Longchamp (entreprise)

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Longchamp
Description de l'image Longchamp Paris.png.
Création 1948
Fondateurs Jean Cassegrain
Forme juridique Société par action simplifiée (S.A.S)
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Philippe Cassegrain
Activité Industrie du Luxe
Produits Maroquinerie, prêt-à-porter,
souliers et accessoires
Site web www.longchamp.com
Chiffre d’affaires en augmentation 462 millions d'euros (2013)[1]

Longchamp est une entreprise française de maroquinerie fondée à Paris en 1948 par Jean Cassegrain. De nos jours, cette maison est toujours détenue et dirigée par la famille Cassegrain. L'entreprise est principalement connue pour ses sacs à mains en cuir et en toile, ses articles de voyage, ses accessoires de mode et dernièrement son prêt-à-porter. La marque est aujourd’hui distribuée dans plus de 275 boutiques[1] dans le monde.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

L’histoire de Longchamp commence Au Sultan, au sein d’une petite civette parisienne que possède la famille Cassegrain[2] entre les années 1930 et 1940. La boutique est située à l'angle du Boulevard Poissonnière à Paris. Jean Cassegrain et sa femme Renée[3] y commercialisent divers articles pour fumeurs[4].

Très vite, Jean Cassegrain identifie une nouvelle niche : les pipes à tabac haut de gamme[5]. Il invente alors les pipes gainées de cuir[4].

Pour les fabriquer, il collabore avec les meilleurs artisans pour façonner des gaines à partir de cuirs raffinés, tant classiques (cuir de vachette et de chevreau) qu’exotiques comme le crocodile[6]. Ces modèles renouvellent l'intérêt de la clientèle et sont particulièrement appréciés des soldats des troupes alliées[4]. De ce fait, elles sont vendues dans les magasins qui approvisionnent les bases américaines à travers le monde[6] et deviennent des objets de luxe[6]. Les ventes de pipes explosent[3]. Pour autant, Jean Cassegrain continue d'innover et de se diversifier[3].

Le chef d'entreprise imagine dès lors d'autres accessoires en cuir[7], comme des portefeuilles pour homme[7]. Le succès est au rendez-vous[7]. Il confectionne ensuite un porte-habit en agneau souple, qui signera le début de la maroquinerie. Petit à petit, la marque délaisse les articles pour fumeurs et s'oriente vers les produits en cuir[7].

La société "Jean Cassegrain et Compagnie" est créée[6]. Mais Jean Cassegrain souhaite créer sa marque et l'apposer sur ses produits[2]. Seulement, son nom est déjà utilisé par un membre de sa famille[6]. Il lui faut donc trouver une solution[8].

Jean Cassegrain passe régulièrement devant l'hippodrome de Longchamp, près de Paris[3]. Au bout du champ de courses se trouve l'un des derniers moulins de la capitale. Jean Cassegrain fait le rapprochement entre le moulin, qui est l'endroit où l'on "casse le grain" et l'étymologie de son nom de famille[9].

L'image d'un moulin, en clin d'oeil au nom de famille du buraliste, est alors apposée sur chaque objet. Mais le logo est là encore utilisé par un proche[7]. Jean Cassegrain doit une nouvelle fois changer.

Alors qu'il se rend dans les ateliers de production, il passe à côté d’un des derniers moulins de Paris, proche du célèbre hippodrome de Longchamp. Cette proximité géographique entre le moulin et le champ de courses de Longchamp, qui fait le lien entre l’univers équestre et ses fournisseurs en maroquinerie[6], l’inspire. Il a alors l'idée d'utiliser le nom "Longchamp" pour désigner sa marque[6]. De plus, le nom Longchamp est connu de tous et facile à prononcer dans toutes les langues[6].

La marque Longchamp naît en 1948[2],[10]. La même année, Jean Cassegrain renomme sa société[3].

Il confie ensuite à l’illustrateur Turenne Chevallereau le soin d’en dessiner le logo[5][7]. Celui-ci est issu d'un dessin datant de la fin du 19ème siècle[9]. Le célèbre motif du cheval de course au galop est né[3].

Le début de la maroquinerie[modifier | modifier le code]

Dans les années 50, la maison développe sa gamme de produits pour fumeurs et s'oriente peu à peu vers la production de petits articles en cuir pour hommes[4]. En 1955, Longchamp se lance officiellement dans la maroquinerie[11].

