Longévité

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La longévité potentielle d'un être vivant est la durée de vie pour laquelle il est programmé en tant qu'espèce biologique. Certains records de longévité atteints par des individus ayant bénéficié d'une durée de vie exceptionnellement longue peuvent même dépasser cette évaluation. La longévité moyenne correspond à l'espérance de vie qui est très variable selon les populations et les générations concernées au sein d'une même espèce.

Par exemple, la longévité potentielle d'un chat (Felis silvestris catus) est estimée à 20 ans. Le record de longévité attesté est de 38 ans et 3 jours, il s'agissait d'un chat de compagnie, mais un chat errant exposé aux dangers extérieurs a une longévité moyenne de trois ans à l'époque moderne[1],[2],[3].

Définitions de la longévité[modifier | modifier le code]

Longévité potentielle[modifier | modifier le code]

Elle correspond à la durée de vie maximale que pourraient atteindre les individus d'une espèce donnée s'ils bénéficiaient des meilleurs paramètres, c'est-à-dire vivre dans des conditions idéales et en l'absence de maladie ou d'accident[4].

On ne connaît pas vraiment la longévité potentielle d'une espèce. Celle-ci est liée aux caractéristiques biologiques et vraisemblablement dépendante du patrimoine génétique hérité. En pratique, on ne peut enregistrer précisément que la longévité réelle et en déduire l'espérance de vie pour une génération ou une population donnée. Il est très difficile de déterminer l'influence du patrimoine génétique, quand les conditions de vie semblent prépondérantes sur la mortalité. Même la différence de longévité entre les sexes peut s'inverser quand les facteurs sociaux ou d'hygiène de vie sont modifiés[5].

Record de longévité[modifier | modifier le code]

Certains individus donnés, d'une espèce donnée, dépassent largement les estimations de durée de vie potentielle. On dit alors qu'ils battent un record de longévité. Ce sont des individus qui ont à la fois échappé aux accidents mortels, bénéficié de bonnes conditions de vie et d'un héritage génétique favorable à une bonne santé durable.

Longévité estimée par l'espérance de vie[modifier | modifier le code]

C'est la durée de vie moyenne des individus d'une espèce donnée, soumis à des taux de mortalité par tranche d'âge donnée. En l'absence de précision, il s'agit de l'espérance de vie à la naissance[6],[4]. L'espérance de vie est variable en fonction du lieu, des conditions environnementales ou socio-culturelles et de l'hygiène de vie[7].

La notion d'espérance de vie se double de celle d'espérance de vie en bonne santé.

Longévité humaine[modifier | modifier le code]

Le nombre de centenaires et même de supercentenaires (personnes âgées d'au moins 110 ans) n'a cessé d'augmenter depuis qu'ils sont recensés. On situait autrefois la longévité humaine aux alentours de 100 ans, et il est effectivement probable que très peu de personnes aient réellement dépassé cet âge avant le XXe siècle.

En 2000, la longévité humaine était estimée à 115 ans, mais le record de longévité pour une personne décédée, reconnu et légalement prouvé (par des actes d'état civil), est à ce jour toujours détenu par la Française Jeanne Calment, qui a atteint l'âge de 122 ans[4].

Au Brésil cependant, José Coelho de Souza, né le 10 mars 1884, son certificat de naissance ayant été vérifié par les autorités, avait 128 ans en mai 2012[8].

De nombreux autres records existent, mais ne reposent pas sur des documents vérifiables. Ainsi un « almanach universel », de l'année 1825, édité par « Brée l'ainé, imprimeur du Roi », décrit la longévité remarquable d'un nommé Étienne Baqué, qui serait né à Engomer (Ariège) le 16 janvier 1700, et serait mort le 22 août 1824 à Estadens (Haute-Garonne), âgé donc de 124 ans. Une de ses activités consistait à cueillir des plantes médicinales, dans les Pyrénées, qu'il revendait aux pharmaciens[9].

Un certain nombre de scientifiques, comme le britannique Aubrey de Grey, promoteur du projet SENS, pensent que ce record pourra largement être dépassé par un effectif croissant d'individus en bonne santé, si l'on donne à la recherche les moyens nécessaires.

En 2008, la longévité moyenne (espérance de vie) des Italiens était la plus forte d'Europe et une des plus élevées au monde : 80,4 ans pour les hommes, 85,3 ans pour les femmes[10].

