Londinières

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Londinières
La place principale avec l'église Notre-Dame et le monument aux morts.
La place principale avec l'église Notre-Dame et le monument aux morts.
Image illustrative de l'article Londinières
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Neufchâtel-en-Bray
Intercommunalité Londinières
Maire
Mandat
Michel Huet
2014-2020
Code postal 76660
Code commune 76392
Démographie
Gentilé Londinièrais
Population
municipale
1 340 hab. (2013)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 49′ 57″ nord, 1° 24′ 10″ est
Altitude Min. 63 m – Max. 203 m
Superficie 18,79 km2
Localisation

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Liens
Site web www.londinieres.fr

Londinières est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie (anc. Haute-Normandie).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se trouve en Normandie, aux portes du pays de Bray. Elle est située à 15 km de Neufchâtel-en-Bray, 30 km de Dieppe, 60 km de Rouen et 195 km de Paris.

De par l'ancienne route nationale 314 (reliant Forges-les-Eaux à Eu) qui la traverse et sa proximité à l'A28, elle constitue un carrefour local relativement important.

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Boissay-sur-Eaulne (à l'ouest de Londinières, sur la rive gauche de l'Eaulne), ancienne commune absorbée en 1823[1].
  • La Croix
  • Grainville

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le bourg est le terminus de la ligne de bus Dieppe - Londinières.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'élément le plus marquant de l'histoire du village est la découverte, en 1847, par P. H. Cahingt, accompagné de l'abbé Cochet d'environ 400 fosses taillées dans la craie et qui renfermaient parfois plusieurs corps. Les sépultures étaient orientées ouest-est et disposées en rangées nord-sud. Comparativement aux nécropoles mérovingiennes analogues de Douvrend ou d'Envermeu, le mobilier exhumé est relativement peu luxueux (aucune pièce d'or ou dorée). Dans ce mobilier se trouvent : des plaques boucles en bronze datées du VIIe siècle, des fibules, une abondante céramique (150 pots, des vases, des assiettes) et un peu de verrerie. Le grand nombre d'armes découvertes sur le site et leur type montrent qu'il s'agissait de guerriers francs (avec femmes et enfants) : on dénombre pas moins de 130 scramasaxes, une vingtaine de breitsaxes, trois spatha (épées), une quinzaine de haches dont une francisque, des fers de flèches, 75 lances, un umbo de bouclier en fer, etc[2].

Londinières était une baronnie[3].

Le circuit de Dieppe sur lequel se sont courus quatre Grands prix de l'ACF passait par Londinières.

La ville a été desservi par la ligne de chemin de fer secondaire Amiens - Aumale - Envermeu de 1906 à 1947.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, elle a subi des bombardements le et le [4]. Elle est décorée de la Croix de guerre 1939-1945 .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    M. Godouet DVD puis UDR Conseiller général de Londinières (1960 → 1973)
Les données manquantes sont à compléter.
  1978[6] Maurice Dunet    
mars 1978 juin 1995 Jean-Pierre Dancourt DVD Vétérinaire
Conseiller général de Londinières (1973 → 1992)
juin 1995 mars 2001 Hardy   Professeur
mars 2001 en cours
(au 27 octobre 2015)
Michel Huet DVD Directeur de Lycée
Président de la CC de Londinières (2014 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[7],[8]

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D'ici 2020, la commune devrait atteindre 1 400 habitants (source : Ville de Londinières).


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en [10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 306 habitants, en augmentation de 5,24 % par rapport à 2009 (Seine-Maritime : Erreur d’expression : caractère de ponctuation « [ » non reconnu, % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
2014
1 306
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville accueille une école maternelle (école "les Jeunes-Pousses"), une école primaire (école du Tilleul), et un collège (collège Paul-Henri-Cahingt). Le lycée d'enseignement général le plus proche est celui de Neufchâtel-en-Bray. Le canton de Londinières possède un lycée d'hôtellerie situé à Smermesnil.