A l'époque, l'immeuble familial qui abrite la civette au rez-de-chaussée et les fondateurs, Jean et Renée, au quatrième étage, accueille aussi des artisans au dernier niveau[2].

Jean Cassegrain souhaite augmenter la capacité de production de Longchamp[12]. Soucieux de la qualité des cuirs et de la fabrication des pièces, il fait appel à un couple d'artisans de Segré près d'Angers dans le Maine-et-Loire[12]. Émile et Marie-Louise Allet, ainsi que leur dizaine d'ouvrières commencent à fabriquer divers articles pour la marque[12].

Quelques années plus tard, Longchamp rachète le petit atelier qui devient le centre de production de la marque[12][4].

En 2015, l'atelier est la plus grosse unité de production des huit usines que compte la griffe[3][12].

Tournant international[modifier | modifier le code]

Dans les années 60, la marque parie sur l'explosion du trafic aérien. En 1961, elle ouvre une boutique à l'aéroport de Paris-Orly[3]. Et fait son entrée sur le marché du duty free[2]. Les ventes décollent immédiatement et la maison se trouve étroitement liée à l’univers du voyage[3].

Philippe, le fils aîné de Jean, conquiert de nouveaux marchés pour la marque en étendant la commercialisation jusqu’aux États-Unis. À la fin des années 1960, les collections Longchamp sont disponibles dans une centaine de pays et plébiscitées par de nombreuses vedettes internationales comme Elvis Presley[5].

Entre le voyage et l'export, il n'y a qu'un pas que Longchamp franchit en ouvrant une boutique à Tokyo en 1970[13] et une autre à Hong Kong neuf ans plus tard[14].

En 1972, Jean Cassegrain décède. La direction de la maison passe alors entre les mains de son fils Philippe, assurant ainsi la continuité de l’entreprise familiale.

Bagages[modifier | modifier le code]

Philippe Cassegrain propulse l'entreprise dans le monde du bagage et des sacs[3]. Il a alors une idée novatrice : détourner la fameuse toile de nylon militaire pour donner naissance à des sacs et des bagages légers comme une plume[3].

Au début des années 1970, Longchamp dévoile ainsi une nouvelle ligne de bagages qui aura un impact majeur sur l’avenir de la maison[2]. Ces sacs, en cuir et toile de nylon, allient légèreté et solidité. Pour la première fois, les bagages sont souples et légers, contrairement aux valises du moment encore très lourdes[7]. L’un de ces nouveaux bagages, l’Xtra bag, a la particularité de se plier en quatre pour tenir dans une petite pochette[5].

C'est précisément cette collection et ce sac qui inspireront le concept du sac Le Pliage[2], commercialisé en 1993[14].

En 1978, les pipes font une dernière apparition dans le catalogue de la marque. Puis, Longchamp arrête leur production pour se consacrer exclusivement à la maroquinerie[15], en particulier à destination de sa clientèle féminine[3].

La ligne LM, désignant Longchamp Maroquinerie, fait son apparition en 1979. Le LM est le premier sac à main féminin de la marque. Il est dessiné par Philippe Cassegrain[6], et est destiné au marché japonais[6][11]. Dès lors, Longchamp lance les premiers sacs à main pour femmes[2].

Ce sac rencontre un succès immédiat[6]. Il permet ainsi à la marque de faire son entrée dans le monde de la maroquinerie. Ce succès est confirmé par d'autres lancements[6] comme en 1980 avec le Veau Foulonné[6] ou encore la collection Derby en 1982[6] qui propulse la marque à l'international[14].

Tout au long de cette décennie, Longchamp poursuit sa croissance et enrichit sa gamme de nouvelles matières, couleurs, contours, formats et motifs. La maison se spécialise désormais de plus en plus dans les articles pour accompagner les femmes dans leur vie quotidienne.

Le Pliage[modifier | modifier le code]

En 1993, Longchamp connaît un virage spectaculaire et ascensionnel avec son sac devenu culte : Le Pliage[6][3].

Cette année-là, Longchamp lance un modèle inédit sur le marché : Le Pliage. La marque est alors loin d'imaginer qu'il deviendra son plus gros succès[14] et le sac le plus vendu au monde.