Facteurs de longévité humaine[modifier | modifier le code]

Actuellement, dans les sociétés développées, l'espérance de vie progresse ou stagne, tandis que l'espérance de vie en bonne santé diminue[11],[12].

Une étude anglaise a dressé une liste de facteurs de longévité sur lesquels on peut agir[13],[14],[15]. Ce sont :

  • l'arrêt du tabac ;
  • une consommation modérée d'alcool ;
  • l'activité physique régulière ;
  • la consommation de cinq fruits et légumes par jour ;

Ces quatre facteurs respectés permettraient une espérance de vie de 14 années supplémentaires par rapport au non-respect des quatre facteurs.

D'une manière générale, les longévités exceptionnelles observées dans des communautés identifiables concernent de petites populations, souvent insulaires ou éloignées des grandes villes, ou bien appartenant à une communauté religieuse : habitants d'Okinawa[16],[17], de Sardaigne[18], d'une région du Costa Rica appelée le Guanascate[19], de l'île grecque d'Ikaria[20], adventistes[21],[22] américains, éventuellement le sud de la Nouvelle-Écosse (est du Canada)[23]. Dénommées blue zones[24] en anglais[25], certaines de ces populations sont étudiées de manière scientifique. Les facteurs communs que l'on retrouve peuvent se classer en facteurs alimentaires et facteurs environnementaux, ces derniers semblant prépondérants.

Longévité et génétique[modifier | modifier le code]

Les travaux scientifiques récents lient le vieillissement des cellules à la modification désordonnée de l'expression des gènes de l'ADN des cellules[26]. Des facteurs épigénétiques (non-ADN) modulent l'expression des gènes et se dégradent dans le temps[27]. D'autres scientifiques étudient la relation entre inflammation et le vieillissement[28]. D'après ces recherches, il semble que l'on puisse ralentir le vieillissement par la restriction calorique, et certains nutriments/médicaments comme la metformine et le resvératrol, et en diminuant les facteurs d'inflammation (en pratiquant une activité physique par exemple)[29].

Longévité et alimentation[modifier | modifier le code]

Dans les communautés présentant une longévité exceptionnelle, les personnes consomment peu de viande (ou pas du tout), beaucoup de fruits et légumes, peu[réf. nécessaire] de céréales, d'autres plantes, des noix et des olives, des légumineuses, peu de produits laitiers (rarement de lait de vache), peu ou pas de boissons sucrées, et cuisinent souvent presque tous leurs repas. Souvent (mais pas toujours) elles boivent du vin rouge modérément et tous les jours. Dans le cas d'Okinawa, l´alimentation traditionnelle est à 96 % végétale avec seulement 1 % des calories sous forme de poissons et moins de 1 % sous forme de viande, oeuf ou produit laitier[30]. Dans le cas très étudié des adventistes, les personnes sont végétariennes, mais consomment des produits laitiers et des œufs, ne fument pas et ne consomment pas d'alcool, et mangent peu. Elles ne consomment pas de compléments alimentaires.

Plusieurs expériences sur les souris montrent que la restriction calorique favorise la longévité[31],[32]. Une étude "NIA" portant sur des singes Rhésus soumis à restriction calorique ne met pas en évidence un effet sur la longévité, mais montre que l'espérance de vie en bonne santé est significativement allongée[33], mais une autre étude "UW" dont les résultats sont plus récents indique également que la restriction calorique augmenté la longévité, en plus de l'amélioration de la santé générale[34]. Une étude récente "calerie" portant sur l'effet de la restriction calorique sur les humains[35] n'apporte que 2 années de recul, mais montre une amélioration des facteurs physiologiques de santé et de longévité. Dans le régime Okinawa, on retrouve le principe du hara hachi bu: à la fin de chaque repas, l'estomac n'est rassasié qu'a 80 %[36]

Il n'y a pas de consensus sur l'effet des principaux nutriments sur la longévité[26]. Par exemple, certaines études montrent que l'amidon peut éventuellement constituer 80 % de la diète tout en ayant probablement un effet protecteur[37]. Les nutriments les plus présents dans la diète de l'ensemble des zones de longévité exceptionnelle sont les légumineuses (haricots en particulier)[38] et les légumes en général. L'influence des protéines sur la longévité semble complexe: une consommation élevée de protéines animales aurait des conséquences délétères jusqu'à l'âge de 65 ans, mais deviendrait un facteur protecteur après cet âge[39]. Le régime méditerranéen semble favoriser la longévité humaine. La consommation de café, en particulier après 45 ans, est associée à un moindre risque de mourir[40].

