873. Ce premier deux-roues à moteur construit vers 1871 d'après les procédés décrits dans ce brevet est conservé au Musée de l'Île-de-France à Sceaux. La vapeur sèche produite à l'aide de deux tubes enroulés en hélice autour d'une chaudière faisait tourner un volant par l'intermédiaire d'un piston. La force était transmise à la roue arrière par deux poulies et deux courroies en cuir.

Avec la première moto, il participera aux Expositions Universelles de Vienne (1873), Philadelphie (1876) et Paris (1878). Maybach et Daimler s'inspireront de la machine de Perreaux afin de réaliser le premier deux roues propulsé par un moteur à explosion[2].

Il publie en 1852 une Ode à ma Mère [3]. En 1877, il publie un livre de philosophie des sciences en deux tomes ayant pour titre Lois de l'univers. Ce livre expose que deux forces opposées régissent les sciences et gouvernent le monde[2]. Il n'aura pas un grand retentissement.

Il se tourne aussi vers la peinture[4].

Jules Verne, dans son roman Robur le Conquérant, fait d'un certain M. Perreaux, l'inventeur d'une machine de mesure micrométrique.

Il fut fait Chevalier de l'Ordre national de la Légion d'Honneur en 1877 (procès-verbal de la Grande Chancellerie de l'Ordre National de la Légion d'Honneur n°18746)[2].

Une vie vouée à l'invention[modifier | modifier le code]

Sa curiosité intellectuelle et sa fertilité d’esprit marquèrent son siècle et se révélèrent dans les domaines les plus divers.

De 1840 à sa mort Perreaux ne cessa d’inventer : un bateau sous-marin et une hélice à pas variable, la soupape à clapets, un dynamomètre, le canon d’artillerie multicharge à longue portée, dit « canon Perreaux », la machine à diviser le millimètre en 1500 parties, le stockage inertiel de l’énergie dans les transports…

Inventions (le plus souvent avec un brevet déposé à l'INPI)[modifier | modifier le code]

Brevet de vélo à vapeur Perreaux (1872).
  • 1840 : Bateau sous-marin à air comprimé, portant une roue à hélice.
  • 1841 : Premier système à fermeture à coulisses ou vannes.
  • 1842 : Éolipyle à vapeur.
  • 1843 : Machine à diviser la ligne droite et la ligne circulaire.
  • 1846 : Machine à diviser universelle.
  • 1846 : Soufflet - vapeur.
  • 1848 : Sphéromètre à pieds.
  • 1850 : Cathétomètre mesurant 1/200 de mm.
  • 1851 : Machine dynamométrique.
  • 1854 : Instrument à essayer les fils.
  • 1856 : Soupapes à valvules en caoutchouc.
  • 1856 : Système de pompe.
  • 1862 : Horloge sablière.
  • 1864 : Le « canon Perreaux ».
  • 1867 : Expérimentateur phrosodynamique de fils.
  • 1867 : Machine micrométrique automatique.
  • 1867 : Système de tente militaire.
  • 1868 : Pulsographe ou kinésigraphe pour mesurer la force du pouls.
  • 1868 à 1873 : Vélocipède à grande vitesse et à vapeur.
  • 1876 : Cadenas de sûreté.
  • 1880 : Blanchiment des laines.
  • 1885 : Vapeur sèche à basse pression appliquée au tricycle et vélocipède.

Postérité[modifier | modifier le code]

L'inventeur a prêté son nom à des rues dans les villes de Sorgue, Manosque et Almenêches.

Les Almenêchois ont rendu hommage à l'inventeur à plusieurs reprises :

  • En 1996, une messe fut prononcée à son intention en l'église d'Almenêches. À l'issue de celle-ci, une gerbe fut déposée dans l'ancien cimetière où l'inventeur repose[2]. Cette même année, Guy Rolland organisa des expositions et des conférences à la salle des fêtes d'Almenêches[2]. Des panneaux retraçant l'histoire de l'inventeur furent temporairement placés dans le centre historique de la ville d'Almenêches, ainsi qu'à l'entrée du Haras du Pin.
10/05/98 : Cérémonie d'inauguration de la plaque commémorative
  • Le 10 mai 1998, le 130e anniversaire du brevet initial de 1868 est fêté. À cette occasion, Guy Rolland organise une exposition-conférence. C'est également l'occasion d'inaugurer la plaque commémorative (située face à la mairie d'Almenêches) en présence des élus et d'une délégation du Rétro Moto Club Alençonnais[2].
  • Du 26 juin au 2 octobre 2016, le Conseil départemental de l'Orne honorera Louis-Guillaume Perreaux[5], à l'occasion du bicentenaire de sa naissance. À noter la présence du vélocipède à vapeur original, habituellement exposé au Musée de Sceaux (92). Guy Rolland[2] y assurera également une conférence. En guise d'hommage, et avec le concours du Rétro Moto Club Alençonnais, une balade à moto anciennes est organisée le 3 juillet 2016 au départ de son village natal, afin de rallier l'Hôtel du Département à Alençon.

En 2016, à l'initiative d'un restaurateur d'Almenêches et l’occasion de la fête du bicentenaire de la naissance de Louis-Guillaume Perreaux qui aura lieu à Almenêches au début de l'été, sera installée la reproduction à l'échelle 1 de son vélocipède à moteur à vapeur[6].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire du vélocipède. Mythes et réalités. Keizo Kobayashi. ISBN 2-9508121-0-4 Chapitre V. Les perfectionnements mécaniques
  • L.G. Perreaux, l'inventeur de la moto. Fernand Leroyer. La Société des écrivains ed. 2013.
  • Perreaux, la première moto de l'Histoire - la vie et l'œuvre de Louis-Guillaume Perreaux (de l'Orne), inventeur, ingénieur-mécanicien, 1816-1889 - Guy Rolland - de l'Ornal éditions, novembre 2015 ISBN 979-10-91664-04-2

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Rey: " Histoire Scientifique de l'année 1888"- 1889
  2. a, b, c, d, e, f et g Guy Rolland, Perreaux, la première moto de l'Histoire - la vie et l'œuvre de Louis-Guillaume Perreaux (de l'Orne), inventeur, ingénieur-mécanicien, 1816-1889, Imprimerie Auffret-Plessix, Mamers (72600), de l'Ornal Editions, , 125 p. (ISBN 979-10-91664-04-2)
  3. Le poème est disponible sur Gallica
  4. Voir la biographie de Fernand Leroyer : "L.G.Perreaux, l'inventeur de la "moto" ed. Publibook
  5. « Le Conseil départemental de l’Orne honore Louis-Guillaume Perreaux », sur Orne.fr (consulté le 7 février 2016)
  6. Ouest Tendance : Almenêches aura sa sculpture de moto

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]