Loubédat

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Loubédat
Loubédat
Château de Mauhic.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Condom
Intercommunalité Communauté de communes du Bas-Armagnac
Maire
Mandat
Bernard Sempé
2020-2026
Code postal 32110
Code commune 32214
Démographie
Gentilé Loubédatois
Population
municipale
104 hab. (2018 en diminution de 7,96 % par rapport à 2013)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 50″ nord, 0° 01′ 38″ est
Altitude 250 m
Min. 101 m
Max. 186 m
Superficie 9,46 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Nogaro
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Grand-Bas-Armagnac
Législatives Première circonscription
Localisation
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Loubédat

Loubédat (Lo Vedat en gascon) est une commune française située dans le département du Gers en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Loubédat est une commune de Gascogne située dans le Bas-Armagnac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Loubédat se situe en zone de sismicité 2 (sismicité faible)[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de Saint-Aubin, affluent droit de la Midouze dans le bassin versant de l'Adour, traverse le territoire de la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Loubédat est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nogaro, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 18 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (70,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (39,7 %), forêts (27,7 %), cultures permanentes (15 %), terres arables (12,9 %), prairies (4,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

On retrouve à de nombreux endroits en Gascogne des lieux nommés « lo vedat ». Il a une signification particulière qui renvoie à une fonction sociale particulière. « vedat » est le participe passé du verbe « vetare » qui veut dire « ne pas permettre, ne pas laisser faire ». Le fait de transformer un morceau de territoire en un « vedat » pouvait signifier plusieurs choses, comme la volonté de reboiser un territoire, et donc d'empêcher que les plants d'arbres ne soient broutés, mais il pouvait surtout s'agir d'une volonté du seigneur de se réserver en propre l'usufruit du territoire. Le dictionnaire de Palay fait mention du verbe « vedar » voulant dire « interdire ».

Une seigneurie est déjà existante en 1319. Le château de Mauhic, situé non loin de la forêt domaniale du Baquieu aurait été construit vers 1450 et remanié de nombreuses fois. Il comportait une chapelle dépendant de l'abbaye de Berdoues.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1953 1982 Roger Chèze UDR Colonel
octobre 1982 1989 Guy Cazalieu   Agriculteur
mars 1989 2001 Denis Leclainche   Laborantin
mars 2001 En cours Bernard Sempé[9]   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2018, la commune comptait 104 habitants[Note 3], en diminution de 7,96 % par rapport à 2013 (Gers : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
250195287290362350362345361
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
335318300312301278278286264
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
260221202201190205192161168
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
168151136122129129129114107
2018 - - - - - - - -
104--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête locale mi-septembre

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église gothique (XVe et XVIe siècle) dédiée à la vierge Marie, bâtie sur une construction plus ancienne, sans doute romane. Elle est composée de trois nefs sur croisées d'ogives en partie du XIe siècle. La porte d'entrée ogivale, est protégé par un porche, un chrisme sur lequel subsistent des traces de peinture rouge se trouve à gauche de la porte. Le clocher actuel date de 1873.

Elle comporte des peintures murales datant pour certaines de la seconde moitié du XVe siècle, découvertes en 1994 dans le choeur, représentant Saint Christophe et le Christ ressuscité. D'autres, découvertes en 1997 dans le bas-côté sud, présentent une facture naïve, voire archaïque, sans équivalent dans la région, ce qui rend sa compréhension et sa datation malaisée. Elles ne sont que partiellement dégagées.[16]

La paroisse dépendant de l'archiprêtré d'Aignan et de l'archevêché d'Auch.

  • Château de Mauhic (privé)
  • Entree de l'église de Loubedat. Detail
    Fontaine de « Courbas » située au milieu des bois est très fréquentée jusqu’au XIXe siècle, elle est réputée pour guérir toutes sortes de maladies.
  • Forêt domaniale du Baquieu

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Roger Chèze (1915-1982) : Colonel de l'armée française, figure de la résistance gersoise au sein du Bataillon de l'Armagnac.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Plan séisme
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 14 avril 2021)
  9. Site de la préfecture - Fiche de Loubédat
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. Bertrand Ducourau, Gers. - Note sur des peintures murales récemment découvertes à l'église de Loubédat, p. 373-374, Bulletin monumental, 1999, no 157-4 (lire en ligne)
  15. J. Camoreyt, L'église Sainte-Marie de Loubédat, p. 71-84, 125-140, Revue de Gascogne, 1932, tome XXVII (lire en ligne)
  16. Bertrand Ducourau, « Note sur des peintures murales récemment découvertes à l'église de Loubédat », in Bulletin Monumental, 1999-4, p. 373-374, (lire en ligne).