On peut faire une liste des principales causes de maladies conduisant à la mort et des facteurs de risque alimentaire connus, ainsi que des facteurs protecteurs[travail inédit ?]:

Facteurs alimentaires de risque de cancer

Facteurs connus Facteurs probables Facteurs protecteurs
Alcool[41],[42], mycotoxines[43], viandes transformées[44], obésité[45] Produits laitiers[46], viandes rouges[47],[48], glucides à haut indice glycémique[49], acrylamide[50], benzopyrène[51], nitrites et nitrosamines[52], supplémentation en beta-carotène pour les fumeurs[53],[54], supplémentation en vitamine E et sélénium[55],[56] Fruits et légumes[57],[47], fibres[58], et peut-être antioxydants, phyto-estrogènes, jeûne intermittent[59] et restriction calorique[60]

Facteurs alimentaires de risque de maladies cardio-vasculaires

Facteurs connus Facteurs probables Facteurs protecteurs
Viandes rouges[61], charcuteries[62], graisses saturées, acides gras trans[63], sel Sucres ajoutés[64],[65] Fruits et légumes[66], céréales complètes[67], légumineuses[68], poisson, ail[69], noix[70], huile d'olive[71], restriction calorique[72], et peut-être omega-3, soja, huile de colza, produits laitiers, aspirine[73]. Doutes sur le vin (consommation modérée)[74],[75],[76]

Facteurs alimentaires de risque de maladie d'Alzheimer

Facteurs connus Facteurs probables Facteurs protecteurs
Viande[77], sel, matières grasses[78], diabète Produits laitiers Alimentation végétarienne, poisson[79], et peut-être omega-3, jeûne intermittent et restriction calorique

Facteurs alimentaires de risque de maladie de Parkinson

Facteurs connus Facteurs probables Facteurs protecteurs
Café[80], Vitamine B6[81], Vitamine E, omega-3, régime méditerrannéen[82], restriction calorique[83],[84], peut-être alcool[85]

Facteurs alimentaires de risque de maladies auto-immunes

Facteurs connus Facteurs probables Facteurs protecteurs
Viande rouge[86], lait[87] Peut-être alimentation végétarienne, régime méditerranéen, jeûne intermittent[88],[89]

Facteurs alimentaires de risque de diabète de type II

Facteurs connus Facteurs probables Facteurs protecteurs
Obésité, matières grasses saturées[90] Peut-être omega-3, jeûne intermittent et restriction calorique

Facteurs alimentaires de risque d'obésité

Facteurs connus Facteurs probables Facteurs protecteurs
Boissons sucrées[91] Alimentation végétarienne[92], jeûne intermittent et restriction calorique

Facteurs alimentaires de risque d'ostéoporose

Facteurs connus Facteurs probables Facteurs protecteurs
Sel[93], alcool, cholestérol[94], faible vitamine D[95], faible IMC boissons gazeuses[96] Calcium, alimentation végétarienne, protéines végétales ou animales[97]

Facteurs alimentaires de risque d'asthme et d'allergies

Facteurs connus Facteurs probables Facteurs protecteurs
Introduction trop tôt ou trop tard des allergènes dans l'alimentation des bébés[98] Supplémentation en acide folique[99] Fruits, légumes et poisson, régime méditerranéen, jeûne intermittent[88]

Facteurs alimentaires de risque de dépression

Facteurs connus Facteurs probables Facteurs protecteurs
Obésité, fast-food[100],[101] Produits sucrés[102] Régime méditerranéen[103], peut-être omega-3

Facteurs alimentaires de risque de cirrhose du foie et de stéatose hépatique

Facteurs connus Facteurs probables Facteurs protecteurs
Alcool[104] / sucres[105] Matières grasses saturées[106]

Longévité et facteurs environnementaux[modifier | modifier le code]

Dans les communautés présentant une longévité exceptionnelle, les personnes exercent une activité manuelle toute leur vie, souvent agricole. Elles marchent beaucoup, passent beaucoup de temps à l'extérieur. Elles ne fument pas. Elles entretiennent une vie communautaire de voisinage et un esprit positif, sont souvent proches de la famille ou des membres de la communauté religieuse. Elles sont souvent croyantes ou très croyantes. Elles sont peu exposées au stress de la vie moderne, tels que des horaires fixes, du bruit, de la lumière artificielle.

