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Loris Gréaud

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Loris Gréaud
Loris Gréaud
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Galerie Max Hetzler (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Loris Gréaud, né le à Eaubonne (Val-d’Oise, France), est un artiste conceptuel français. Son travail a recours à différents médiums, de la sculpture, architecture, performance, musique expérimentale, vidéo et cinéma. Il affirme privilégier la notion de « projet » à celle d’exposition, considérant que « seule l’idée et le projet en lui-même doivent faire autorité »[1]. Selon Le Point, il conçoit ses œuvres comme des expériences globales inspirées du concept de Gesamtkunstwerk [2].

Sélection de projets

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Loris Gréaud se fait remarquer par la critique internationale[3] en 2005 avec Silence goes more quickly when played backwards, un projet monographique présenté au Plateau – Frac Île-de-France[4].

En 2008, il devient le premier artiste invité à occuper l’ensemble du Palais de Tokyo, à Paris, avec Cellar Door. L’exposition est décrite par Le Figaro comme « une utopie », une expérience hybride entre installation, concert et performance [5]. Le Monde évoque à son propos « un ample organisme qui a ses respirations, ses instants d’illumination et de défaillance » ou encore « une traversée du plus spectaculaire au plus conceptuel » [6]. Le projet se poursuit ensuite à l’Institute of Contemporary Arts (Londres)[7], la Kunsthalle Wien (Vienne)[8], la Kunst Halle Sankt-Gallen[9] et La Conservera (Murcia) [10].

Après avoir fait l'acquisition de l'œuvre MACHINE en 2018[11], le Musée d'Art Moderne de Paris invite Loris Gréaud à concevoir une exposition spécifique, dans le cadre des collections permanentes, intitulée Glorius Read[12]. Récemment, l’exposition The Original, The Translation a permis de mettre en lumière l’ensemble de son activité éditoriale à la Bibliothèque Kandinsky I du Centre Georges Pompidou à la suite de l'acquisition par cette dernière de l'intégralité des ouvrages produits par l'artiste[13].  

Depuis 2010, il ne participe que très rarement aux expositions de groupe, concentrant ses ressources au développement de ses projets personnels[14].Il déclare en 2012 qu'il « préfère se consacrer au dessin d'une belle trajectoire plutôt que de s'obstiner à donner une destination à chacun de ses projets ». L'artiste envisage en effet la « trajectoire de l'œuvre à travers le temps comme une sculpture à part entière »[15].

En 2020, Loris Gréaud inaugurera, après plusieurs années de développement avec la fondation Casa Wabi un projet pérenne intitulé The Underground Sculpture Park. L'artiste a choisi une vingtaine d'œuvres emblématiques de sa production, qui seront enterrées pour l'éternité dans les jardins d'Alberto Kalach, qui prolongent l'architecture conçue par Tadao Ando[16].

En 2023, le Petit Palais – Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris l’invite à concevoir une exposition in situ en dialogue avec ses collections permanentes. Intitulée Les Nuits Corticales, elle associe installations olfactives, sculptures lumineuses, organismes vivants et dispositifs sonores[17]. Le Figaro précise que l’exposition « transforme le musée en laboratoire d’expériences immatérielles »[18] tandis que S-quive évoque « une exposition qui éveille les sens et incite à l’exploration de l’incertitude »[19] . Art Basel ajoute que « l’artiste capte l’invisible pour produire une expérience collective holistique » [20].

Expositions monographiques

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  • 2015, The Unplayed Notes Museum au Dallas Contemporary (États-Unis), avec son projet[24].

Architecture(s)

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Depuis 2008, Loris Gréaud mène en parallèle un travail architectural lié à sa pratique artistique. À Eaubonne (Val-d’Oise), il conçoit un atelier-laboratoire pensé comme un lieu de vie, de recherche et d’expérimentation[27]. Le site reçoit le prix Property Award Europe en 2017.

En 2014, il invite l’architecte Claude Parent à réaliser avec lui un second atelier, décrit comme un « bunker brutaliste » en béton, surmonté d’un toit de verre destiné à inonder l’espace de lumière naturelle. Ce bâtiment constitue la dernière réalisation de Parent, considéré comme son œuvre testamentaire. Un documentaire réalisé par Marine Pérault, intitulé Un univers fluide, doit retracer cette collaboration [28]. Wallpaper* inclut le bâtiment dans sa sélection des plus belles architectures brutalistes dans le monde[29].

Monographies

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  • (en) Loris Gréaud, Ladi Rogeurs I Sir Loudrage I Glorius Read, Galerie Max Hetzler Paris et Berlin, Musée d'Art Moderne de Paris, Holzwarth Publications, (ISBN 978-3-947127-09-2)
  • (en + he) Ruth Direktor, Loris Gréaud et Charlotte Rampling, Sculpt, Grumpy Bear : The Great Spinoff, Vol. 2, Gréaudstudio Editions,
  • (en) Loris Gréaud, Sculpt : A Potential Continuity Editing, Vol. 1, Gréaudstudio Editions,
  • (fr + en) Loris Gréaud, Interzone : The Unplayed Notes Museum, Paris, Jannink Editions, , 44 p. (ISBN 978-2-37229-004-3)
  • (fr + en) Loris Gréaud : Crossfading, Paris, Dis voir, (ISBN 978-2-914563-75-8)
  • (fr + en) Christophe Ono-Di-Biot, Loris Gréaud : The Snorks : a concert for creatures, Gréaudstudio Éditions,
  • (fr + en) Alain Seban, Marie-Laure Bernadac, Michel Gauthier, Jean-Luc Martinez, Loris Gréaud - [I], Louvre éditions, Centre Pompidou,, , 95 p. (ISBN 979-10-90490-32-1)
  • (fr + en) Loris Gréaud, Loris Gréaud : The Geppetto Pavilion, Gréaudstudio Éditions,
  • (fr + en + es) Pascal Rousseau, Loris Gréaud : Cellar Door, Gréaudstudio Éditions - JRP Ringier, (ISBN 978-3-03764-167-5)
  • (fr + pl) Loris Gréaud, Loris Gréaud : Shelter : Bucminster Fuller : Synergetic Artist, Poznan Arts Stations Foundation, , 63 p. (ISBN 978-83-927804-0-3)
  • (fr + es) Daniel Birnbaum, Loris Gréaud : Trajectories and Destinations, Volume 1, (ISBN 978-1-933128-67-2)
  • (fr + en) Raimundas Malasauskas, Aaron Shuster et Loris Gréaud, Loris Gréaud : Cellar Door (Libretto), Zurich, JRP Ringier, , 78 p. (ISBN 978-3-905829-52-5)
  • (fr + en) Loris Gréaud : Nothing is true, everything is permitted, Onestar Press,
  • (fr + en) Loris Gréaud : EndExtend, Orléans, HYX, , 191 p. (ISBN 2-910385-44-2)

