Lorenza Mazzetti

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Lorenza Mazzetti
Lorenza Mazzetti.jpg
Lorenza Mazzetti en 2014.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
RomeVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimitero della Badiuzza (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités

Lorenza Mazzetti, née à Rome le et morte dans la même ville le [1], est une réalisatrice, peintre et écrivaine italienne[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Lorenza Mazzetti née à Rome le perd sa mère peu de temps après sa naissance ; ainsi, avec sa sœur jumelle Paola, elle a grandi en Toscane avec Cesarina (Nina) Mazzetti, la sœur de son père, et son mari Robert Einstein, un cousin du prix Nobel Albert, et leurs filles Luce et Cici. En , Nina, Luce et Cici Einstein sont assassinés par un commando SS allemand[3]. Leur oncle échappe au meurtre et se suicide l'année suivante. Lorenza et Paola retournent alors avec leur père biologique[2].

Lorenza Mazzetti a fréquenté l'université de Rome et dans les années 1950 se rend à Londres pour approfondir ses études à la Slade School of Fine Art . Elle devient membre du « Free Cinema Movement » (mouvement du cinéma libre) et réalise quelques films au Royaume-Uni, dont Together (Ensemble) «  mention au film de recherche - court métrage » au Festival de Cannes de 1956. En 1959, elle est de retour en Italie et travaille aux côtés de Cesare Zavattini. En tant que réalisatrice, elle a travaillé principalement pour les courts métrages et des segments de films. En 1962, elle publie Il Cielo Cade qui remporte le Prix Viareggio, dans lequel elle évoque son enfance, l'œuvre est adaptée au cinéma en 2000 (avec Isabella Rossellini). Au cours des années suivantes, elle dirige le théâtre de marionnettes à Rome[4].

En peinture, son exposition Album di famiglia est inaugurée à Rome par le Ministero dei Beni Culturali et présentée dans diverses villes italiennes et européennes[5].

Un film documentaire lui est consacré. Perché sono un genio est présenté à la 73e Mostra de Venise et transmis sur Sky Arte HD le , à l'occasion de la « Journée de la mémoire »[2].

Filmographie partielle[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1962 : Il cielo cade (prix Viareggio 1962)
  • 1963 : Con rabbia
  • 1969 :
    • Uccidi il padre e la madre
    • Il lato oscuro, Tindalo (1969), .
  • 1975 : Il teatro dell'io: l'onirodramma. I bambini drammatizzano a scuola i loro sogni
  • 2014 : Diario londinese (2014)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) « Addio alla scrittrice Lorenza Mazzetti, sopravvissuta alla strage della famiglia Einstein », sur Repubblica.it, Repubblica, (consulté le 5 janvier 2020).
  2. a b et c (it) « Al Castello di Postignano giornata dedicata a Lorenza Mazzetti - Umbria Domani », sur Umbria Domani, (consulté le 25 septembre 2017).
  3. (it) Stefania Ulivi, « La regista Lorenza Mazzetti: so chi uccise la famiglia Einstein », sur Corriere della Sera, (consulté le 25 septembre 2017).
  4. (it) Il paese delle donne, « A Porretta Terme (Bologna) torna Lorenza Mazzetti fondatrice del festival del cinema libero e del Puppet Theatre. », sur womenews.net (consulté le 25 septembre 2017).
  5. (it) « Due serate all’Istituto di cultura celebrano il genio di Lorenza Mazzetti », sur 9Colonne (consulté le 25 septembre 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Giorgio Betti, L'italiana che inventò il Free cinema inglese. Vita cinematografica di Lorenza Mazzetti, Ed. Vicolo del Pavone, 2002.
  • (it) Marco Duse, Lorenza Mazzetti. L'outsider del Free Cinema, in Cabiria. Studi di Cinema, n° 168, Le Mani editore, 2012.
  • (de) Karl-Siegbert Rehberg, Ein traumatische Ereignis als Katalysator des Erinnerns. Lorenza Mazzetti und die Auslöschung einer Familie, C. Müller, P. Ostermann, K.-S. Rehberg (un cours de), Die Shoah in Geschichte und Erinnerung. Perspektiven medialer Vermittlung in Italien und Deutschland, Transcript, Bielefeld, 2014, p.  297-306.

Liens externes[modifier | modifier le code]