Une importante étude[107] menée uniquement sur des hommes dans une petite communauté d'Écosse, Caerphilly, permet de donner d'autres facteurs de longévité comme une activité sexuelle continue[108],[109], des interactions sociales plus nombreuses[110], un niveau de bonheur plus élevé[111].

Longévité et facteurs sociaux[modifier | modifier le code]

Les personnes mariées vivent plus longtemps, ainsi que celles ayant reçu une éducation supérieure[112],[113]. L'éducation du conjoint compte aussi. Les parents ayant eu des enfants vivent plus longtemps[114]

Différence de longévité entre les hommes et les femmes[modifier | modifier le code]

Les hommes ont une longévité plus faible que les femmes dans quasiment tous les pays du monde, mais cette différence est très importante dans certains pays développés[115]. Plusieurs facteurs "classiques" expliquent cette différence (tabac, alcool, conduites à risque, moindre interaction sociale des hommes), mais les études indiquent que ces facteurs n'expliquent pas tout l'écart constaté[116],[117].

Longévité animale[modifier | modifier le code]

Ne figurent ici que quelques records de longévité attestés pour des espèces communes vivant en captivité. Par ordre croissant :

  • Souris domestique : une souris peut vivre plus de deux ans en captivité, mais la souris de laboratoire Yoda avait plus de 4 ans en 2004[118]
  • Rat : longévité potentielle de l'espèce estimée à 5,5 ans[4]. Record de longévité 7 ans et 3 mois[119]
  • Cochon d'Inde : mort en 1979, Snowball a vécu 14 ans et 11 mois[118].
  • Lapin : record de longévité détenu par Hazel, un lapin nain gris de 16 ans[2]
  • Loup gris : record de longévité 20 ans[120]
  • Chinchilla : longévité potentielle de l'espèce estimée à environ 20 ans. Record de longévité décerné à Bouncer qui a fêté ses 27 ans en 2008[118].
  • Chien : longévité potentielle de l'espèce variable selon les races. Elle est de l'ordre de 10 à 12 ans pour un gros chien, 15 ans pour un petit[4]. Le record de longévité détenu par Bluey, un berger australien né en 1910 et mort en 1939, qui a vécu 29 ans et 5 mois[121].
  • Chat domestique : longévité potentielle de l'espèce estimée à 20 ans[1]. Record de longévité 38 ans et 3 jours[2]
  • Grand murin, une chauve-souris : longévité potentielle de l'espèce estimée à 20 ans[122]
  • Poisson rouge : longévité potentielle de l'espèce estimée à plus de 30 ans. Record de longévité : Tish qui a vécu 43 ans et Goldie qui l'a rattrapé en 2003[2]
  • Baleine Bleue : record de longévité 110 ans[120]
  • Tortue étoilée de Madagascar : record de longévité 190 ans attesté (Tu'i Malila)
  • Tortue géante des Seychelles : record de longévité 250 ans reporté (Adwaita)
  • Requin du Groenland : longévité estimée à environ 400 ans (plus ou moins 120 ans) selon une étude[123] ; ce pourrait être l'animal vertébré ayant la plus longue longévité au monde.
  • Arctica islandica, un coquillage : l'espèce animale la plus âgée jamais découverte avec un record de 507 ans vivant dans l'océan Atlantique nord[124],[125].
  • les homards ne possèderaient aucun facteur de mortalité par le vieillissement[126]. Un homard américain de 20 kg, pêché en 1977, avait un âge estimé à cent ans[118].
  • Les méduses turritopsis nutricula seraient potentiellement immortelles car capables d’inverser le processus de vieillissement lorsque soumises à des conditions de stress, et ainsi de retourner à une forme juvénile après avoir atteint la maturité sexuelle[127]

Longévité végétale[modifier | modifier le code]

Le record de longévité serait détenu par un bosquet d’épicéas (Picea abies) découvert en Suède en 2008, dont l'âge a été estimé par la technique de datation au carbone 14 à 7 890 ans pour l'un d'eux, et 5 600 et 4 800 ans pour les deux autres. Mais un individu isolé, nommé Old Tjikko, de la même région possède un système racinaire dont l'âge a été estimé à 9 550 ans par datation au carbone 14, même si la partie aérienne n'a « que » 600 ans[128],[129].