Le Pliage se caractérise par sa forme en trapèze, sa toile en nylon et PVC, et ses anses en cuir[13]. Le Pliage est un sac en toile légère mais solide, aux couleurs vives, garnie de cuir de Russie[16], dotée d'un rabat avec un bouton de pression et deux poignées. Inspiré par l’art japonais de l’origami, il se plie et se déplie facilement[7].

Le sac est imaginé par la styliste maison Isabelle Guyon[10]. Il reprend le concept imaginé par Philippe Cassegrain dans les années 70. Philippe Cassegrain, passionné d'origamis[14], imagine alors un sac capable de se plier comme une enveloppe[14][4]. Le Pliage descend de l'Xtra bag, un bagage d'appoint pliable ultra-léger[7], fabriqué en toile de nylon et cuir de Russie[6].

Plus tard, le sac se décline dans un cuir métis lisse et souple , aussi facile à plier que son précurseur en toile de nylon. Puis en 2003, la marque propose aux fashionistas de créer leur modèle sur mesure[17].

En dix ans, il s'écoule plus de 6 millions d'exemplaires du sac Le Pliage[10]. Rien qu'en 2003, Longchamp en vend plus d'un million de modèles[10]. Cette année-là, le sac assure 20 % du chiffre d'affaires de la griffe[10]. Et les ventes vont en augmentant. Ainsi, presque 20 ans après son lancement, Le Pliage s'écoule à 2 millions d'exemplaires chaque année[18].

Enfin Le Pliage Héritage, une version ultra luxe du modèle, est créé pour fêter les vingt ans du sac[19][20].

En 2015, le sac est toujours une référence du bagage made in France[3]. Il représente à lui seul 50 % du chiffre d'affaires de la griffe[13]. Cette année-là, il s'en écoule 5 millions d'exemplaires en une année[13].

Pour maintenir l'engouement autour du sac, Sophie Delafontaine, directrice artistique de la marque, lance six nouvelles couleurs tous les six mois, en plus des six basiques[13]. La création est également confiée à des artistes comme Sarah Morris, le styliste de Moschino ou encore Jeremy Scott[13].

De sa création en 1993 et jusqu'en 2015, plus de 32 millions de sacs Le Pliage ont été vendus à travers le monde[20]. Ces chiffres vertigineux en font le sac le plus vendu au monde[20][13].

Années 1990 à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La première boutique française de Longchamp, rue Saint-Honoré, à Paris est inaugurée en 1988[15]. La marque développe alors un réseau de boutiques mono-marques qui s'ajoute aux distributeurs existants (grands magasins, boutiques dans les aéroports).

Dans les années 1990, la marque commercialise des sacs mais aussi des gants, des cravates[7]. En 1992, Longchamp lance la ligne Roseau[21] en cuir de vachette lisse ou finition crocodile ornée de détails évoquant le bambou. Ce modèle est aujourd'hui encore l'un des plus vendus par la marque[6] avec Le Pliage.

Au cours de la première décennie du XXIe siècle, Longchamp connaît une croissance sans précédent. La marque élargit sa gamme de produits et propose des accessoires, des chaussures, des bijoux[14]... Son chiffre d’affaires est quasiment multiplié par quatre[10].

La marque intègre également le Comité Colbert[10],[22], qui notamment les maisons françaises de luxe.

À l'aube de l'an 2000, la boutique parisienne déménage au 404 rue Saint-Honoré[15].

Sophie Delafontaine, la directrice artistique de la maison depuis 1993, lance une collection de prêt-à-porter en 2006, interprétant les détails qui font la signature de la marque dans des collections saisonnières. Tous les six mois, la maison dessine une centaine de nouveaux modèles et assure un taux de renouvellement de 50 % des collections[10].

En 2008, l'entreprise reçoit le BFM Award de la saga familiale[14]. Philippe Cassegrain est toujours président de la griffe[6]. Cette année-là, la marque emploie 1 650 personnes et distribue ses produits à travers plus de 100 boutiques d'enseigne et 2 000 points de vente[6].

Longchamp devient mécène de la Comédie-Française en 2008 et accompagne en 2011 la première tournée de la troupe en Chine[23].

En 2011, Longchamp ouvre sa nouvelle boutique en Asie, La Maison 8. Cette boutique, au cœur du quartier des magasins de luxe de Hong Kong, est la deuxième plus grande dans le monde de la marque avec une superficie de 400 mètres carrés[24], après celle de Soho à New York. Trois ans plus tard, ce sera une boutique sur les Champs-Élysées.