Filmographie

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  • 2001 : Hors-prises. Écrit et réalisé par Loris Gréaud. Durée : 09:10min. Interprètes : Dorothée Mireux, Raphaël Hunold. Bande-son originale : Loris Gréaud.

Prix et récompenses

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  • 2018 – The Contemporary Art Prize 2018, Association française des Amis du Musée d'Art de Tel Aviv [32].
  • 2022 – DNA Paris award « mention honorable » et IDA design award « médaille de bronze » avec Marine Pérault, pour son ouvrage The Unplayed Notes & The Underground Sculpture Park — 2012-2020 [33].

Notes et références

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  1. Samantha Deman, « Art & Sciences - Loris Gréaud, sur le chemin de la pensée », sur ArtsHebdoMédias, (consulté le )
  2. « Loris Gréaud, l'artiste qui réveille les monstres », sur Le Point, (consulté le )
  3. (en) « Loris Gréaud », Frieze, no 98, (ISSN 0962-0672, lire en ligne, consulté le )
  4. 1 2 (en) Paola Noé, « Paris / Loris Gréaud: Silence goes more quickly when played backwards », Modern Painters,
  5. « Un artiste de 29 ans s'offreles 4000 m2 du Palais de Tokyo », sur Le Figaro, (consulté le )
  6. « Du plus spectaculaire au plus conceptuel, les méandres de Loris Gréaud », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  7. (en) « Loris Gréaud », sur archive.ica.art (consulté le )
  8. (en) « Loris Gréaud. CELLAR DOOR », sur Kunsthalle Wien (consulté le )
  9. (en) « Kunst Halle Sankt Gallen • Loris Gréaud • Cellar Door - Never Shies Away from Adopting Bootleg Versions of itself into its Family », sur Kunst Halle Sankt Gallen (consulté le )
  10. (en) « La Conservera: New Contemporary Art Centre in Murcia, Spain - Announcements », sur e-flux (consulté le )
  11. « Le MAMVP reçoit une installation de Loris Gréaud », Le Quotidien de l'Art, (lire en ligne)
  12. « Glorius Read au Musée d'Art Moderne de Paris »
  13. « The Original, The Translation à la Bibliothèque Kandinsky »
  14. « Initiartmagazine », sur www.initiartmagazine.com (consulté le )
  15. « initiartmagazine »
  16. Sophie de Santis, « Loris Gréaud, l'art post-apocalyptique », Le Figaroscope,
  17. « Loris Gréaud », sur Petit Palais, (consulté le )
  18. Valérie Duponchelle, « Avec Loris Gréaud, l’«Odyssée de l’espace» arrive au Petit Palais », sur Le Figaro, (consulté le )
  19. « "Les Nuits Corticales" : Le pas vers l’inconnu de Loris Gréaud », sur www.s-quive.com (consulté le )
  20. « Le groupe de rock culte The Residents en concert gratuit au Théâtre du Châtelet », sur Art Basel (consulté le )
  21. « Cellae door, une exposition de Loris Greaud », sur Palaisdetokyo.com (consulté le )
  22. « «Cellar Door» versant opéra », sur Libération.fr (consulté le )
  23. « kunsthallesanktgallen.ch/en/ex… »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?).
  24. « Loris Gréaud's trail of destruction at Dallas Contemporary | Art | Wallpaper* Magazine », sur Wallpaper* (consulté le )
  25. Sabrina Silamo, « La Vanité en verre de Loris Gréaud », IDEAT, (lire en ligne)
  26. Valérie Duponchelle, « Loris Gréaud entrevue son laboratoire de magicien à Murano », Le Figaro, (lire en ligne)
  27. « Loris Gréaud inaugure son atelier », sur Le Quotidien de l'Art, (consulté le )
  28. (en) « Inside artist Loris Gréaud’s Paris studio, a concrete bunker by Claude Parent », sur Wallpaper*, (consulté le )
  29. (en) « The finest brutalist architecture in the world », sur Wallpaper*, (consulté le )
  30. « Le Prix de la Fondation | Fondation d’entreprise Pernod Ricard », sur www.fondation-pernod-ricard.com (consulté le )
  31. Nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres janvier 2014, Gouv.fr, 18 mars 2014 (Consulté le 4 décembre 2016)
  32. Noirmont Art Production, « LORIS GRÉAUD », sur Noirmontartproduction Production d'Art (consulté le )
  33. (en-US) Marine, « Loris Gréaud's Monograph awarded of the IDA Design Awards & the DNA Paris Design Awards », sur EIN Presswire, (consulté le )

Liens externes

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