Auparavant, le record était attribué à un spécimen de pin de Bristlecone (Pinus longaeva) situé dans les White Mountains en Californie portant la cote WPN-114 et surnommé Prometheus, qui avait environ 4 844 ans lorsqu'il fut coupé en 1964. L'arbre le plus âgé encore en vie serait un pin de Bristlecone (Pinus longaeva) surnommé Mathusalem dont l'âge a été estimé à 4 789 ans lorsqu'il fut étudié en 1957 par Schulman et Harlan[130].

Il existe un Houx royal de Tasmanie (clone) de 43 000 ans[131],[132].

Une colonie de Posidonia oceanica détiendrait le record de l’organisme vivant le plus vieux du monde, avec un âge estimé entre 12 000 à 200 000 ans, son âge maximum étant théorique puisque la région qu'elle occupait était émergée il y a 10 000 à 80 000 ans[133].

Dans la culture[modifier | modifier le code]

Des êtres, peuples ou créatures à la longévité exceptionnelle apparaissent régulièrement dans les mythes, légendes, contes et fictions du monde entier.

Dès l'Antiquité, les mythologies du monde mentionnent divers êtres à la longévité très supérieure à l'espérance de vie humaine moyenne (sans parler des divinités qui sont immortelles), en particulier pour les personnages de l'ancien testament (voir Longévité des personnages de la Bible), dont celui qui vit le plus longtemps, Mathusalem (969 ans). La mythologie grecque connaît la figure de Tithon, aimé par Éos, déesse de l'Aurore : elle demande pour lui à Zeus l'immortalité, mais oublie de demander aussi la jeunesse éternelle, de sorte que Tithon vieillit pour l'éternité jusqu'à ce que Zeus, pris de pitié, le change en cigale. En dehors des mythes, des légendes se forment très tôt sur les peuples fabuleux. L'historien grec Hérodote mentionne ainsi les Éthiopiens Longue-Vie ou Macrobies qui vivent extrêmement longtemps[134].

Les contes philosophiques mettent parfois en scène des peuples à la longévité différente de celle des humains. C'est notamment le cas de Micromégas de Voltaire, paru en 1752.

