Loránd Gáspár

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Dans le nom hongrois Gáspár Lóránd, le nom de famille précède le prénom, mais cet article utilise l’ordre habituel en français Lóránd Gáspár, où le prénom précède le nom.
Loránd Gáspár
Description de cette image, également commentée ci-après
Loránd Gáspár au café Littéraire « Le François Coppée » (Paris-Montparnasse) décembre 2006.
Naissance (92 ans)
Târgu Mureș, Roumanie
Activité principale
poète, médecin, historien, photographe, traducteur
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres
Poésie contemporaine

Loránd Gáspár, né à Târgu Mureș en Transylvanie orientale le , est un poète, médecin, historien, photographe et traducteur français d’origine hongroise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Déporté durant la Seconde Guerre mondiale, il se réfugie en France où il fait des études de médecine. Chirurgien de l’hôpital français de Jérusalem de 1954 à 1970[1], il pratique ensuite au CHU Charles-Nicolle à Tunis de 1970 à 1995[2].

Médecine et écriture sont intimement liées dans l’œuvre de Gaspar, tout comme dans la vie de l’homme. Nombre de ses créations évoquent ce lien à la fois invisible et indestructible qui unit le médecin au poète.[interprétation personnelle]

Son premier recueil, Le Quatrième État de la matière, publié chez Flammarion en 1966 reçoit le prix Guillaume-Apollinaire en 1967[3]. Par la suite son œuvre sera couronnée de multiples prix. En 1998, il reçoit le prix Goncourt de la poésie pour l’ensemble de son œuvre[4].

Il fonde et codirige, avec Jacqueline Daoud (née Jacqueline Gutmann, elle est la sœur de Jean Babilée[5] ; elle deviendra la seconde épouse de Loránd Gáspár[6]) et Salah Garmadi, la revue tunisienne Alif éditée par la maison d'édition Cérés[7] dont douze numéros paraîtront entre 1970 et 1982 [8].

Loránd Gáspár travaille également dans le domaine des neurosciences et a publié en 2008 un ouvrage en collaboration intitulé L’intelligence du stress. Depuis 2002, il collabore avec l’Institut de médecine environnementale (IME) dans la recherche cérébrale aux côtés de Jacques Fradin, Camille Lefrançois, Frédéric Le Moullec[9], et a écrit de nombreux articles concernant la vision neuro-cognitive[10].

Loránd Gáspár valorise la psychologie et le développement personnel tout autant que l’écriture et la poésie.[interprétation personnelle]

Citations[modifier | modifier le code]

  • « La médecine tend à prendre toute la place dans mon quotidien, elle s’insinue jusque dans le sommeil. On ne négocie pas avec l'urgence. Mais plus on est bousculé, plus il est impérieux de s'arrêter, de regarder, de s’aérer. Le temps de noter une idée, un étonnement. Ces feuilles me sont une façon de respirer. » (Feuilles d’observation)
  • « Et si les mots s’avèrent parfois impuissants à communiquer un moment de « vraie vie », à faire partager ce qui nous est apparu comme une connaissance vive, puissent-ils du moins témoigner d'un immense désir de lumière partageable. » (Feuilles d’observation)
  • « L'homme est un miracle dont la vie sur terre jamais peut-être ne guérira. » (Approche de la parole)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Quatrième État de la matière, Paris, Flammarion, 1966, prix Guillaume-Apollinaire, 1967
  • Gisements, Paris, Flammarion, 1968.
  • Histoire de la Palestine, Paris, Maspero, 1968 et 1978.
  • Palestine, année zéro, Paris, Maspero, 1970.
  • Sol absolu, Paris, Gallimard, 1972.
  • Approche de la parole, Paris, Gallimard, 1978.
  • Corps corrosifs, Fata Morgana, 1978.
  • Égée suivi de Judée, Paris, Gallimard, 1980.
  • Sol absolu, Corps corrosifs et autres textes, avec un essai d’autobiographie, Paris, Gallimard, 1982.
  • Amandiers, Gentilly, Hofer, 1980, avec huit estampilles de Etienne Hajdu.
  • Feuilles d'observation, Paris, Gallimard, 1986.
  • Carnets de Patmos, Cognac, Le temps qu'il fait, 1991.
  • Égée, Judée, suivi d’extraits de Feuilles d’observation et de La maison près de la mer, Paris, Gallimard, 1993.
  • Apprentissage, Paris, Deyrolle, 1994.
  • Carnets de Jérusalem, Cognac, Le temps qu'il fait, 1997.
  • Arabie heureuse, Paris, Deyrolle 1997.
  • Patmos et autres poèmes, Paris, Gallimard, 2001.
  • Derrière le dos de Dieu, Paris, Gallimard, 2010.

