Louis-Ghislain de Bouteville du Metz

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Louis-Ghislain de Bouteville du Metz
Fonctions
Député du tiers état du bailliage de Péronne aux Etats généraux de 1789
député de la Somme à la Convention, au Conseil des Anciens, au Conseil des Cinq-Cents
Commissaire du gouvernement dans la Belgique occupée (1795-1797)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Albert
Date de décès
Lieu de décès Paris

Louis-Ghislain de Bouteville du Metz (Albert, le - Paris, le ), seigneur du Metz, était un homme politique et un magistrat français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 28 avril 1746 à Albert (Somme), issu d'une famille de notables de Péronne qui compta plusieurs conseillers à l’Élection et maïeurs de cette ville. Il fut avocat au bailliage de Péronne et président aux traites foraines de Péronne.

Après avoir épousé sa cousine Charlotte-Henriette-Angélique Auberlique, il mourut sans descendance, à Paris le 9 avril 1821.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Député de la Somme pendant la Révolution[modifier | modifier le code]

Il fut élu le député du tiers état du bailliage de Péronne aux Etats généraux de 1789.

En 1790, il devint président de l'Assemblée nationale puis secrétaire de l'Assemblée et commissaire pour l'aliénation des biens domaniaux.

Pendant la Terreur, il fut arrêté en 1794 à Péronne comme ci-devant noble, puis libéré après le 9 thermidor.

Sous le Directoire, il fut chargé de missions militaires et administratives. Il fut élu député de la Somme au Conseil des Anciens puis Conseil des Cinq-cents.

Commissaire du gouvernement français en Belgique[modifier | modifier le code]

Devenu conseiller du ministre de la Justice Merlin de Douai, il fut nommé Commissaire du gouvernement français en Belgique du au en remplacement de Portiez de l'Oise et Pérès de la Haute-Garonne. Sa mission était de composer les administrations, de surveiller leur fonctionnement, de les guider dans l'exécution des lois. Parallèlement, il s'occupa de l'organisation de la gendarmerie commencée sous ses prédécesseurs lui permettant d'assurer la tranquillité publique. Il assura la publication des lois françaises et établit une correspondance journalière avec les administrations et les tribunaux. La moindre difficulté administrative lui était soumise, il était le relais obligé entre les autorités des départements réunis et le gouvernement français. À ce titre, il engagea d'importants prélèvements financiers dans les territoires belges réorganisés afin de financer l'effort de guerre de la République française assaillie de toutes parts.

Il fut démis de ses fonctions à la suite d'une cabale en pluviôse an V.

Citation : «La Belgique, est un pays immensément riche sous tous les rapports. Elle est la véritable ressource pour la restauration de nos finances.»

Membre du Tribunat[modifier | modifier le code]

Après le coup d'état du 18 brumaire, il entra au Tribunat sous le Consulat du 25 décembre 1799 jusqu'en l'an XII.

Il fut député pendant les Cent-Jours.

Carrière judiciaire[modifier | modifier le code]

Il fut successivement substitut du commissaire près le Tribunal de Cassation, juge à la cour d'appel d'Amiens puis président de cette même Cour.

Hommage posthume[modifier | modifier le code]

Dans un des salons de l'Assemblée nationale à Paris figure un portrait de Ghislain de Bouteville et un panneau retraçant sa vie.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]