Louis-Étienne Saint-Denis

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Louis-Étienne Saint-Denis
Biographie
Naissance
Décès
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SensVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Louis-Étienne Saint-DenisVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Mamelouk AliVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Distinction

Louis-Étienne Saint-Denis, né le 22 septembre 1788 à Versailles et décédé le 3 mai 1856 à Sens, dit le « mamelouk Ali »[1], est un fidèle serviteur de Napoléon Ier, qu'il suit sur l'île d'Elbe puis à Sainte-Hélène.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis-Étienne Saint-Denis voit le jour le 22 septembre 1788 à Versailles. Son père, Étienne Saint-Denis, est piqueur aux écuries royales. Sa mère, Marie-Louise Notté, est la fille d'un officier des cuisines royales.

Ses parents lui font donner une bonne éducation, qui lui permet de devenir clerc de notaire à Paris.

Le 1er mai 1806, grâce à la recommandation d'Armand de Caulaincourt, que son père connaît, il entre aux équipages de la Maison de l'Empereur comme piqueur. Cinq ans plus tard, le 11 décembre 1811, il est choisi par Napoléon pour passer au service intérieur en tant que second valet de chambre. C'est alors qu'il prend, pour obéir à l'Empereur, le surnom de celui qu'il remplace : le mamelouk Ali.

D'une fidélité à toute épreuve, Saint-Denis ne quitte plus Napoléon. Il est avec lui en Russie, le suit en exil à l'île d'Elbe, est présent pendant les Cent-Jours, l'accompagne enfin à Sainte-Hélène. Entre-temps, en avril 1814, après la première abdication, la fuite de Roustam Raza a fait de lui le premier mamelouk.

A Sainte-Hélène, Saint-Denis fait tout son possible pour adoucir les six années de captivité de Napoléon. Par exemple, il met au point et prépare pour lui une eau de Cologne avec les ingrédients locaux. Mais il remplit également des fonctions de copiste et de bibliothécaire.

En 1819, le mamelouk épouse une anglaise en la personne de Miss Mary Hall, gouvernante des enfants du grand-maréchal Bertrand. Deux ans plus tard, la reconnaissance due à son dévouement vaut à Saint-Denis de figurer en bonne place sur le testament de Napoléon. Non content de lui léguer une somme substantielle, l'Empereur l'honore en le chargeant de transmettre à l'ex-roi de Rome une partie de sa bibliothèque.

Après son retour en France, en 1821, l'ancien mamelouk vit en bon père de famille d'un petit emploi dans un manège. En 1826, il publie des Souvenirs qui abondent en détails originaux et en 1840, l'expédition organisée pour le retour des cendres de l'Empereur ne manque pas de se l'adjoindre. Napoléon III, en 1854, lui offre la dernière marque de reconnaissance que recevra le dévouement de toute une vie : il le fait chevalier de la Légion d'honneur.

Louis-Étienne Saint-Denis meurt le 3 mai 1856 à Sens (Yonne).

Décorations[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Souvenirs, 1826.
  • Journal inédit du retour des Cendres, 1840

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Louis-Etienne Saint-Denis, le Mamelouk Ali, de Napoléon », sur www.histoire-sens-senonais-yonne.com (consulté le 3 janvier 2016)