En 2012, la marque lance la collection de chaussure Longchamp Souliers[25].

En 2015, la famille Cassegrain est toujours à la tête de l'entreprise.

Economie[modifier | modifier le code]

Développement à l'international[modifier | modifier le code]

Dès ses débuts, Longchamp se tourne vers l'international. Dans les années 40, elle vise ainsi le marché américain et plus particulièrement les soldats des troupes alliées, qui apprécient beaucoup les pipes gainées de cuir, créées par Jean Cassegrain. Dans les années 60, Longchamp regarde encore en dehors des frontières. Ainsi, elle est l'une des premières marques à vendre ses créations à l'aéroport de Paris-Orly. Plus tard, dans les années 80, le premier sac à main est d'abord lancé à destination des clientes japonaises.

Dès les années 2000, Longchamp fait de l'international son axe prioritaire de développement[26].

La marque réalise plus de 60 % de ses ventes à l'étranger[9]. L'Europe est le premier marché de la maison, suivi des Etats-Unis et du Japon[9]. L'Europe représente à lui seul les deux tiers du chiffre d'affaires de la marque[18].

Les ventes ne cessent de grimper partout dans le monde. Ainsi, elles augmentent de 23 % en 2010[27]. Un an plus tard, elles bondissent encore de 20 % aux États-Unis, 40 % en Allemagne et 65 % en Chine[28]. Longchamp enregistre une progression de 75 % de ses ventes en trois ans[29].

L'entreprise familiale ouvre des magasins à Amsterdam, Abou Dhabi, Tel-Aviv, Singapour et en Chine[29].

Si Longchamp réalise 30 % de son chiffre d'affaires en France, le potentiel de la marque se situe en Asie, où les ventes augmentent de 25 %[29]. En 2014, les Chinois représentent la deuxième clientèle de la marque après les Français[26]et devant les Américains[30]. En Chine, la marque est présente à travers une vingtaine de magasins.

La griffe se concentre également sur le marché américain où elle enregistre une hausse de 26 % sur son chiffre d'affaires réalisé en Amérique. Elle compte également se développer en Russie et au Moyen-Orient[31].

Aujourd'hui encore, l'export représente une grande part des recettes de l'entreprise. Ainsi, sur les 500 millions d'euros de chiffre d'affaires enregistrés en 2015, 70 % sont réalisés à l'étranger[3].

Croissance[modifier | modifier le code]

En 2001, l'entreprise familiale réalise 150 millions d'euros de chiffre d'affaires. La maison connaît alors une augmentation de 39 % par rapport à l'année précédente[32]. Et Longchamp se développe d'année en année.

En 2004, l'entreprise connaît une croissance de 10 %, pour atteindre 160 millions d'euros de chiffre d'affaires, assuré par la vente de plus de trois millions de pièces[10].

Et la marque poursuit son envolée. De 2009 à 2011, les ventes du maroquinier augmentent de 50 %[28]. En 2009, la marque affiche 260 millions d'euros de chiffre d'affaires, soit un million d'euros de plus en cinq ans.

Direction[modifier | modifier le code]

À 2014, Longchamp est gérée par les deuxième et troisième générations[2]. La maison est présidée par Philippe Cassegrain, son épouse Michèle Cassegrain dirige le réseau des boutiques Longchamp en Europe. Son fils Jean Cassegrain est Directeur Général et sa fille Sophie Delafontaine Directrice Générale et Directrice Artistique. Leur frère, Olivier Cassegrain, installé à New York, dirige les boutiques américaines[33].

Direction artistique[modifier | modifier le code]

La direction artistique de la marque est assurée par Sophie Delafontaine[33]. Sophie Delafontaine, petite-fille du fondateur et membre du jury de l’ANDAM, est à la tête du bureau de style qui élabore toutes les collections Longchamp.

Savoir-Faire[modifier | modifier le code]

La maison est labellisée depuis 2007 par l’État français « Entreprise du patrimoine vivant » qui distingue les entreprises françaises au savoir-faire artisanal et industriel d’excellence[34].

Production[modifier | modifier le code]

L’ouverture du premier atelier de la maison s’est fait à Segré[15],[22] en 1959. Depuis la capacité de production a été régulièrement accrue, et de nouvelles installations ont été implantées dans la Vallée de la Loire[35] et la région d’Angers.