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital le plus proche est celui de Neufchâtel-en-Bray. Le CHU le plus proche est celui de Rouen. La commune dispose d'une pharmacie, de cabinets d'infirmiers libéraux, trois médecins généralistes, un dentiste, un kinésithérapeute, une maison de retraite. Elle dispose également d'une maison pluridisciplinaire de santé.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose de plusieurs équipements sportifs tels que deux gymnases (dont un est exclusivement réservé à la pratique du tennis) ainsi qu'un stade de football. La commune est également proche d'un terrain de motocross connu dans la région.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le premier week-end de septembre une fête-foraine s'installe dans le centre bourg. Le jour de l'Ascension une braderie d'importance régionale est organisée.

Économie[modifier | modifier le code]

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L'activité économique principale du bourg est l'agriculture. Londinières possède cependant une zone d'activités en cours de commercialisation[Quand ?], qui contient quelques entreprises. Notamment SERAPID, entreprise spécialisée dans l'industrie high-tech et dans l'équipement théâtral (élévateur, changement de décors...). Celle-ci embauche environ 80 salariés et a un chiffre d'affaires situé aux alentours de 20 millions d'euros.

La société SERAPID possède une autre antenne en France située à Rouxmesnil-Bouteilles et une autre à Détroit, aux États-Unis.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le clocher datant du XVIe siècle
Le monument-aux-morts

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame
    L'église Notre-Dame de Londinières date du XVIe siècle. L’édifice s’écroule sous les bombardements du 7 juin 1940 (allemand) et du 21 décembre 1943 (anglais). Il ne reste plus alors que le clocher et le transept nord, fort ébranlés eux aussi, et qu’il faudra d’ailleurs consolider en 1954. Les travaux de restauration débutèrent en 1955. Autrefois placé au centre de l’édifice, le clocher s’inscrit désormais latéralement dans la nouvelle construction. Il abrite trois cloches pesant 1 200 kg, 800 kg et 350 kg dénommées respectivement : Louise-Céline, Marie et Marie-Louise Céline. La nouvelle nef est très vaste et bien éclairée par les grandes baies vitrées latérales. Elle comporte également un vitrail moderne dédiée à la Vierge Marie. L’église compte quelques œuvres d’art : une dalle tumulaire, un très beau Christ restauré, une table de communion, un orgue à tuyaux (construit par la facture d'orgues Roethinger en 1962) et quelques statues anciennes dont un « Saint Sébastien » en bois transpercé de flèches.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul Henri Cahingt (1825-1914) : il réalisa des fouilles de sites du Néolithique, gaulois et mérovingiens sur Londinières et sa région. Il a découvert de nombreux objets[13] dont quelques-uns sont exposés au collège qui porte son nom à Londinières ainsi qu'au musée départemental des antiquités de Rouen (pour la plus grosse partie).
  • Henri Cahingt[14] (1856-1943), son fils, professeur au collège de Dieppe, auteur de nombreux ouvrages, né à Londinères.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Abbé Jean-Eugène Decorde, Essai historique et archéologique sur le Canton de Londinières, Neufchâtel-en-Bray, Imprimerie Duval, , 327 p. (lire en ligne), p. 174.
  2. Isabelle Rogeret, La Seine-Maritime 76, in Carte archéologique de la Gaule, éditions de la Fondation Maison des Sciences de l'Homme, Paris 1998.
  3. Dictionnaire Historique de la France T2
  4. Norbert Dufour et Christian Doré, L'Enfer des V1 en Seine-Maritime durant la Seconde Guerre mondiale, Luneray, Bertout, , 295 p. (ISBN 2-86743-179-4), p. 98
  5. « Les maires de Londinières », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 20 juillet 2015).
  6. « Londinières : la secrétaire de mairie s’en va », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  7. Cynthia Lhérondel, « 64,86% des électeurs ont fait le déplacement aujourd'hui à Londinières pour les élections municipales. Face à eux, une seule liste: celle du maire, Michel Huet. », Le Réveil,‎ (lire en ligne).
  8. « Une équipe municipale rajeunie à Londinières », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. [ Calendrier départemental des recensements], sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20132014 .
  13. Abbé Jean Benoît Désiré Cochet, La Seine-Inférieure historique et archéologique : Époques gauloise, romaine et franque, Paris, Librairie Derache, , 2e éd., 614 p. (lire en ligne), p. 594-595.
  14. Claude Féron, « Henri Cahingt », Les présidents des Amys du Vieux Dieppe de 1912 à nos jours, Les Amys du Vieux Dieppe (consulté le 29 octobre 2015).