Los Jairas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant un groupe de musique
Cet article est une ébauche concernant un groupe de musique.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Los Jaivas.

Los Jairas est un groupe bolivien[1] de musique andine créé en 1966[2], chef de file du mouvement « néo-folklore » bolivien[3].

Histoire[2][modifier | modifier le code]

En juin de l'année 1966, à la Paz, capitale économique de la Bolivie, Edgar Joffré dit « Yayo » crée l'ensemble Los Jairas avec Gilbert Favre (1926-1998)[4],[5]) un clarinettiste de jazz d'origine suisse qui joue aussi très bien de la quena mais avec un style qui lui est propre.

La même année, le Festival national de Folklore de Bolivie se tient à Cochabamba. Le groupe y participe et en sort élu « meilleur groupe » devant soixante autres concurrents. Leur chanson El llanto de mi madre (Les larmes de ma mère) leur rapporte également un prix. Dans la dynamique de ce succès, peu de temps après, leur premier disque éponyme parait sous un label bolivien : Lauro.

Avant même la fin de l'année, un référendum organisé par la radio et journaux de Bolivie désigne le groupe comme meilleur ensemble traditionnel du pays[6]. L'année 1966 aura donc été une année décisive pour le groupe.

En 1967, le charanguiste virtuose Ernesto Cavour contribue à la formation d'un groupe disciple nommé Los Jairitas (Les petits Jairas)[7]. Plus tard, ce groupe s'émancipera sous le nom de Los Chaskas[8]. L'année suivante Cavour parraine un nouveau groupe de néo-folklore composé de trois jeunes boliviens qui enregistreront sous le nom de José, Joselo y Marcelo.

En 1970, le guitariste Alfredo Dominguez (1938-1980) rejoint le groupe. Le trio alors formé par Cavour, Favre et Dominguez marquera les plus belles pages du mouvement « néo »[9],[10],[11] et sera un des premiers groupes à faire connaître la musique andine en Europe pendant la vague des années 1970, à la suite de nombreux concerts et notamment grâce à un disque distribué en France La Flûte des Andes[12]. Il est plus pratique d'ailleurs pour la formation de s'installer en France, d'autant que Gibert Favre est originaire de Suisse.

Cavour quitte Los Jairas en 1971 et retourne en Bolivie pour former son propre groupe. En 1978, Yayo Jofré, dépositaire du nom, reforme le groupe avec d'autres musiciens.

Membres[modifier | modifier le code]

Première formation[modifier | modifier le code]

Période légendaire du Trio Cavour-Favre-Dominguez[modifier | modifier le code]

  • Edgar Joffré dit « Yayo » - chant, siku, percussions ;
  • Ernesto Cavour[13] - charango ;
  • Gilbert Favre[14] - quena ;
  • Alfredo Dominguez[15] - guitare.

Troisième formation[modifier | modifier le code]

  • Edgar Joffré dit « Yayo » - chant, siku, percussions ;
  • Horacio Fumero - guitare ;
  • Hugo Loza - charango ;
  • Ricardo Mendoza - charango ;
  • Walter Sanga - guitare ;
  • Miguel Sanga - siku ;
  • Oscar Mena - charango.

Reformations récente[modifier | modifier le code]

  • Edgar Joffré dit « Yayo » - chant, siku, percussions ;
  • Marco A. Peña - guitare ;
  • Rolando Encinas - quena ;
  • René Alinas - charango ;
  • Hermán Ponce - percussion ;
  • Koji Hishimoto - quena, siku.

Instruments utilisés[modifier | modifier le code]

Discographie sélectiveSources[16],[17][modifier | modifier le code]

  • 1966 : Los Jairas, Lauro, Bolivie
  • Los Jairas, Discolandia dueri y cia, Bolivie[18] ;
  • Edgar Joffré - Los Jairas, Discolandia dueri y cia, Bolivie
  • 1969 : Edgar "Yayo" Joffré y los Jairas, Discolandia dueri y cia, Bolivie
  • 1969 : Siempre… con los Jairas, Discolandia dueri y cia, Bolivie
  • 1970 : Los Jairas Alfredo Dominguez, la flûte des Andes, Musidisc, France[12] ;
  • 1974 : Lo mejor de los Jairas Vol. 1, Discolandia dueri y cia, Bolivie
  • 1976 : Los Jairas en vivo, Discolandia dueri y cia, Bolivie
  • 1978 : Canto à la vida (Yayo Joffré y los Jairas), Discolandia dueri y cia, Bolivie
  • 1992 : Al pueblo de mis ancestros (Yayo Joffré y los Jairas), Discolandia dueri y cia, Bolivie
  • 1993 : Los Jairas (de colección), Discolandia dueri y cia, Bolivia 1967-78/1993 ;
  • 2000 : Yayo Joffré y los Jairas, Discolandia dueri y cia, Bolivie

Hommages[modifier | modifier le code]

Le groupe étant emblématique de la musique andine, de nombreux concerts hommages sont organisés régulièrement dans tous les pays où il a laissé des traces, principalement en Europe de l'ouest, en Russie, et bien sûr en Amérique latine.

France[modifier | modifier le code]

  • 26 novembre 2011 — Paris 10e arrondissement - Concert de Senda Nueva [19],[20].
  • Janvier 2013 — Paris 7e arrondissement - Conférence concert à la Maison de l'Amérique latine [21]

Bolivie[modifier | modifier le code]

  • 30 octobre 2013 — La Paz - Concert anthologique (formation de circonstance sans nom)[22],[23]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) María Antonieta Arauco Mendez, Los Jairas y el Trío Domínguez, Favre, Cavour, Bolivie, , 390 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]