Dans la littérature fantastique à partir du XIXe siècle, la longévité exceptionnelle d'un personnage est souvent utilisée comme signe de sa nature non humaine ou surnaturelle. Ainsi, dans Le Portrait de Dorian Gray de l'écrivain irlandais Oscar Wilde, paru en 1890, Dorian Gray cesse de vieillir et vit démesurément longtemps grâce aux propriétés magiques de son portrait. Dans le registre du merveilleux, certaines histoires et univers de fantasy mettent en scène des peuples à la longévité bien plus grande que celle des humains, par exemple les elfes et les dragons dans la Terre du Milieu créée par l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien dans la première moitié du XXe siècle. Les récits et les univers de science-fiction imaginent parfois des peuples extraterrestres à la longévité très différente de celle des humains. Les univers d'anticipation mettent souvent en scène un futur dans lequel l'espérance de vie de l'humanité est nettement plus longue que l'actuelle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Éducation de votre chat... sur le site de la Ligue Valaisanne pour la Protection des Animaux
  2. a, b, c et d édition 2007 du livre Guinness des records
  3. Le chat de race sur le site de l'Amicale européenne des persans, consulté en novembre 2011
  4. a, b, c, d et e Laurence Aveline (préf. Geneviève Laroque), Gériatrie, De Boeck Supérieur, , 359 p. (ISBN 9782843710964, lire en ligne), p. 13
  5. J. Vallin, F. Meslé, J. N. Biraben. Séminaire sur les aspects biologiques et sociaux de la mortalité. Fiuggi, 11-18 mai 1980, Population, 1980, vol. 35, no 6, p. 1191-1197.
  6. Définitions lexicographiques et étymologiques de « longévité » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  7. A. ly et al. Mécanismes et pathologies du vieillissement, 2013 Lire en ligne, page 2
  8. (pt) « Vanderlan Nader: Brasileiro de 128 anos: O Homem mais Velho do Mundo, vive na Amazônia. », (consulté le 4 janvier 2014)
  9. A. Thoisnier-Desplaces, Charles Louis Lesur, Annuaire historique universel; ou, Histoire politique pour 1818-61, (lire en ligne)
  10. Elles sont dépassées légèrement par les Françaises, avec 85,4 ans, mais la moyenne globale est favorable aux Italiens, tous sexes confondus. The Lancet, 18 novembre 2008
  11. « Pourquoi l’espérance de vie en bonne santé diminue-t-elle ? », France Culture,‎ (lire en ligne)
  12. « Les dernières données sur l’espérance de vie en bonne santé dans les 27 pays de l’UE rendues publiques à Paris cette semaine », sur www.inserm.fr (consulté le 9 avril 2017)
  13. « La longévité humaine a-t-elle une limite ? », sur www.notre-planete.info (consulté le 9 avril 2017)
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  51. benzopyrènes résultant de la cuisson des viandes
  52. nitrites ajoutés aux viandes transformées, métabolisés en nitrosamines
  53. BÉTA-CAROTÈNE ET CANCERS, UN RISQUE INVERSÉ SELON LE STATUT TABAGIQUE
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  63. LES ACIDES « GRAS TRANS », LES MALADIES DU CŒUR ET LES AVC
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  65. Recommandations de l'American Heart Association
  66. Diet and cardiovascular disease
  67. Whole-grain consumption and risk of coronary heart disease: results from the Nurses' Health Study
  68. Legume consumption and risk of coronary heart disease in US men and women: NHANES I Epidemiologic Follow-up Study
  69. Role of Garlic Usage in Cardiovascular Disease Prevention: An Evidence-Based Approach
  70. Nuts, blood lipids and cardiovascular disease
  71. Primary Prevention of Cardiovascular Disease with a Mediterranean Diet
  72. Long-term calorie restriction is highly effective in reducing the risk for atherosclerosis in humans
  73. Long-term Aspirin Use and Mortality in Women
  74. Alcohol and the heart
  75. Moderate alcohol use and reduced mortality risk: Systematic error in prospective studies
  76. All cause mortality and the case for age specific alcohol consumption guidelines: pooled analyses of up to 10 population based cohorts
  77. Dietary fish and meat intake and dementia in Latin America, China, and India: a 10/66 Dementia Research Group population-based study
  78. Trends in diet and Alzheimer's disease during the nutrition transition in Japan and developing countries
  79. Food combination and Alzheimer disease risk: a protective diet
  80. Association of Coffee and Caffeine Intake With the Risk of Parkinson Disease
  81. Associations between B Vitamins and Parkinson’s Disease
  82. The Association between Mediterranean Diet Adherence and Parkinson’s Disease
  83. How Restricting Calorie Intake May Help Protect Against Parkinson’s
  84. Dietary Factors in the Etiology of Parkinson's Disease
  85. The emerging role of nutrition in Parkinson's disease
  86. Dietary risk factors for the development of inflammatory polyarthritis: evidence for a role of high level of red meat consumption.
  87. Relationship Between Dairy Product Consumption and Incidence of IDDM in Childhood in Italy
  88. a et b The effect on health of alternate day calorie restriction: eating less and more than needed on alternate days prolongs life
  89. Fasting-Mimicking Diet Promotes Ngn3-Driven β-Cell Regeneration to Reverse Diabetes
  90. Diet, nutrition and the prevention of type 2 diabetes
  91. What factors contribute to overweight and obesity
  92. Type of vegetarian diet, body weight, and prevalence of type 2 diabetes
  93. A population-based study of the relationship between salt intake, bone resorption and bone mass
  94. High cholesterol diet increases osteoporosis risk via inhibiting bone formation in rats
  95. Effectiveness and safety of vitamin D in relation to bone health
  96. Colas, but not other carbonated beverages, are associated with low bone mineral density in older women: The Framingham Osteoporosis Study
  97. Effects of meat consumption and vegetarian diet on risk of wrist fracture over 25 years in a cohort of peri- and postmenopausal women
  98. Doit-on retarder l’introduction d’aliments allergènes chez des enfants à risque d’allergies?
  99. Folic acid link to asthma risk
  100. Depressive symptoms and self-reported fast-food intake in midlife women
  101. Association between junk food consumption and mental health in a national sample of Iranian children and adolescents
  102. Diet is associated with risk of depression
  103. Association of the Mediterranean dietary pattern with the incidence of depression: the Seguimiento Universidad de Navarra/University of Navarra follow-up (SUN) cohort
  104. How Much Alcohol Damages Your Liver?
  105. Soft drink consumption linked with fatty liver in the absence of traditional risk factors
  106. Dietary factors and alcoholic cirrhosis
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Muséum national d'histoire naturelle, Cahiers d’habitats Natura 2000 : Connaissances et gestion des habitats et des espèces d’intérêt communautaire, Tome 7, Paris, La documentation Française, 353 p. (lire en ligne), « Myotis myotis (Borkhausen, 1797) », p. 74-77

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