Aujourd’hui, cette entreprise familiale possède six ateliers en France[35],[36]) et deux sur l’île Maurice ainsi qu'en Tunisie où un tiers environs de la production est effectuée[37]. Des partenariats à long terme ont été conclus avec des artisans en Chine, au Maroc et en Roumanie[15].

Tous les ateliers Longchamp, en France ou dans le monde, fonctionnent de la même façon et tous sont formés pour toutes les gammes de maroquinerie de la maison[38]. La fabrication de sacs en cuir demande de maîtriser beaucoup d'opérations[39]. Longchamp recherche et forme toujours de nouvelles recrues pour ses ateliers en France[36]. Un atelier-école a ainsi été ouvert en 2011[35].

Distribution[modifier | modifier le code]

En 2010, Longchamp compte une centaine de boutiques et 2000 points de vente[Passage problématique] à travers le monde[4].

La marque Longchamp est disponible dans une centaine de pays à travers un réseau d’environ 1 800 points de vente[Passage problématique], boutiques en propres et franchisées, concessions grands magasins, maroquiniers multimarques, boutiques d’aéroports et vente en ligne. Le groupe gère directement 275 points de vente au travers de 19 filiales de distribution[40].

Communication[modifier | modifier le code]

En 2006, Kate Moss est choisie de représenter la marque[4]. Le fait que celle-ci travaille avec la marque contribue alors énormément à son rajeunissement, à sa modernité [41]. Alexa Chung, it-girl internationale et icône de mode, s'affiche lors de la campagne publicitaire 2014 de Longchamp[42].

Collaborations[modifier | modifier le code]

Longchamp s’est plusieurs fois associée à des artistes ou à des créateurs de premier plan pour créer de nouvelles collections en édition limitée.

En 2004, Thomas Heatherwick invente le « zip bag », un sac avec une fermeture à glissière enroulée sur toute la longueur. Longchamp collabore également avec l’artiste britannique Tracey Emin[5] : Le Pliage lui sert de point de départ pour créer des œuvres basées sur ses supports et techniques favoris : les tissus de récupération, le patchwork, la broderie et le dessin. En 2006, la collaboration régulière avec Jeremy Scott démarre[43]. Il impose son style audacieux et anticonformiste chaque saison pour la marque. Deux ans plus tard, pour célébrer les soixante ans de la marque, Longchamp propose la réédition de sa collection « LM »[44], en offrant le cuir de ses sacs au plasticien belge Jean-Luc Moerman comme terrain d’expression. La série de sacs « Moerman Edition » relève une des sources d’inspiration de l’artiste : l’art ancestral du tatouage. Il déploie alors des formes organiques représentant sa propre réinterprétation du motif LM originel.

Kate Moss, nouveau visage de la marque en 2006 et pendant huit saisons, devient également créatrice de sacs en février 2010, avec le lancement de la collection Kate Moss for Longchamp. L’icône de mode Kate Moss en collaboration avec Sophie Delafontaine développe chaque saison de nouvelles formes, de nouvelles matières, mais aussi de nouvelles couleurs pour ses sacs.