Traductions[modifier | modifier le code]

Loránd Gáspár a traduit D.H. Lawrence, Rainer Maria Rilke, Georges Séféris…, plusieurs poètes hongrois, notamment Janos Pilinszky.

  • D.H. Lawrence, Sous l’étoile du chien, Loránd Gáspár (trad.) avec Sarah Clair, Paris, Orphée/La Différence, 1989.
  • Janos Pilinszky, Poèmes choisis, Loránd Gáspár (trad.) avec Sarah Clair, Paris, Gallimard, "Du monde entier", 1982.
  • Janos Pilinszky, KZ-Oratorio et autres pièces, Loránd Gáspár (trad.) avec Sarah Clair, Paris, Obsidiane, "théâtre", 1983.
  • Janos Pilinszky, Trente poèmes, Loránd Gáspár (trad.) et Sarah Clair, éditions de Vallongues, 1990.
  • Janos Pilinszky, Entretiens avec Sheryl Sutton, Loránd Gáspár (trad.) et Sarah Clair, éditions de Vallongues, 1994.
  • Sandor WeoresDix-neuf poèmes, Loránd Gáspár, Bernard Noël et Ibolya Virag (trad.), L'Alphée, 1984.
  • Janos Pilinszky, Loránd Gáspár (trad.) et Sarah Clair, Trois autels et autres récits, éditions de Vallongues, 1998.
  • Otto Tolnai (hu), L'ombre de Miquel Barcelo, Loránd Gáspár (trad.) avec Sarah Clair, L'Entretemps, 2006 (ISBN 9782912877680).

Études sur Loránd Gáspár[modifier | modifier le code]

  • Loránd Gáspár, cahier no 16, éd. Le Temps qu'il fait, Cognac, 2004.
  • Jean-Yves Debreuille, Loránd Gáspár, Seghers, Poètes d'aujourd'hui, 2007 (ISBN 2232122603)
  • Nunc no 17 - Numéro spécial Loránd Gáspár, 112 p., 2008 (ISBN 978-2-915831-25-2)
  • Maha Ben Abdeladhim, Loránd Gáspár, en question de l'errance, L'Harmattan, 2010 (ISBN 978-2296125315)
  • Maxime Del Fiol, Loránd Gáspár. Approches de l'immanence, Paris, Hermann, Vertige de la langue, 2013, (ISBN 2705684697)
  • Arnaud Bernadet, Philippe Payen de la Garanderie, Traduire-écrire, cultures, poétiques, anthropologie, ENS éditions, 2014.
  • Gérad Danou, « Loránd Gáspár, un poète de la lumière », Médecine, vol. 2 (no 8) : p. 382, 2006 [lire en ligne]

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://remue.net/revue/TXT0310_MargGasp.html
  2. Loránd Gáspár, Georges Perros, Correspondance, La Part Commune, 2001, p. 224 [lire en ligne]
  3. http://www.prix-apollinaire.fr/Laureats.html
  4. http://academie-goncourt.fr/?article=1229180726
  5. Modernité de Saint-John Perse ?: actes du colloque de Besançon des 14, 15 et 16 mai 1998, Catherine Mayaux (dir.), Presses universitaires de Franche-Comté, 2001, p. 390
  6. Jean-Yves Debreuille, Loránd Gáspár, Seghers, 2007, p. 22 [lire en ligne]
  7. http://www.limag.refer.org/new/index.php?inc=dspper&per=1329
  8. Madeleine Le Cunff-Renouard, Loránd Gáspár: transhumance et connaissance, J.-M. Place, 1995, p. 337 [lire en ligne]
  9. Michael Brophy, Mary Gallagher, Sens et présence du sujet poétique: la poésie de la France et du monde francophone depuis 1980, Rodopi, 2006, p. 59 [lire en ligne]
  10. Jacques Fradin et al., L'intelligence du stress: Mieux vivre avec les neurosciences, Editions Eyrolles, 2011 [lire en ligne]

Liens externes[modifier | modifier le code]