London Array

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London Array
Localisation
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Coordonnées 51° 38′ 38″ nord, 1° 33′ 13″ est
Caractéristiques
Type d'installations Éoliennes en mer
Nombre de turbines 341
Type de turbine Siemens SWT-3.6 (3,6 MW)
Superficie du parc 230 km2
Capacité électrique 630 MW
Production annuelle 2 000 GW·h
Facteur de charge 35 %
Densité de puissance 1,5 W/m2
Administration
Date de mise en service Avril 2013
Statut En service
Propriétaire DONG Energy (25 %)
E.ON UK Renewables (30 %)
Caisse de dépôt et placement du Québec (25 %)
Masdar (20 %)

Géolocalisation sur la carte : Angleterre

(Voir situation sur carte : Angleterre)
London Array

Le London Array est un parc éolien en mer au large de l’estuaire de la Tamise, au Royaume-Uni, à 28,6 km au large de Foreland nord sur la côte du Kent. Avec une capacité installée de 630 MW et une production annuelle d'environ 2 TWh, il était lors de son inauguration en juillet 2013 le plus grand parc éolien en mer au monde.

La deuxième phase du projet, qui aurait porté le nombre de turbines à 341, a été abandonnée en 2014 à cause des problèmes posés par l'impact environnemental du parc sur les oiseaux marins.

Description[modifier | modifier le code]

Le site se trouve à 28,6 km au large de Foreland nord sur la côte du Kent, dans la région de Long Sand et de Kentish Knock, et couvrira 245 km2 entre Margate dans le Kent et Clacton-on-Sea dans l’Essex[1]. La construction a commencé en mars 2011[2] et la première phase de construction s'est terminée en 2013, pour un coût de 2,2 milliards d’euros et une capacité installée de 630 MW.

La première phase du projet comprend 175 turbines SWT-3.6 et deux sous-centrales en mer, donnant au parc éolien une puissance crête de 630 MW[3]. Les turbines et les sous-stations en mer sont reliées par 210 km de câbles de 33 kV. Les sous-centrales sont reliées à une nouvelle sous-station située près de Graveney (à côté de Faversham) sur la côte nord du Kent, par 220 km de câbles sous-marins de 150 kV[4].

La production cumulée du parc London Array a atteint fin avril 2015 le seuil symbolique de 5 TWh ; pour l'année calendaire 2014, elle s'était élevée à 2,2 TWh[5].

Propriété[modifier | modifier le code]

Le parc appartenait initialement pour 50 % à DONG Energy, pour 30 % à E.ON UK Renewables et pour 20 % à Masdar[6]. Il était prévu que le parc éolien soit construit par London Array Limited, un consortium de Shell WindEnergy Ltd, E.ON UK Renewables et DONG Energy[7]. En mai 2008, cependant, Shell a annoncé son retrait du projet[8]. En juillet 2008, E.ON UK et DONG Energy ont annoncé que la part de Shell dans le projet serait reprise par E.ON[9]. Le , London Array a annoncé que Masdar, basé à Abou Dhabi, s’associait avec E.ON dans le cadre d’une joint-venture pour rejoindre le projet. Selon cet accord, Masdar a acheté 40 % des parts de E.ON, lui donnant 20 % des parts du projet[10].

DONG Energy a cédé en janvier 2014 la moitié de ses parts à la Caisse de dépôt et placement du Québec et se trouve donc à égalité avec elle à 25 %[11],[12].

Financement et calendrier[modifier | modifier le code]

En mars 2009, les bailleurs de fonds se sont mis d’accord sur un investissement initial de 2,2 milliards d’euros[13]. Les travaux en mer devaient commencer en février 2011, avec une fin des travaux pour la première phase courant 2012. La seconde phase (installant 217 turbines supplémentaires de 1,6 MW chacune) augmentera la capacité du parc éolien jusqu’à 1 000 MW[10],[14].

Le financement de la 1re phase devait être complété grâce à la Banque européenne d’investissement et le Danish Export Credit Fund, avec l’apport de 250 millions de livres sterling[6].

La première phase du projet a été inaugurée le 4 juillet 2013 par le premier ministre David Cameron[15].

La deuxième phase du projet, qui aurait porté le nombre de turbines à 341, a été abandonnée en 2014 à cause du délai de trois années qui aurait été nécessaire pour évaluer l'effet de cette extension sur la population de 6 500 plongeons catmarins (Gavia stellata) qui passent l'hiver dans cette zone[16].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Localisation du London Array (PDF)
  2. (en)Première pierre, mars 2011.
  3. (en) « Siemens to provide 175 wind turbines for the world’s largest offshore wind farm London Array », Siemens AG,‎ (consulté le 14 juillet 2010)
  4. (en) « Trio hand out London Array prizes », Upstream Online, NHST Media Group,‎ (lire en ligne)
  5. (en)Operational Milestones, site London Array, 4 juillet 2013.
  6. a et b Jensen, Mette Buck. DONG borrows GBP 250mio Ing.dk, 9 juin 2010. Consulté le 9 juin 2010.
  7. (en) Présentation du projet London Array
  8. Shell pulls out of key wind power project, Financial Times, .
  9. (en) « E.ON and DONG Energy become 50:50 partners in world’s largest offshore wind farm » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The London Array, consulté le
  10. a et b (en) « E.ON and Masdar have joined forces as partners in the London Array offshore wind farm project » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The London Array, consulté le
  11. (en)Dong sells half of its London Array stake, Utility Week, 31 janvier 2014.
  12. (en)Site Web officiel du London Array
  13. Teather D, "Thames offshore wind farm gets green light from investors", The Guardian, 13 mai 2009.
  14. UK's London Array Given Green Light
  15. (en)Prime Minister David Cameron inaugurates world’s largest offshore wind farm, site London Array, 4 juillet 2013.
  16. (en)Sea bird halts London Array wind farm expansion, BBC, 19 février 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]