Pour le printemps 2012, Longchamp dévoile sa nouvelle collaboration créative avec un des nouveaux noms de la mode : Mary Katrantzou[45].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr)Longchamp mise sur l'investissement en Europe, sur bourse.lesechos.fr, Les Échos, 5 mars 2014
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Longchamp parie sur la génération à venir, sur la-croix.com, La Croix, 20 août 2013
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o « Longchamp, le maroquinier qui galope toujours plus vite », sur Le Parisien,‎
  4. a, b, c, d, e, f, g et h « Longchamp, la saga de la marque », sur TF1 News,‎
  5. a, b, c, d et e Les Cassegrain cassent les codes, sur parismatch.com, Paris Match, 2 janvier 2012
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s « Longchamp, 60 ans de savoir-faire et d'innovation », sur Journal des Femmes
  7. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Longchamp », sur Vogue
  8. « Un nom qui vient d'un moulin », sur Journal du Net
  9. a, b, c et d « Nous sommes entrés dans un nouveau créneau : être vrai », sur E-marketing.fr
  10. a, b, c, d, e, f, g, h et i William Coop, « Longchamp mène sa course au triple galop », sur L’Express,‎ (consulté le 4 octobre 2013)
  11. a et b « Longchamp », sur Puretrend
  12. a, b, c, d et e « Les secrets de fabrication des sacs Longchamp », sur Le Parisien
  13. a, b, c, d, e, f et g « Longchamp, le buraliste devenu maroquinier de luxe », sur Capital,‎
  14. a, b, c, d, e, f, g et h « Longchamp : boutiques, histoire, actualité », sur Puretrend.com
  15. a, b, c, d et e Marie Aucouturier, Longchamp, Éditions de la Martinière,‎ , 180 p. (ISBN 978-2732437767)
  16. Le secret des grandes griffes : un grand qui se fait tout petit, sur madame.lefigaro.fr, Madame Figaro, 4 Mars 2011
  17. Le Pliage Cuir personnalisable par Longchamp, vogue.fr, Vogue
  18. a et b « Longchamp poursuit son développement à l'étranger », sur Les Echos de la franchise,‎
  19. Les Boots Balzane de Longchamp, lesechos.fr, Les Échos, 14 mars 2014
  20. a, b et c « Longchamp : vingt ans de juste pli », sur Madame Figaro
  21. La fabrication d'un sac Longchamp, étape par étape, sur lexpress.fr, L'Express, 12 Novembre 2013
  22. a et b Dominique Luneau, Longchamp va créer 100 emplois à Segré, Les Échos, 8 avril 1998
  23. Comédie-Française présente "Le Malade Imaginaire" de Molière, Comédie-Française
  24. Juliette Garnier, « Les ventes de Longchamp bondissent de 22 % », sur latribune.fr, La Tribune,‎ (consulté le 4 décembre 2012)
  25. Les Boots Balzane de Longchamp, lesechos.fr, Les Échos, 14 mars 2014
  26. a et b « Le maroquinier Longchamp s'offre les Champs-Elysées », sur Le Parisien,‎
  27. « Longchamp prévoit un tassement de ses ventes à cause de l'Europe », sur Challenges,‎
  28. a et b « Longchamp veut accélérer son expansion en Chine », sur Le Figaro,‎
  29. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées lemonde.fr.
  30. « Longchamp vise une croissance organique de 10 % en 2015 », sur Challenges,‎
  31. « Longchamp ouvre à Londres son plus grand magasin d'Europe », sur Challenges,‎
  32. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées usinenouvelle.com.
  33. a et b Paris : Les sociétés familiales rayonnent de tous leurs feux, lesechos.fr, Les Échos, 21 janvier 2014
  34. Entreprise du Patrimoine Vivant, patrimoine-vivant.com, « Entreprise du patrimoine vivant »
  35. a, b et c Longchamp prépare son avenir industriel dans les pays de la Loire, lesechos.fr, Les Échos, 7 janvier 2014
  36. a et b Mayenne. Les sacs de luxe Longchamp échappent à la crise, entreprises.ouest-france.fr, Ouest-France, 14 février 2012
  37. Pascale Denis, « Longchamp prévoit un tassement de ses ventes à cause de l'Europe », Économie, sur challenges.fr, Challenges,‎ (consulté le 4 décembre 2012)
  38. Longchamp, on recrute et forme des savoir-faire, entreprises.ouest-france.fr, Ouest-France, 23 mai 2013
  39. Temoignages. Elles fabriquent les sacs Longchamp, entreprises.ouest-france.fr, Ouest-France, 14 février 2012
  40. Archive payante : Longchamp poursuit son expansion en Italie et en Espagne, fashionmag.com, 14 avril 2014
  41. "Nous allons renforcer notre image de marque dans le prêt-à-porter", e-marketing.fr, 1 septembre 2009
  42. Alexa Chung à Saint-Tropez pour Longchamp, lexpress.com,L'Express, 5 février 2014
  43. Roxanne Maléfant, « Jeremy Scott donne un coup de jeune au pliage de Longchamp », Mode, sur Elle.fr,‎ (consulté le 17 avril 2012)
  44. « Longchamp, 60 ans, ça se fête ! », sur Elle,‎ (consulté le 17 avril 2012)
  45. Mary Katrantzou, la virtuose du trompe-l'oeil, lexpress.fr, Mary Katrantzou, 24 janvier 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie Aucouturier, Longchamp, La Martinière, 2008 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Fabienne Legrand, J’ai deux amours mon sac et Paris, Cherche Midi, 2013
  • Sophie Lécluse, « Longchamp : Le buraliste devenu prince du luxe », Capital, no 280,‎ , p. 58-60.

Liens externes[modifier | modifier le code]