Louis-Auguste Cyparis

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Louis-Auguste Cyparis
Cyparis.jpg

Photographie de Louis-Auguste Cyparis après son sauvetage à la suite de l'éruption de la montagne Pelée en 1902.

Biographie
Naissance
Décès

Louis-Auguste Cyparis (Martinique, [1] - Panama, 1929[2]), dit Sylbaris, Ludger Cylbaris et également Louis Sanson, est l'un des deux survivants connus de l'éruption du de la montagne Pelée en Martinique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cyparis travaille au Prêcheur comme marin et cultivateur. Condamné à un mois de rétention à la prison de Saint-Pierre pour une rixe d'ivrogne où il blesse un homme d'un coup de couteau, il s'échappe près du terme de sa peine et écope de huit jours au cachot[3]. Protégé par les épais murs de son cachot, il est secouru trois jours après l'éruption de la montagne Pelée, le 11 mai 1902, par des hommes du Morne-Rouge qui entendent ses plaintes. Souffrant de nombreuses brûlures, il est soigné à l'hôpital de Morne-Rouge où, comble de malchance, il subit le passage d'une seconde nuée ardente. Après son sauvetage, certains mettront en doute son histoire, jusqu'à ce que le président de la cour d'appel de Fort-de-France confirme son incarcération à la date de l'éruption.

Gracié, il est engagé par le cirque Barnum aux États-Unis où il exhibe ses brûlures et où on le présente faussement comme le seul rescapé de la catastrophe[4], sous le slogan « Le seul objet vivant qui survécut dans la cité silencieuse de la mort[5] ! ». En effet, selon certaines sources, il y aurait eu au moins un second rescapé, Léon Compère, cordonnier, qui prit la fuite par la route de Fonds-Saint-Denis[6]. D'autres sources citent également Havivra Da Ifrile qui aurait échappé à l'éruption in extremis sur la barque de son frère et qui aurait été recueillie en mer par le Suchet[7].

Il est engagé dans un cirque[Lequel ?] comme « l'homme immortel » avant de mourir en 1929 à Panama, dans le plus grand dénuement, totalement oublié, l'année même où la montagne Pelée, qui l'avait rendu célèbre, connaît une nouvelle et violente éruption.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Morgan, Peter., Fire mountain : how one man survived the world's worst volcanic disaster, Thorpe, (ISBN 9781843953562, OCLC 224240626, lire en ligne)
  2. Les rescapés de la Montagne Pelée, site de Charles Catorc.
  3. Denis Westercamp, Haroun Tazieff, Martinique, Guadeloupe : Saint-Martin, La Désirade, Elsevier Masson, , p. 46.
  4. Jean-Jacques Jérémie, Hélène Pascaline, Le volcanisme en Martinique. La Montagne Pelée, Impr. Berger-Bellepage, , p. 45.
  5. Maurice Krafft, Volcans et éruptions, Paris, Hachette, , 90 p. (ISBN 2010115104), p. 76.
  6. voir St Pierre Avant et Après par Maïotte Dauphite, en collaboration avec Marcel Mystille - Édition du Centre d'Art Musée Paul Gauguin, pages 29 et 30 - 1983.
  7. (en) David Bressan, « May 8, 1902: La Pel e », Scientific American Blog Network, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lettre de 1902 au sujet de Cyparis seul rescapé
  • Césaire Philémon, La Montagne Pelée et l’effroyable destruction de Saint-Pierre (Martinique) Le 8 mai 1902 : Le brusque réveil du volcan en 1929, Paris, Impr. Des Ateliers Printory, , 211 p. (lire en ligne), p. 98 à 102
  • Jean Hess, Catastrophe de la Martinique : notes d’un reporter, Charpentier et Fasquelle, , 300 p. (lire en ligne)
  • Lambolez Charles, Saint-Pierre – Martinique 1635-1902 : Annales des Antilles françaises : journal et album de la Martinique naissance, vie et mort de la cité créole, Paris, Berger Levrault et Cie, , 519 p. (lire en ligne)
  • CYPARIS, Michael Nativel, récit imaginaire des quatre jours que Louis-Auguste Cyparis passa dans son cachot au moment de l'éruption, 2014